‹ Le Passeport en FranceChapitre 16 sur 24 · PASSEPORTS DEPUIS 1815 JUSQU’A NOS JOURS · texte numérisé non relu

PASSEPORTS DEPUIS 1815 JUSQU’A NOS JOURS

L’ordonnance du 20 avril 1814 maintient l’obligation des passeports, pour voyager tant à l'étranger qu’à l’intérieur du Royaume; et, par raison d'économie, on continue de se servir des anciennes feuilles qui présentent dans la pâte le filigrane de Napoléon : l'administration de l’enregistrement avait reçu l’autorisation d'employer le papier fabriqué qui se trouvait dans les magasins jusqu’à son entière consommation : ce qui, d’après une lettre du préfet du Gers du 6 mars 1816, ne manquait pas d’amener les commentaires malveillants et les moqueries du « vulgaire ». Heureusement, écrivait-il, « les passeports à l’étranger sont du moins exempts de cette tache et présentent au porteur et à l’inspecteur les traits vénérés de notre roi.»

L'obligation des passeports ne perd pas de sa rigidité. Une circulaire du 23 octobre 1815 rappelle à l’Administration générale des Messageries, aux Maîtres de Poste,

ainsi qu'aux Directions ou entreprises particulières que

nul individu ne peut être admis dans les voitures publiques ni prendre des chevaux s’il ne justifie d’un passeport ou d’une feuille de route en règle. Une autre circulaire du 4 mars 1818 déclare que nul ne peut être admis dans les Messageries et voitures publiques sans avoir préalablement justifié de son passeport. Cette mesure

s'adresse aussi bien aux femmes qu'aux hommes.

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