ME
5 … à sd AT SR EU
dd dde ©
MAO 1 NE VRR
lamagrostis epigeios, Agrostis alba, Agrostis nemorosa, Aira cœspitosa, Holcus lanatus, Holcus molhs, Danthonia decumbens, Molinia cærulea, Festuca pratensis, Festuca tenuifohia, Dactylis glomerata, Poa annua.
Ce sont là végétaux des stations humides pouvant vivre et se développer dans des terres imperméables, alternativement noyées en hiver et desséchées en été.
Au milieu des claires forêts des terrains siliceux, nous trouvons: Anemone sylvestris, Helianthemum quttatum, Stellaria holostea, Ulex europœus, Sarothamnus vulgaris, Genista germanica, Trifohium agrarium, Orobus tuberosus, Ornithopus perpusillus, Rubus idœus, Galium verum, Senecio adonidifolius, Senecio sylvaticus, Hieracium wmbellatum, Jasione montana, Vaccinium myrlillus, Erica vagans, Erica cinerea, Calluna vulgaris, Verbascum blattaria, Pinguicula vulgaris, Lysimachia nemorum, Pedicularis sylvatica, Digitalis purpurea, Veronica serpylhfolia, Euphrasia officinalis, Melampyrum pratense, Betonica officinalis, Luzula Forsteri, Luzula albida, Orchis maculata, Carex muricata, Carex ericetorum, Anthoxantum odoratum, Calamagrostis epigeios, Agrostisvulgaris, Agrostis canina, Aira flexuosa, Holcus mollis, Poa nemoralis, Dactylis glomerata, Festuca rubra, Festuca heterophylla, Pteris aquilina.
Sur tous les sols, refoulées dans les vides par suite du développement de la végétation forestière el parquées dans un éspace restreint, ces plantes se font une concurrence très aclive et ne donnent naissance qu’à des gazons peu élevés. La coupe du taillis, en provoquant le ruissellement d'eaux chargées de nitrates et en favorisant les échanges moléculaires dans le sol, donne un coup de fouet au tapis végétal. On voit immédiatement, l’année même de l'exploitation, le gazon $’émailler de fleurs et les hampes se garnir de graines abondantes que le vent, l’homme et les animaux vont disperser au loin dans la coupe, sur le sol propre et humifié. Ce n’est pas tout. Les lombrics, les taupes et autres mammifères fouisseurs, en travaillant la terre, ramènent incessamment à sa surface des graines provenant de végétaux qui ont crû jadis sur les lieux mêmes précédemment découverts. Aussi, l’année qui suit l'exploitation, quand le taillis prend sa seconde feuille, le parterre de la coupe se couvre d'une végétation herbacée très drue, au travers de laquelle semis et rejets disparaissent entièrement. Plus de cent cinquante espèces végétales, parmi lesquelles sont de nombreuses plantes annuelles, se jettent dans les vides créés par l'exploitation et y atteignent promplement une vigueur surprenante. Le forestier qui récole évite d’instinct leur lacis et cherche à gagner les ancierines clairières, garnies
SIRET at
d'une végétalion sensiblement moins haute et moins dense. Ce fait s'explique Simplement par la présence ou l'absence d'humus qui agit sur les végétaux forestiers comme le fumier ou les engrais azotés sur les plantes cultivées. Cela est si vrai qu’on peut, au seul aspect du tapis végétal, reconnaître l’état de la forêt, riche ou pauvre, clairiérée ou pleine. Plus il y a de coloris et de vigueur dans le gazon formé après une coupe, plus est grande la fertilité naturelle ou acquise du sol. Ce contrasle ne nous a jamais trompé; il était frappant dans la grande forêt domaniale de Chatillon-sur- Seine, où s’entre-croisaient les exploitations dégradantes à 95 ou 27 ans et les exploitations améliorantes à 40, 50 et 60 ans.
Dans ce fouillis de fleurs et de verdure, les plantes aimées du bétail sont particulièrement abondantes et excitent de multiples convoitises. Les Mélilots, les Astragales, les Gesses, les Trefles, les Épilobes, elc., garnissent les places à charbon; le Mélampyre des prés, les Brômes, etc., occupent les parties plus rocheuses; les Dactyles, les Féluques, les Kéleries, les Cirses, les Mauves, les Anoéliques se cantonnent dans les régions plus fertiles. C’est à peine si les rejets de chène et de frène, d’aune ou d'érable, parviennent à percer ce dais flottant, qui ménage au botaniste les plus douces
émotions. Les morts-bois ne se révèlent que par leurs piquants.
Comparée à la production herbacée, la production ligneuse est alors pour ainsi dire négligeable.
A la troisième année, les choses changent déjà d’aspect. Les morts-bois ou les bois blancs, que nous ne voyions pas, ont travaillé sourdement; leur nombre s'est accru, en même temps que leur taille et leur force. Les cepées de bois dur forment des berceaux, el, de fesions en festons, la nappe foliacée s'étend. Le tapis végétal est décimé : ont disparu les plantes rudérales ou apportées par l'homme; demeurent les représentants de la flore des vides et des clairières, spécialement des Rosacées, des Borraginées, des Cypéracées el des Graminées, qui s'élèvent au travers des cepées ou dans l’espace libre qu’elles laissent entre elles.
- Ces Cypéracées et ces Graminées vont s’éclaircir à leur tour rapidement, dès la quatrième année, dans les taillis, débordants de
. morts-bois, du calcaire jurassique; elles résistent plus longtemps
dans les terrains marneux, où les bois blancs sont moins nombreux, plus grêles et rarement en cepées; elles demeurent presque indéfiniment dans les sols compacts et froids des argiles siliceuses, où les taillis sont exploités à courte révolution, de dix-huit à