‹ Le passetemps de J. Lhermite, pub. d'après le manuscrit original (volume 2)Chapitre 16 sur 19 · DIE PRIMO IDVS APRILIS ANNO FELICFTER PRIMO REGNI DNI · texte numérisé non relu

DIE PRIMO IDVS APRILIS ANNO FELICFTER PRIMO REGNI DNI

NOSTRI GLORIOSISSIMI FL. RECCAREDI REGIS.

ERA DCXXV.

159^ Et par ce que ces letres n'estoient quasi lisables furent

icelles extraictes de ladicte pierre, et mises en la peane de ce pilier en lettres claires et vulgaires, touttes fois à l'imitation d'icelles antiques et origineles et au plus bas du tout fust miz Tensuyvant :

Haec leguntur in marmore antiquo reperto anno dni

M.D.XCI. G.aA.T.

qui veult dire Gaspar Quiroga Archiepiscopus Tole-

tanus. Il s'y veoit encores la mesme pierre sur laquelle

Miracle. Nostre Dame la Vierge Marie mist pied en terre, lors

qu'elle s'abayssoit du ciel avecq le manteau sacré qu'elle présenta à Sainct Illefonso, Archevesque de ce siège, qui fust un très grand miracle, et lequel manteau sacré, ou chassuble (à ce qu'on dict), est encores pour le jourd'huy détenu en fort grande vénération en la saincte église cathédrale de la ville de Oviedo, entre plusieurs autres reliques qui, du temps de la grande destruction de ce royaulme, y furent sauvées des infidèles et tyranniques mains des barbares, et ont les fidèles chrestiens une si grande dévotion au touschement de ceste pierre, laquelle est assise tout tenant l'autel du mesme sainct, qu'icelluy lieu n'est jamais sans estre incessament fréquenté de plusieurs, et en mémoire et plus grand esclaircissement de ce faict, s'y lisent les vers ensuyvans, gravez en la mesme saincte pierre :

Quando la Reyna de! cielo Pusô los pies en el suelo, En esta piedra los pusô ; De besalla tened uso, Para mas nuestrp consuelo.

Cest Archevesché vault plus de 300000 ducats, et '59^

les chaynoynies à trois, deux et mille ducats ae rente tous les ans, et a ceste église une richesse incomparable en joyaux, bagues et ornamens d'église, que je pense qu'en tout l'univers n'y a sa semblable. Des reliques il y en a un nombre infiny, et encores qu'ay faict tout mon extrême d'en avoir le mémoire, n'a esté possible jusques ores, avecq espoir touttesfois de l'obtenir pour Je Tay depuis l'advenir. °bt«^""-

Il y a aussi une chapelle dedans le cors de la mesme église, fondée par le Cardinal don fray Francisco Ximenez de Cisneros, Archevesque qui fust de ceste cité, et dédiée tant seulement pour y dire et continuer un certain viel office qu'au temps de sainct Isidore, aussi Archevesque qui a esté de ce diocèse, l'on usoit en la saincte église en ces contrées de l'Espaingne, comme aussi du mesme l'on usoit en celles de la Lombardie, et nommément en Milan, du temps de sainct Ambroise, qui y fust Evesque, à cause de quoy se dict icelluy office Ambrosien, et cestuy-cy Isidorien, et d'aulcuns Gothique, et vulgairement Mixtarabe ou Muzarabe, selon le définent aulcuns autheurs, les escrits desquels n'ay jusques ores feuillette, partant n'en diray davantaige. Il y a en tout treize chappellains, qui y ont des fort bonnes prébendes, et y disent tous les jours du monde cest office en la mesme forme qu'anciennement se souloit faire, lequel diffère du nostre que modernement usons en noste saincte Catholique et Romaine congrégation, d'aulcuns petits points qui ne sont guères de considération, car quand au mistère de la consécration de la saincte Hostie se conforment en tout, et parce que la matière est délicate, et pour bien la déclarer

La messe Muzarabe.

La Sisla, monasde Sainct Jérôme ; où se voit Tespée duquel fust décapité Sainct Paul.

aulcunement prolixe, me veulx encores plus particulièrement informer et instruyre du tout, le réservant pour une autrefois que j'entreray en ce subiect, et des autres choses curieuses de ceste cité qu'aussi du mesme je réserve pour une autre occasion.

A un quart de lieue de ceste cité, y a un monastère de l'ordre de sainct Jérôme qui se dict la Sisla, comme cydevant entre les autres de cesi ordre avons faict mention, et en icelluy se voit l'espée ou coutelas, avecq lequel fust décapité le glorieux apostre Sainct Paul, qui est semblable à la présente figure.

Sa longueur est de peu moins d'une aulne, et sa largeur de quatre doigts et est encores sanglantée. Tout alentour, sçavoir est d'un costé et d'autre, est écrit le suyvant :

MVCRO NERONIS C£SARIS QVO PaULVS CAPETB TRVNCATVS FVIT.

La figure ou la marque de Tescorpion, selon icy se veoit, disent aulcuns, avoit esté les armoyrîes de cest empereur Néron, et celluy qui Tapportoit de Rome à ce monastère fust don Gil de Albornoz, Archevesque qui a esté de ceste cité de Toledo, dont ils ont encores leurs patentes en forme de tesmoingnaiges et est ceste saincte relique fort estimée et révérentiée de tous bons et fidèles chrestiens.

En ce temps y vindrent les nouvelles de la surprinse de Cadiz par les Anglois, qui est un port de mer guères loing de Séville, et ne laissa de grandement altérer ce peuple espaingnol^ qui n'estoit accoustumé à semblable faict de hostilité ; mais pour n'estre de ma profession ne veulx icy dire davantaige, encores qu'il y avoit bien de la matière (i). Icy aborda la première fois le S"" de Halle, de qui par cy-après ferons plus ample mention.

Le i6 d'aougst sortions de Toledo, prenans nostre chemin vers Sainct Laurent, laissant à main droicte la ville de Madrid, et traversâmes par plusieurs villages, entre aultres par Villamanta, qu'aulcuns disent avoir esté anciennement la vraye Mantua Carpentanea, où il y a encores à veoir beaucoup des antiquités de vieux fondamens d'édifices, et aussi des grandes pierres eslevées

Cadiz surprinse par les Anglais.

Jean de Halle.

Sa Majesté sort de Toledo prennant sa route vers l'Escurial.

(1) Il s'agit ici du désastre subi par la flotte espagnole que Philippe II rassemblait à Cadix pour opérer une descente en Irlande et attaquer l'Angleterre. Prévenue du projet, la reine Elisabeth réunit une escadre de 150 vaisseaux, sous le commandement de Tamiral Howard, à laquelle se joignirent 25 navires hollandais. Cette flotte apparut, le 20 Juin 1595, dans la baie de Cadix et y détruisit une centaine de navires préparés pour l'expédition contre les Iles Britanniques ou prêts à partir pour les Indes avec une riche cargaison. On estime à 20 millions de ducats la valeur du butin fait par les confédérés.

1596 avecq aulcunes inscriptions dessus, les quelles pour estre

la lettre gastée et corrumpue, n'ay sceu extraire. De là

allions par Mosteles, Valdemorillo, Perales et l'Escurial.

Avenue d'eaue Audict Perales prismes giste, et y avoit une grande

avenue d'eaue, à l'heure que Sa Majesté souppoit, d'une forte pluye qu'il y avoit eu sur le soir, et telle que les ruysseaux se desbordoient partout et estoient touttes les maysons plaines d'eaue, et icelle si soubdaine qu'impossible fust de le remédier. 11 advint qu'estant Sa Majesté souppant, assiz en sa chayre de goutte, dont s'en servoit d'ordinaire (comme cy-devant avons dict), qui estoit très pesante, l'eaue subitement le vint à inonder quasi jusques à l'assiète de la chayre et, pour le servir à table, nous mouillasmes tous jusques aux cuysses, en quoy n'ayant remède, nous en fallut bien nous armer de la belle patience, car impossible nous fust esté d'en bouger la dite chayre tant pesante qu'elle estoit, et aussi eusmes regard à la foy blesse de Sa Majesté, qui n'aguères estoit sorty de sa maladie, et n'avoit quasi membre au corps qui n'avoit esté très cruellement touché de l'humeur des gouttes. Mais comme le dangier de la vie n'y estoit point, nous fallut attendre tant que ladicte eaue s'abayssoit de soy-mesme, comme bientost après il s'ensuyt ; et ce temps pendant, se gaudissans les ungs des autres, le prendre pour beau jeu et récréation, comme aussi du mesme se prindrent Sa Majesté et Altèzes qui, le lendemain, eurent assez que conter respectivement de leurs aventures, et le mesme en fist un chascun, pour avoir esté générale la présente inondation, encores qu'au grand dommaige de plusieurs.

Le 24 dudict mois d'aougst, entrions en Sainct Laurent. Icy me vindrent les nouvelles comment deux

médailles d'or des effigies de Sa Majesté d'un costé, et '59^

de Son Altèze d'aultre, estoient arrivées à bon port, est à sçavoir, délivrées es propres mains de deux mes cousins germains, les seigneurs de la Motte et de Bettissart, ausquels Sa Majesté les avoit fait donner, en considération du bon rapport que de leurs bons et léaulx services je luy avois commencé à faire, et ce par forme et signe de gratuité pendant qu'autres occasions se présenteroient de les leur gratifier davantaige, qui, ce temps pendant, les receurent à fort bon gré, les estimans comme chose procédée de la libérale main de leur souverain prince et seigneur. Icy vindrent les devant nommez agens des seigneurs du Pays-Bas, à y solliciter et poursuyvre leurs affaires et entre iceulx y vint aussi le devant nommé lehan de Halle, de la part du ducq d'Arschot, rapportant lehan de Halle, à Sa Majesté le collier de Tordre de la Thoyson d'or, du feu ducq d'Arschot, père du moderne qui naguères estoit trèspassé en la ville de Venise, venant de parachever un sien pellerinage qu'il avoit promis à Nosire Dame de Loreta, en Italie, et s'y entretint quelques jours, comme aussi firent les aultres, y jouissant de la bonne et honneste conversation d'eulx tous (i). Mais advint que ce bon seigneur, accablé d'une grande maladie qui luy estoit survenue dès son arrivée à Espaingne, ne s'en put plus longtemps détenir pour les incommoditez qu'il y avoit et aussi le grand dangier de sa vie ; car estoit

(i) Jehan de Halle, seigneur de Huerne, créé chevalier le 13 février 1597, mort en 161 3. Il avait épousé Yolande d'Oosterlincx et était allié aux Hembise.

Le duc d'Arschot, de Tordre de la Toyson, est Philippe III de Croy, troisième duc d'Arschot, prince de Chimay, etc. Né â Valenciennes, le 20 juillet 1526, mort à Venise', le 11 décembre 1595. On sait le rôle ondoyant qu'il a joué pendant les troubles.

Perte de rarmée navale.

Chose rare d'un beau cheval envoyé des Indes.

plus que temps de se mectre en cure, et ainsi se retira vers Madrid, et fust porté en lictière à ma mayson, laquelle luy avoys offerte de très bon cœur, et l'accepta très joyeusement pour mieux y estre à son ayse et se mettre en guarison, et s'y logea fort bonne espace, nous traictans fort familièrement par ensemble. Nous y estions quelque deux mois et demy, et ce temps pendant, n'y advint chose qui fust de grande considération ; bien est vray, que les nouvelles nous y vindrent de la perte de nostre armée navale, qui se desfict en partie par mauvais ordre et gouverne ; de quoy se pourroit assez discourrir, si la matière fust aussi savoureuse, comme bien délicate et dangereuse à en toucher, et encores que ceste disposition y fust,* ne seroit icelle de ma profession, la remettant aux chronistes de ce mesme temps qui en diront (successivement et des autres événemens de ce temps) merveilles. Je diray icy pour chose rare et bien neufve, et non moins accepte à Sa Majesté, qui fust d'un fort beau cheval qui vint des Indes présenté à Sa Majesté, de la part de son viceroy de la Neufve Espaingne, qui fust fort admiré de tous tant pour sa beauté, que pour estre venu de là, où que l'on ne pensoit avoir d'icelle race.

Je trouvay en ce temps là, un livre fort ancien escrit à la main en parchemin avecq beaucoup de belles ymages illuminées qui contenoit le divin office de Nostre Dame à l'antique, intitulé DEVOTIONARIUM ; lequel (à ce qu'on dict) fust des Roys de Portugal ; es feuillets de devant et derrière duquel estoient escripts certains mémoires de l'an, jour et lieu des nayssances de plusieurs Roys, Roynes, Princes et Princesses du sang royal de Sa Majesté, et comme je trouvay cedict livre en sa

chambre ouvert et à veue de tous, m'avançay d'en tyrer dehors les mémoires ensuyvans, qui se concordent avecq le mesme escript de mot à aultre, et se tient icelluy escript pour vray et autentique, et encores doubteux si c'est de la propre main de quelque roy de ceulx de Portugal, à qui ce présent livre a appartenu, ou quelqu'un de ses plus privez, comme il en est plus apparent.

Nasciô el Principe Don Juan en Sevilla, martes postrero dia de Junio, entre las diez y las onze horas del dia, anno de nascimento de nuestro Senor Jhesu Xpo de 1478 anos.

Nasciô la seiiora Infanta dona Joana en Toledo, sabado entre las siette y las ocho horas del dia, a seys dias de octubre, ano del nascimento de nuestro Senor Jhesu Xpo de 1479 anos.

Nasciô la senora Infante dona Maria en Cordoa, sabado à 29 dias del mes de Junio entre la 9 y 10 horas del dia, ano del nascimento de nuestro Seiior Jhesu Xpo de 1482 anos.

Nasciô la senora Infanta dona Catalina en Alcala de Henares, viernes entre las 10 y 11 horas de la noche, a 17 dias del mes de deciembre, vispera de nuestra seiiora de la O. ano del nascimento de nuestro Seiior Jhesu Xpo de 1485.

Nasciô el Emperador Rey nostro Don Carlos en Gandavo, anno de 1500, a 23 dias de hebrero, à 16 horas despues de m'' dia, dia de San Matthia (selon la computation des jours naturels viennent à estre les 16 heures depuis le midy, les 4 heures du matin du jour ensuyvant, car contient le jour naturel 24 heures et

Mémoire des nativitez de plusieurs princes.

^59^ îcelles comptées depuis Tun midy jusques à l'aultre,

suivant la reigle des astronomes).

Nasciô la Emperatriz Reyna nostra senora dona Yzabel

en Lisboa, aiio 1503, a 25 dias de octubre, miercoles

a média noche.

Nasciô el principe nuestro senor Don Felippe en Valla-

dolid, ano 1527, a 21 de mayo a las 3 horas y dos

tercios despues de m° dia, martes.

Nasciô la Infanta doiia Maria en Madrid ano 1528, a

21 de Junio, a las quatro horas y dos tercios, despues

de média noche, domingo.

Nasciô la Infanta dofia Juana en .Madrid ano 1535, a

23 de Junio, entre la 12 y i horas de medio dia,

miercoles.

Nasciô la Reyna dona Ana nuestra senora en Cigales, a

2 de noviembre del ano 1549, entre la 2 y 3 horas

de la manana.

Nasciô la Infanta dona Yzabel Clara Eugenia, en el

Bosque de Segovia, ano 1366, a los 12 de agosto,

lunes, a las 12 horas y très qurtos, algo mas passada

la média noche.

Nasciô la Infanta dona Catalina Francisca, en el Alcazar

de Madrid, ano 1567, a 10 de octubre, viernes, a

las diez de la manana.

Nasciô el pnncipe don Fernando en el Alcazar de

Madrid, martes a 4 de deciembre, dia de Santa

Barbara, a las dos y très quartos passado la média

noche 1 571.

Nasciô el Infante Don Carlos Lorenzo en Galapagar,

miercoles a 12 de agosto, dia de Santa Clara, a las

12 y très quartos passada la média noche, ano 1573.

Nasciô el Infante Don Diego en el Alcazar de Madrid, ^59^

a 12 de juiio, martes a las cinco y très quartos poco

mas de la manana ano 1575.

Nasciô el Infante Don Felippe, en el Alcazar de Madrid,

lunes 14 de abril, a los dos y média despues de

média noche, aiio 1578.

Nasciô el principe Don Juan, ano de 1502, a siete dias

del mes de Junio, martes a las dos horas despues de

média noche en Lisbona.

Nasciô la Infanta dona Yzabel, anno de 1503, a 25 dias

de octubre, miercoles a média noche en Lisbona. Nasciô la Infanta dona Beatriz, dia de janeyro, ano de 1 505 ,

miercoles a las siete horas de la manana en Lisbona. Nasciô el Infante Don Loys, a dos de março, martes,

a las dos horas dadas despues de média noche,

anno de 1506 en Abrantes.

Nasciô el Infante Don Fernando, a cinco de junio

sabbado a los siete horas y média de la manana,

ano 1307, en Abrantes.

Nasciô el Infante Don Alonso en Evora, martes, entre

la una y las dos horas despues de m° dia, a 24 de avril

de 1509 anos.

Nasciô el Infante don Anrrique en Lixboa, sabado,

entre las 9 y 10 horas de la noche, el postrero dia de

Janero del ano 15 12.

Nasciô el Infante don Duarte, en Lixboa, juenes entre

las dos y las très despues de média noche, a 6 de

septiembre ano 13 ^S' Nasciô el Infante Don Antonio en Lixboa, segunda feria

dia de Nostra Seiîora, entre las doze y la una de

média noche, a 8 de septiembre de 15 16 anos.

baron de Marno.

1596 Nous avons icy veu par les susdicts mémoires, que

le Ser"* Prince d'Espaingne Philippe fust né Fan 1578,

en conformité de quoy m'avoit envoyé les ans passez

lehan de Gilley, le devant nommé Baron de Marno, dict lehan de Gilley,

gentilhomme bourgoingnon» certains vers contenans en soy les lettres numérales du susdict an de ceste nativité, comme par iceulx se pourra veoir, que pour estre d'art et d'industrie, les ay bien voulu icy enserrer.

Distichon in quolibet versu per literas numérales compUctens annum nativitatis Ser^^ Principis Hispaniarum

ORTA EST faVsta DIes LlNoVAdVE anIMckiVe faVete NatVs In hesperIo reX DoMInYsoVe soLo.

Très senientia tribus linguarum generibus eodem sensu complectentes per easdem literas numérales annum

m.d.lxxviii.

DeVs In VIrtVte tVa L^tabIMVr.

Hispanice.

nVestro seRor en tV VIrtVD sVbIreMos a aLegrIa.

Gallice.

Mon DIeV en ta VertV noVs aVrons La IoIe.

Annus nativitatis Ser^'^ Principis per easdem literas numérales.

» beatVs erMInIgILDVs hIspanIa fVIt propItIVs phILIppVs De aVstrIa tertIVs IstIVs noMInIs.

Il y eust encores des autres vers en latin et françoys fort beaux et élégans, dédiez à Sainct Erminigilde, de qui la festivité se célebroit le mesme jour de la nativité de ce prince, lesquels pour estre un peu prolixes les ay icy obmiz et en lieu d'iceulx adjousté ces cincq ou six

anagrammes, aussi du mesme autheur sur le nom de Don Felipe de Austria.

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