PARTIE VI, CHAPITRE III
46 ans *. Les tables de MM. Oliphant, Ansell et Neison qui comportent au fond à peu près la même loi pour la marche ascendante des maladies afférentes aux divers âges, servent de point de départ à ce système '\ L'adoption d'un régulateur permettant à chaque société d'utiliser non-seulement des probabilités générales, mais encore les leçons qui résultent de son expérience spéciale, d'un régulateur tel qu'après un terme fixé l'allocation des secours pécuniaires soit subordonnée à l'état des ressources sociales, constitue son principal moyen d'action.
Malgré le caractère particulier des sociétés de secours mutuels au milieu des institutions qui reposent sur le principe de l'assurance, on peut désirer des éléments de garantie plus rigoureux que ceux qu'à offerts M. Vergues. On doit toutefois placer sa tentative parmi les plus intelligentes dont la mutualité sérieuse et rationnelle ait été l'objet.
En somme, le problème attend encore sa solution, et c'est ce qui rendrait sans utilité des détails plus étendus sur les tentatives effectuées. Cette solution ne viendra pas chez nous d'un travail particulier ; la tâche est frop lourde pour qu'un effort isolé l'accomplisse. Il nous semble toutefois impossible que la science ne soit pas mise à même avant peu de déduire les lois fondamentales dont les éléments sont renfermés dans les statistiques annuelles fournies par chaque société.
Certes, de notables progrès ont été accomplis depuis 4852 dans la voie de la précision approximative '. Mais le jour où, au mioyen d'observations périodiquement renouvelées, revêtues d'un vrai caractère de certitude et combinées avec la comparaisou attentive de statuts, avec l'étude des climats et des professions, etc., la science fera entendre sa voix ; ce jour-là, plus de déceptions et de mécomptes possibles ; plus jamais de nécessité matérielle de concours extérieur ; l'avenir sera assuré et la dignité pour toujours sauvegardée *.
* « Le fonds de retraite, dit avec raison M. Vergnes, ne doit en rien donner lieu à un ralentissement des efforts des sociétaires jeunes. »
2 M. Vergnes renonce à user des indications de M. Hubbard, comme accusant une progression trop peu rapide.
* On a vu au chapitre statistique les résultats généraux qui ont pu être relevés au moyen des éléments existants.
* Montesquieu a dit avec raison : « La meilleure prévision est de songer qu'on ne