‹ Le passetemps de J. Lhermite, pub. d'après le manuscrit original (volume 2)Chapitre 4 sur 19 · JEHAN LHERMITE APRÈS SA RENTRÉE AU PAYS · texte numérisé non relu

JEHAN LHERMITE APRÈS SA RENTRÉE AU PAYS

Jehan Lhermite écrivit ses Mémoires lors de son retour à Anvers en 1602. Quelle fut sa destinée après sa rentrée au pays ? Nos recherches

(i) On peut consulter sur ce personnage et les relations de ses exploits: TiELE, Mémoire hibîic^raphique sur les journaux des navigateurs néerlandais. Amsterdam, 1867. J.-K.-J. de Jonge, de Opkomst van het nederlandsch ge^ag in Oost-lndië. s'Gravenhage, 1862, etc

et celles de notre ami P. Génard nous ont appris peu de chose à cet égard.

Les archives d'Anvers nous ont procuré un acte relatif à la succession paternelle, acte portant la date du 2 mars i6o5. Dans cet acte comparaissent, avec Jehan, ses deux sœurs demoiselle Marguerite Lhermite, épouse de Gilles de Meere, trésorier de la ville, demoiselle Anne Lhermite, épouse de Charles de Meere.

Les contractants se déclarent satisfaits de la gestion de leur mère, Marguerite van Ranst, relativement aux biens délaissés par feu Thomas Lhermite, leur père. En outre, ils autorisent leur mère à vendre, hypothéquer ou aliéner les dits biens, sans aucune permission ou opposition de leur part. Après cet acte, nous perdons notre Jehan de vue ; nous ne savons où et quand il est mort.

Les Recueils biographiques ne parlent pas de lui. Seul, le Biographisch Woordenboek de Vander Aa lui consacre une notice de quelques lignes reproduisant tout simplement l'article du catalogue Musschenbroeck, relatif au manuscrit du Passetemps, en y ajoutant par une étrange méprise, qu'il est auteur du livre : Histoire des Saints de la province de Lille, Douay, Orchies, etc. Douay, i638. Or, ce livre intéressant et curieux est signé de Martin Lhermite, de la Compagnie de Jésus.

Espérons que Ion en découvrira davantage.

Les recueils d'inscriptions funèbres contiennent

les épitaphes de milliers d'inconnus dont nous apprenons ainsi l'état civil, la profession, le temps où ils ont vécu, les regrets de leurs héritiers, quelquefois d'autres particularités non moins intéressantes. Il nous parait inadmissible que Jehan Lhermite ait disparu de ce monde sans avoir laissé au moins une lettre de faire part taillée dans une pierre tombale.

N'ayant pas trouvé cette épitaphe dans les recueils d'inscriptions funéraires d'Anvers, nous en concluons qu'il doit avoir quitté cette ville et qu'il est allé passer le reste de ses jours dans quelque bien de campagne.

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