‹ Le pâturage en forêtChapitre 12 sur 89 · AS REP · texte numérisé non relu

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d’autres, le muguet, les anémones hépatique et sylvie, la primevère officinale, des violettes variées, le fraisier, la pulmonaire officinale, etc...

A travers ce lâche lapis végélal tranchent souvent, à l'automne, les semis des grandes essences forestières, aussi fragiles alors que les herbes qui les environnent. Qui de nous n'a vu, à la suite d’une année de semence, ces brosses de petils chênes répartis sous la projection des réserves, dressés comme une forêt de baïonneltes et gardant en lerre, par mesure de prévoyance, leurs mamelles ou cotylédons, puis aussi ces jeunes bouleaux distribués de facon plus irrégulière dans les vides et sur l'emplacement des arbres arrachés ? Saluons ces semis pendant qu’il en est temps encore, mais ne comptons pas irop sur eux pour en faire des anciens : la grande Faucheuse n’a pas dit son dernier mot!

Ce facies est celui de la coupe pleine. Malheureusement, nos forêts, et spécialement les plus mauvaises, c'est-à-dire celles situées en sols superficiels, présentent des vides plus ou moins étendus. La sont venus échouer et y chercher asile les plantes bien connues de la lande et de la brosse. Nous les y relrouverons toutes, groupées suivant leurs affinités et leurs exigences. Mais, au milieu d'elles, se sont glissées des figures étrangères, car c’est le propre des vieux massifs de posséder une flore infiniment plus riche que ceux de création récente. Cela tient à la présence d’un humus abondant mis à profit par les plantes rudérales, amies de l'azote, à la diversité des milieux et à l’action exercée par la forêt sur le climat local. Par leur couvert, l'humidité de leur sol et la constance de leur température, les bois prolongent l'aire d'habitation des plantes septentrionales. Mais les vides des parties chaudes et rocheuses continuent à nourrir quelques plantes méridionales; d’où la variété de l’ensemble.

Cette richesse de la flore n’est pas très apparente dans les vides de nos massifs forestiers, peuplés surtout par les plantes les plus robustes et les plus résistantes de la lande. On trouve cependant dans les lerrains calcaires : Thalictrum minus, Anemone pulsatilla, Arabis turrita, A. sagitta, Sisymbrium alliarea, Thlaspi montanum, Helianthenum vulgare, Viola alba, V. odorata, V.canina, Reseda lutea, Polygala vulgaris, Dianthus carthusianorum, Saponaria officinalis, Arenaria serpyllifolia, Stelleria graminea, Linum catharticum, Erodium cicutarium, Trifolium rubens, T. montanum, Vicia cracca, Hippocrepis comosa, Agrimonia eupatoria, Potentilla fragaria, Alchemilla arvensis. Libanotis montana, Galium verum, G. album, G. cruciata, G. sylvestre;

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Globularia vulgaris, Centaurea jacea, Centaurea montana, C. scabiosa, Solidago virga-aurea, Senecio jacobæa, Inula salicina, Crepis virens, Lampsana communis, Phyteuma orbiculare, Campanula persicifoha, C. rapunculoides, C. trachelium, Gentiana cruciata, Cynoglossum officinale, Myosotis intermedia, Lithospermum purpureocæruleum, Origanum vulgare, Thymus serpyllum, Calamintha acinos, Calamintha officinals, GC. Nepeta, Clinopodium vulgare, Lamium album, Galeobdolon luteum, Galeopsis ladanum, Ballota fœtida, Melittis melissophyllum, Digitalis lutea, Linaria striata, Melampyrum cristatum, M. arvense, Veronica chamædrys, Veronica officinalis, Mercurialis perennis, Ornithogalum pyrenaicum, Phalangium liliago, Phalangium ramosum, Cephalanthera ensifoha, C. rubra, C. grandiflora, Epipactis atro-rubens, Orchis bifolia, Orchis ustulata, Orchs mascula, Orchis conopsea, Orchis maculata, Ophrys arachnites, Ophrys muscifera, Ophrys apifera, Luzula pilosa, Carex muricata, Carex sylvatica, Carex præcox, Milium effusum, Sesleria cœrulea, Kœhleria cristata, Aira flexuosa, Danthonia decumbens, Aelica nutans, Poa annua, Poa trivialis, Dactylis glomerata, Festuca cuvina, Festuca duriuscula, Festuca heterophylla, Brachypodium sylvaticum, B. pinnatum, Bromus arvensis, Bromus asper, Bromus sterilis, Cynosurus cristatus.

Toutes ces plantes comptent, bien entendu, au nombre des plus rustiques, des plus résistantes à la sécheresse et des mieux adaptées aux terrains calcaires ; les unes croissent sur la pelouse ensoleillée, les autres sur la bordure un peu sombre de la forêt. Ce sont elles qui envahissent les lignes et les sommières de nos bois du calcaire jurassique, et que récollent nos gardes.

Les vides des terrains argileux renferment surtout.: À nemone nemorosa, Ficaria ranunculoides, Caltha palustris, Cardamine hirsuta, Viola sylvestris, Viola canina, Viola hirta, Polygala vulgaris, Lychnis

flos-cuculi, Lychnis sylvestris, Linum catharticum, Geranium molle, Geranium sanguineum, Trifolium fragiferum, Spiræa ulmaria, Potentilla tormentilla, Epulobium parviflorum, Lythrum salicaria, Angelica sylvestris, Pimpinella magna, Valeriana dioica, Cirsium palustre, Girsium

… lanceolatum, Eupatorium cannabinum, Gnaphalium sylvaticum, Primula

officinalis, Lysimacha nummularia, Lysimachia nemorum, Erythræa centaurium, Solanum dulcamara, Mentha rotundifolia, Glechoma hederacea, Ajuga reptans, Teucrium scorodonia, Mercurialis annua, Humulus lupinus, Allium ursinum, Polygonatum vulgare, Juncus glomeratus,

Juncus effusus, Juncus bufonicus, Luzula Forsteri, Luzula campestris,

Scirpus sylvaticus, Carex maxima, Carex glauca, Garex pallescens, Ca-

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