‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 264 sur 331 · PARTIE VII, CHAPITRE i · texte numérisé non relu

PARTIE VII, CHAPITRE i

eh s'approvisionnant eux-mêmes, soit 87, 500 fr. entre cinq cents ouvriers, sur 350,000 fr. de dépenses.

En outre, le l)énéfioe de 23,000 fr. réalisé sur les ventes de l'année sera réparti entre les consommateurs-associés au prorata de la somme de leur consommation annuelle *.

Il y aura les frais à distraire, que nous évaluons ainsi :

2,000 fr. pour location, 5,000 fr. pour salaires d'employés, 8,000 fr. pour fonds de réserve.

Restent donc 10,000 fr. comme dividende d'un capital égal de 10,000 fr.

Quantauxpertes, « unesociétéde consommation, ajoute M. Ducuing, réglant tout au comptant, achats et ventes, peut bien ne rien gagner, mais ses pertes ne sauraient en aucun cas dépasser son apport. La surveillance peut être incessante, les livres de caisse étant vérifiés tous les soirs. »

L'adoption de la commandite est enfin conseillée d'autre part aux associations coopératives. Cette forme a l'avantage de limiter les risques des associés à leur mise, — et ce point est tout à fait considérable; — mais c'est à la condition qu'ils ne s'immisceront pas dans la gestion de la chose sociale, qui tombe alors sous la domination presque exclusive d'un gérant. Or, l'on sait les suspicions dont les gérants sont souvent ici l'objet; quelquefois même l'inconvénient intrinsèque des gérances insuffisamment surveillées. Sous l'empire de la société civile, la responsabilité indéfinie des associés solidaires ne serait au surplus qu'une fiction : les achats de ventes au comptant, la certitude de l'écoulement par les associés eux-mêmes, et l'absence de tout luxe d'achalandage, supprimant les chalices de perte.

Une nouvelle législation nous semblant très-probable, nous ne nous hasarderons pas à conseiller formellement un choix entre les deux modes décrits en premier lieu. L'un et l'autre ont leurs avantages actuels. Au double point de vue des évaluations et delà combinaison elle-même, la formule posée par M. Ducuing nous semble cependant digne d'une attention particulière '.

' On peut, si on trouve l'allocation et les frais évalués trop bas, les considérer comme devant absorber ce bénéfice de 5 p. 100, — mais il n'en resterait pas moins l'économie de '25 p. 100.

2 Une objection se présente toutefois : la raison sociale d'une gérance peut bien répugner aux ouvriers; mais la gérance est le pouvoir exécutil'; la gérance est la direilion. Même dans les sociétés de consommation, qui sont l'association coopérative II. 32

Quelle que soit la forme adoptée et en attendant les réformes législatives, les sociétés de consommations sont possibles avec les textes actuels.

Que les ouvriers et tous ceux qui les aiment songent au roman de Roctidale et à ses éditions successives dans toute l'Angleterre, — bientôt sans doute dans toute l'Europe !

au degré rudimentaire, il faut une certaine direction, ne fût-ce que pour faire les achats avec intelligence. Les simples délégations successives d'associés suffiront-elles à ce point de vue? De plus la société n'aura pas le bénfice des achats des tiers.

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