‹ Le pâturage en forêtChapitre 47 sur 89 · LA J · texte numérisé non relu

LA J

tue

sentir dans la vallée est dù à des courants secondaires d'intensité

décroissante, mais on retrouve le courant principal avec loute sa force sur le sommet B.

Si la montagne A est boisée, les faits sont autres. Non seule-

ment la violence du vent est amortie par l’obstacle et la suppres-:

sion des courants secondaires, mais sa direction est encore redressée, comme l'indique la figure ci-dessous. Le phénomène offre par la

un très grand intérêt. Si, en effet, AB < 5 AA’, le sommet B se trouve complètement protégé el mis à l'abri du courant principal. La protection cesse entièrement lorsque A'B est inférieur à environ 12 fois la hauteur AA’.

- JL est facile de démontrer expérimentalement ces lois, et un séjour de dix ans en montagne nous a permis de les vérifier jour par jour (1).

Depuis longtemps on savait que le déboisement d’un sommet dominant avait une répercussion sur la végélation d’un sommet dominé. Nous croyons toutefois être le premier à donner simplement et rationnellement la clef du phénomène.

(1) On nous a demandé comment on pouvait repfoduire expérimentalement ces faits. Voici :

| La source de vent est représentée par un soufflet de forge ou plus simplement encore par une double boule en caoutchouc, et la montagne dénudée par une feuille de carton courbée à l’aide d’un fil. En prome- | nant une bougie allumée en arrière hi ‘de cet obstacle, on reçoit le courant

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