‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 256 sur 331 · PARTIE Vil · texte numérisé non relu

PARTIE Vil

nous? Pourquoi la mutualité des service?, but définitif du mouvement économique, ne serait-elle, en France, prise comme point d'appui que par quelques-uns? — Que les conservateurs, dont toute idée de véritable amélioration populaire alarme la prudence un peu exclusive, méditent et méditent encore les paroles qui vont suivre ; que chacun d'eux les considère comme une sentence sans appel : « Chaque époque de civilisation a des embarras et jusqu'à des périls qui lui sont propres. Celle oiî nous vivons rencontre les siens dans les mécontentements que sèment, au sein d'une partie des classes sociales, les avantages que le petit nombre a seul en partage. ^ ce mal, il n'y a qu'un remède qui soit d'une efficacité certaine, c'est la possibilité, pour ceux qui se plaignent de leur sort, de s'en faire euxmêmes un meilleur ^ » Entre autres leçons salutaires, le succès même des institutions nouvelles, — et tout à fait autonomes, — a prouvé aux classes laborieuses que le remède cherché est bien entre leurs mains et non ailleurs; entre leurs mains, c'est-à-dire dans leur prévoyance, leur moralité, leur assiduité au travail. Quelle raison d'appréhension peut-il donc y avoir pour les classes plus favorisées dans une tendance vers le mieux, appuyée sur de tels moyens ?

Nous suivrons dans notre travail l'ordre dans lequel les faits viennent se grouper pour ainsi dire d'eux-mêmes : examinant d'abord les deux modes qui seront bientôt chez nos voisins d'une pratique presque générale, et contre lesquels on élève spéculativement, du reste, peu d'objections chez nous ; abordant ensuite celui qui partout divise les meilleurs esprits, et dont, partisans et adversaires, ne se rendront partout qu'aux leçons de l'expérience.

' M. H. Passy, rapport à l'Institut, sur le crédit populaire.

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