‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 170 sur 331 · DES VEUVES · texte numérisé non relu

DES VEUVES

Exemple de la société municipale du huitième arrondissement de Paris. — Possibilité de mulualiser l'orphelinat. — Nécessité d'un fonds distinct et d'une cotisation supplémentaire et obligatoire. — Supputation de la dépense probable. — L'orphelinat en famille, — L'assistance permanente des veuves ne peut pas être, en général, mutualisée.— Un secours doit cependant être toujours accordé. —La quotité de l'allocation doit être déterminée par le taux des cotisations spéciales des sociétaires.

Dans une matière aussi neuve, l'exemple sera le meilleur des arguments.

Le rapport de la commission supérieure en 1855 s'exprimait ainsi :

« Dernièrement, la Société municipale du premier * arrondissement de Paris trouvait, dans la mort d'un de ses membres, roccasion d'unir encore plus intimement la prévoyance et la charité par l'adoption du fils de celui qu'elle avait perdu, el la fondation d'une caisse spéciale en faveur des orphelins laissés par les sociétaires : touchante application de la mutualité qui ne se croit jamais quitte envers nous et veut nous protéger et nous aimer encore au delà de la tombe, dans ce que Dieu nous a donné de plus cher et de plus précieux. »

Tel est le premier exemple qui ait été donné de la fondation d'une caisse particulière en faveur des orphelins. Cet exemple a bientôt été suivi : à Paris, par la Société du faubourg Saint- Denis, dans les départements par plusieurs autres sociétés. Qu'il soit désirable de mutualiser l'orphelinat, pour le nier, il faudrait ne pas songer aux angoisses qui au moment de mourir torturent l'âme de cette mère ou de ce père, resté l'un ou l'autre le suprême appui d'un enfant. Il faudrait ne pas songer à l'amertume de leurs regrets, presque de leurs remords, en songeant (|ii"ils n'ont rien demandé pour protéger le sort de cet enfant, à uik; mutualité qui les a abrités eux-mêmes pendant

' Aujourd'hui huitième.

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