‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 142 sur 331 · II · texte numérisé non relu

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grand publiciste de l'Angleterre, nous amène seul à accuser simplement notre vue de faiblesse ; mais danslcpluslointain avenir, — et, étant donnée une société fondée sur le mariage, etoii par la nature des choses la femme exerce déjà une influence morale prépondérante — nousn'apercevons pas cette société vivant sans encombre, avec des éléments si nouveaux. Quant à l'affirmation de Stuart Mill sur ce point qu'avec une autre éducation, on peut faire de la femme une autre personne, nous ne croyons pas qu'elle puisse être contestée. Seulement c'est vers une constitution plus sérieuse du foyer et non vers la place publique, qu'il conviendrait de diriger la personne nouvelle, que cette nouvelle éducation procréerait. Il n'y a pas de société sans famille; il n'y a pas de famille sans femme. Il n'y a pas de femme sans foyer. Si l'on veut maintenir la société, il faut donc retenir la femme au foyer; c'est le « être ou n'être pas. »

Est-ce à dire qu'il n'y ait rien à fqjre dès à présent et que la condition civile des femmes ne comporte pas et dans les mœurs et dans les lois, d'importantes modifications? Est-ce à dire que les lois comme les mœurs ne doivent pas de plus en plus réaliser cette pensée de Tocqueville, «je pense que le mouvement social qui rapproche du même niveau le fils et le père, le serviteur et le maître et en général l'inférieur et le supérieur, élève la femme et doit de plus en plus en faire l'égale * de l'homme? » Est-ce à dire, par exemple, — car il y a loin de la femme législateur à la femme d'aujourd'hui, — que certaines professions jusqu'à présent interdit aux femmes, ne puissent pas peu à peu leur être ouvertes; au fur et à mesure bien entendu qu'on les aura, par l'éducation, mises à même de s'y engager avec succès ? Est-ce à dire qu'on ne doive pas l'attention la plus bienveillante et la plus soutenue à tous les efforts raisonnables qui seraient tentés dans ce sens? La pensée si souvent citée de la Bruyère : « pourquoi s'en prendre aux hommes de ce que les femmes ne sont pas savantes? par quelles lois, par quels cdits, par quels rescrits, leur a-t-on défendu d'ouvrir les yeux et de lire, de retenir ce qu'elles ont lu et d'en rendre compte? etc., »

• L'»;g.'ilc cl non liicn entendu la seniblnlilc, cx|)li(|uc l'illuslre ('îcrivain {Démocratie aux fltats-Unis, t. il, p. 230). Kj,'alilé cl idcnlité, sont deux termes distincts.

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