‹ Le Passe-tems ou Nouveau recueil de chansons, romances, vaudevilles, & c. &c. [microforme]Chapitre 5 sur 56 · AG · texte numérisé non relu

AG

« Je sais apprécier ton âme, :

De toi je suis des plus chéris ;

Tu me seras toujours. fidèle,

Ah! pour cela, j’en réponds bien !.:..# « Eh! mon ami, répondit-elle,

Il ne faut répondre de rien.» .

On prétend quela politique

Ne Érouilles plus les amis,

Et qu’aimant, la chose publique, Tous les hommes seront unis.

On dit r.ême que, par la suite, Pour être académicien.

Il faudra talent et mérite. . ..

1] ne fant répondre de rien.

. Un jour-on verra, je l'espère; Ut La vérité dans les journaux, IL La vertu régner sur la terre,

| Et la franchise entre rivaux ; Des ambitieux sans envie, L’Amour fidèle à son lien, Des auteurs pleins de modestie... :

Il ne faut répondre de rien.

Je puis répondre d’une chose,

C’est qu’on se plaît en ce repas ;

On y boit, on y chante, on cause, Exempt de soucis, d’embarras ; Et si je'sais bien m’y connaître,

Dans ce banquet épicurien,

Nous serons tous ivres, peut-être. .

Il ne faut répondre de rien, |

Sur les Méchans.

Ann :

I est un dieu pour:les auteurs, Qui leur fait mépriser l'envie ; Il est un dieu pour les buveurs, Il est un dieu pour la folie;

Il est un dieu pour les-amans,

Ïl est un dieu pour la faiblesse ; ILest un dieu pour la vieillesse 4 I] n’en est pas pour les Méchans.

On pardonne. à l’homme indigent Un peu-d'humeur:et d’injustice ;

On pardonne à l’homme: imprudent :

Un propos tenu sans’ malice; ; On:pardonne au sot ignorant ;

On pardonne au juge sévère ;

On pardonne.à l’homme:en colère; Mais jamais à l’homme méchant.

Celui qui fuyait le.bonbeur,, .

Souvent le trouve dans les larmes ; Le sage le trouve en son cœur ;

Le guerrier dans le bruit des armes:

L'amant le doit au sentiment, La jeunefille à sa parure;

Il èst partout pour l'âme.pure ; Mais nulle part pour le méchant.

On aime jusques aux. défauts Du fils à qui l’on donna l'être ; cG

On aime, en souffrant mille maux, L'’infidèle qui les fit naître ;

On aime un ingrat repentant,

On aime un père inexorable ;

Au supplice on plaint un coupable, Mais on hait toujours un méchant.

VARALAAANARAR VARA AAA UAARAARALAAA VARA RAA AAAAUAARA AAA

Am: J'ai vu parlout dans mes voyages.

LARALAANVR AAA LAAA

A une Amie.

De toutes parts on se dispose

A vous fêter, à vous chérir ; L’amour m’a fourni cette rose, Permettez-moi de vous l'offrir, Une rose pour votre fête. .

L’hommage n’est point indiscret ; C’est le moyen le plus honnète De vous donner votre portrait.

Am: Que ne suis-je lu fougère.

Dans les jours de la folie,

On jouit sans rien prévoir :

En avancant dans la vie,

Nos seuls biens sont dans l’espoir.

La vieillesse encor projette;

Mais avant d'exécuter,

L’heure sonne, et l’on regrette.

Sans avqir à regretter,

RAVAAARAAA

iges.

Le Paysan.

Aur : Contentons-nous d’une seule bouteille.

A mes dépens est-c’que vous voulez rire ?

Depuis un’ heur’ vous m’app'lez paysan,

Sans vous fâcher permettez-moi d’vous dire Qu'un paysan vaut bien un suffisant.

Avec un mot j’pourrais bien vous fair’taire, Monsieur l’valet, faut bien qu’on trouv’chez nous Des gens comm'moi pour labourer la terre, Afin d’nourrir des paresseux comm’vous.

J’avions chacun not’goût, not’caractère, Quand il fallut adopter un métier ;

Mon frère prit l’état de militaire,

Et moi j’adoptai celui de fermier.

Paur mon pays, quoique j’donn’rais ma vie, Au labourag” je m'livre avec plaisir ;

S'il faut des bras pour servir la patrie,

Il faut aussi des bras pour la nourrir.

L'amour a fait mainte métamorphose,

Il a changé plus d’un pâtre en guerrier ;

Comme aujourd’hui c’est pour la même cause, Que le hazard de moi fit un fermier.

Dans les combats, puisque l’amour m'appelle, De cette lutte il faut sortir vainqueur,

Soyons fermier pour éprouver ma belle,

Soyons soldat pour éprouver son cœur.

Sous les drapeaux de leur chère patrie, On vit combattre bien des paysans,

Pour leur paÿs sacrifier leur,yie,

Avec ardeur s'illustrer dans les camps,

Sans murmurer quitter l’humble chaumière ; Souvenons-nous que le brave Francœur

Se fit soldat dans le temps de la guerre,

En temps de paix il se fit laboureur.

Venus ARR SARA AAA A ARAANARAR ÈS

Plainte d’une Fémme.

Aïe :

An! que le sort d’une femme est à plaindre!

Ah! que les hommes sont trompeurs ! (bis.) Sont-ils amans, ils savent se contraindre ;

8, imièré ; ur res,

ROMANCF,.

Ain: Partant pour la Syrie.

J'eNTENDS dans nos montagnes

Le son du chalumeanu, Et déjà mes compagnes S'assemblent sous l’ormeau ; Auprès de ma chaumière Seule je vais errer ;

Las ! qui n’a plus de mère Ne songe qu’à pleurer.

Le chagrin, dès l’enfance, M'environna toujours ;

Mon père loin de la France Vit terminer ses jours.

Auprès de ma chaumière Seule je vais errer ;

Car sans lui, sans ma mère, Je n’àai plus qu’à pleurer.

Vainement à la ville:

deune et riche seigneur, En m'offrant un asile,

Me promet le bonheur.

Auprès de ma chaumière J'aime bien mieux errer :

Là repose ma mèré,

Et là je veux pleurer.

Je ne trouve de guides Que dans mon souvenir,

La Prière d’une Orpheline.'

Des cieux où tu résides, Daigne encor me bénir !

Auprès de ma chaumière Où iu me vois errer, Veille sur moi, ma mère, Toi que j’aime à pleurer.

Le bon tfem et le tu autem.

Arr :

Erre chéri d’une Sylvie, Amusante autant que jolie, C’est un bon 2tem ; Mais la borner à notre hommage, Et la posséder sans partage, C’est le tu autem.

Avoir un amant jeune et tendre, Qui sache au cœur se faire entendre, C’est un bon em : | Mais en trouver dont la prudence Nous ménage par le silence, C’est le {u autem.

Avoir une somme assez forte

Pour s’en faire un fonds qui rapporte, C’est un bon item :

Mais rencontrer dans un notaire

Un fidèle dépositaire, C'est le fu autem.

Savoir d’une façon badine Tourner une critique fine, C’est un bon stem :

Mais faire sortir de sa plume Beaucoup de sel sans amertume, C’est le fu autem.

Arriver au port de Cythère

Sans péril et sans vent contraire C’est un bon item :

Mais revenir de ce voyage

Sans fructus belli ni dommage, C’est le {u autem.

Qu’une fille, dans son jeune âge

Ait mille agrémens en partage, C’est un bon tem :

Mais que sa beauté printanière

Épargne une dot à son père, C’est le tu autem.

Juger comme il faut d’un ouvrage, Donner un avis juste et sage, C’est un bon item :

Mais quand soi-même on veut écrire, Pratiquer ce qu’on sait prescrire, est le {u auiem. :

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