‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 169 sur 331 · PARTIE V, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

PARTIE V, CHAPITRE V

pure et simple question d'équilibre à établir entre les recettes et les dépenses de chaque service. C'est donc, en attendant mieux, affaire d'expérience et de proportion. Le taux de 30 centimes par mois pour chaque enfant pourra toutefois être dès à à présent conseillé.

Dans la Société du 9* arrondissement de Paris, les enfants valides sont admis, de 2 à 16 ans, moyennant 35 centimes par mois. A la suite d'expériences qui lui ont paru trop coûteuses, la Société de Bar-le-Duc en est arrivée à une véritable sévérité. Elle a fixé à 3 ans révolus le minimum de l'âge d'admission des enfants, et soumet à la nécessité de l'admission spéciale les enfants qui, précédemment étaient reçus par le seul fait de l'entrée de la mère dans la société. La cotisation mensuelle par chaque enfant est de 50 centimes. Les enfants comme les femmes paient des amendes dans les cas prévus. Leur agrégation n'est jamais définitive. Elle est supprimée si des vices de constitution viennent à se révéler chez eux. La Société de Notre-Dame de Lille exige pour les enfants (comme pour les femmes) un versement de 5 centimes par semaine. La Société des ouvriers en soie de Lyon agrège les enfants et les apprentis des sociétaires, jusqu'à l'âge de 18 ans, moyennant 5 fr. par an (2 fr. pour les soins du médecin, 3 fr. pour la pharmacie). C'est le meilleur moyen de modifier à la longue son personnel.

Nous avons montré successivement le chef de famille, la mère et les enfants agrégés à une société de secours mutuels. Que ces sociétés se généralisent, et elles transformeront totalement dans les masses cette santé physique qui est certainement l'un des capitaux les plus précieux d'une nation.

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