PARTIE VI, CHAPITRE II
ment anglais a prouvé une fois de plus l'immense intérêt qu'il porteà cette questionne 16 aoûtl853,M.A.Finlaison, chargé de coordonner les résultats de l'enquête, présenta son premier rapport à la Chambre des communes. Le 12 août 18oi il produisit le complément de son travail'. Les tables qui furent adoptées d'après ces bases ont été publiées, en 1860, par M. John Tidd-Pratt '\ D'après les calculs de M. Finlaison, la moyenne des journées de maladie par an et par personne dans les friendly societies, se répartit ainsi qu'il suit :
A l'âge de 15 ans 6,21 journées.
Ces résultats ont une très-grande valeur; mais les évaluations ne seront qu'approximatives tant qu'on ne se sera pas entendu sur le véritable sens du mot maladie. Il est évident que le risque contre lequel les sociétés de secours mutuels s'engagent à garantir leurs membres n'est pas absolument ce qu'on appelle en médecine « maladie. » C'est en réalité l'incapacité temporaire de travail. On sait bien, en effet, que toutes les indispositions ne rendent pas inhabile au travail et qu'entre deux ouvriers atteints d'une indisposition de la même gravité, l'un quittera son travail, l'autre ne le quittera pas. M. Scratchley, dans l'ouvrage que nous avons déjà cité plusieurs fois, propose de prendre l'incapacité de travail comme preuve de la maladie ^ Après avoir donné de la maladie relativement à l'incapacité de travail la définition suivante : « Toute maladie étant
• Àverage sickness to each person in Friendlg Sncieties, in England and Wales, adjusted by tuking Ihe average of each p-ve years, the middle year of cachfive.
2 Instructions prepared hy John Tidd-Pratt, with rulcsand tables.
M. Tidd-Pratt a publié en 18G3 des Tables of contributions for payments in sickness, etc., for friendly societies in England.
^ C'est ce qu'on peut appeler, dit-il, « la vraie loi de maladie. »
aiguë ou chronique, curable ou incurable, aucune attaque de maladie aiguë et guérissable ne dure plus de six semaines à trois mois et une maladie chronique guérissable pas plus de douze mois ', » il établit, d'après un nombre de faits considérables, que depuis l'âge de 15 ans, c'est-à-dire à partir de l'âge auquel les maladies de l'enfance sont passées, et quand la constitution de l'individu s'est déterminée, l'homme est exposé en moyenne '^ à un minimum de cinq à sept journées de maladie; tout ce qui dépasse ce minimum dépend de son âge. Deux tables, l'une ne comprenant que les cas de maladie ordinaires, l'autre s'appliquant indistinctement aux maladies ordinaire et aux maladies chroniques ont été dressées d'après ce système.
Journées de maladie Journées de maladie
Age (DOUTelle loi.) (mal. ordiu. et chron.)
On voit quelles différences saillantes existent entre les deux hypothèses. L'homme à l'âge de 55 ans, par exemple, devrait s'attendre annuellement à 14.36 journées de maladie dans la première et à 22,82 dans la seconde ; à 60 ans à 19,41 dans un cas, à H3,10 dans l'autre, etc. On remarquera d'autre part, — et M. Scratchley s'en prévaut avec raison pour prouver l'exactitude de SCS calculs personnels, — que les résultats de la première table se rapprochent beaucoup de ceux de la table de M, Fiiilaison.
Ces divers calculs prouvent combien sont fondés les conseils donnés aux associations mutuelles d'être sévères sur la limite d'âge ; de transformer l'indemnité quotidienne en indemnité
'■< Avec modification suivant la race, le climat, la profcsuion, la façon de vivre, etc.