‹ Le patriarche Saint BenoitChapitre 27 sur 102 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

ra liste va bien au-delà, nous l'avons dit et nous le montrerons encore.

Quant au principe de l'accord nécessaire entre la foi et la science, tel qu'on le formule, il faut oser l'appeler nettement de son nom, un sophisme, bien qu'accepté de toutes parts sans distinctions suffisantes.

La science totale ne saurait jamais être en opposition avec la foi, c'est très certain, parce que toutes deux sont filles de Dieu. Mais la science dans la certitude de son intégralité ne sera jamais en ce monde l'apanage de l'homme ; ce qu'il en pourra conquérir sera toujours incomplet, à l'état fragmentaire, et partant sujet à erreur, à rétractations, à transformations. Pas un vrai savant ne le nie, et combien avons-nous vu, depuis cent ans seulement, de ces fluctuations qui n'ont d'ailleurs rien de déshonorant ?

Tout au contraire, la foi qui nous est donnée de Dieu, garantie, éclairée, protégée par l'Eglise de par Dieu, la foi ne trompera ni ne changera jamais; elle ne connaît que le développement de ses vérités immuables.

Il arrivera donc nécessairement qu'entre la foi, qui a la vérité sur les points capitaux qu'elle promulgue, et la science qui tâtonne bien souvent, il y aura sur certains points alliance féconde; mais sur d'autres points, plus ou moins nombreux et variables selon les temps, il y aura dissidence momentanée, apparente ou réelle, dès que la science se trouvera en contact avec les vérités de foi, directement ou par voie de conséquence. Laissons l'incroyant ériger aussitôt en conflit cette dissidence, imputable seulement à l'humaine infirmité : l'orgueil de l'homme, sourd à la voix de Dieu, ne reconnaîtra jamais son

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