‹ Le passetemps de J. Lhermite, pub. d'après le manuscrit original (volume 2)Chapitre 2 sur 19 · LE MANUSCRIT DU PASSETEMPS · texte numérisé non relu

LE MANUSCRIT DU PASSETEMPS

Enfin, j*eus un troisième contact avec ce nom fatidique de Lhermite. Ce fut en 1887, à Cheltenham, dans le Glocestershire, où se trouve aujourd'hui la célèbre bibliothèque de manuscrits et de livres formée par Sir Thomas Phillipps, installée d abord à xMiddlehill et connue de tous les savants du monde. Le propriétaire actuel de cette étonnante collection, constituée en majorât, ayant été autorisé à en céder des parties, informa de ce fait le gouvernement belge. Répondant à la proposition, M. le Ministre, chevalier de Moreau, nous désigna, M. Piot, archiviste général du royaume et moi, pour faire lei^amen de ce qui pourrait convenir

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à la Belgique. Nous nous rendîmes au magnifique domaine de Thirlestaine-House ; nous y opérâmes un premier choix. Cest alors que je vis pour la première fois le Passetemps de Jean Lhermite.

Après trois excursions en Angleterre, grâce au vote généreux d'un crédit par les Chambres, une suite considérable de documents et de manuscrits, tous provenant de Belgique ou relatifs à notre histoire et à notre littérature, fut acquise et ramenée au pays (i) Le Pdssetemps était dans le nombre : il repose aujourd'hui sur les rayons de la Bibliothèque royale.

Sir Thomas Phillipps avaîf acquis le manuscrit à la vente de la riche bibliothèque de Pierre van Musschenbroeck, vente qui eut lieu à Leide le 4 octobre et jours suivants, en 1826. Il figure dans le catalogue au n^ 17 des manuscripti historici, avec une note qui a servi à la biographie de Jehan Lhermite dans le Biographisch woordenboek de Vander Aa.

Le Passe-temps de Jehan Lhermite est un gros volume in-folio recouvert en parchemin, d'une belle écriture, orné d'armoiries en couleurs, de planches dessinées à la plume, rehaussées de lavis : il comprend 876 feuillets (752 pages), texte et sommaire des matières. On y trouve des annotations marginales et additionnelles d'une autre main, probablement de Jehan

(i) Voyez notre notice dans le Bulletin de V Académie â^ Archéologie de Belgique de 1888.

lui-même. Il a la plus grande analogie, comme établissement, avec le manuscrit généalogique ; il en forme, en quelque sorte, le tome deuxième. Comment a-t-il dérivé de Jehan Lhermite jusqu'à Pierre van Musschenbroek ? C'est ce que je n'ai pu découvrir.

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