I. Taiïllis
Quand un taillis vient à être exploité, le sol maintenu pendant plus ou moins longtemps meuble, frais et ombragé, se trouve tout d'un coup inondé de lumière et se présente comme un champ clos où les espèces végétales les plus variées vont se livrer combat. Les souches, rares et espacées, sont encore dans le sommeil, que les premières plantes vivaces viennent de loin en loin occuper le parquet. L'année où s’achève l’exploitation est une période de recueillement, de préparation et d’ensemencement : le fores- Lier vaque librement à ses travaux, foulantle tapis de feuilles mortes que le vent accumule contre les obstacles naturels ou dans les dépressions. Ce travail peu connu du vent est utile à maintes espèces dont les graines viennent en contact immédiat avec le terreau, et peuvent alors être recouvertes par les déjeclions turriformes des lombrics ou par les particules terreuses éboulées des taupinières. Cette simple et légère pression est nécessaire et suffisante pour que la radicule s'enfonce en terre, et que la plantule se développe. Cette première année est caractérisée par l’éclosion d’une végétation éphémère de petites plantes gracieuses, colorées et odorantes, dont le rôle est évidemment d'attirer l’insecte, l’oiseau et l'animal, ces inséparables collaborateurs de la nature. Citons, parmi tant
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