CHAPITRE IV
L<'i%.esociation coopérative.
DES RAPPORTS A ÉTABLIR ENTRE LES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES ET LES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS.
Éliage du progrès. — Prévoyance par l'association appliquée à la distribution du salaire, à la rémunération du travail.— faut-il moralement amoindrir une force au profit de l'autre? — Ne serait-ce pas compromettre le succès des deux ? — La filiation véritable des associations récentes. — Dans l'avenir juxta position, règle ordinaire; superposition très-utile dans des cas donnés. — Examen de l'idée pour les sociétés de consommation : assurance et participation proportionnelles aux bénéfices. — Difficultés des sociétés de consommation dans les grandes villes. — Le cadre mutuel résout la difficulté. — La Worschussbanks et ce cadre — Objection et ré(ionse. — Fonctionnement parallèle de l'assurance et de la solidarité. — Emploi fécond et naturel des capitaux disponibles des sociétés mutuelles. — Le crédit populaire s'alimentant par l'épargne pof>ulaire.
De la servitude où les retenait l'ignorance autant que le dénûment et oîi leur mauvaise fortune s'aggravait de l'amoindrissement moral qu'amène fatalement avec elle l'assistance invoquée OU simplement acceptée, les masses populaires, par une élite de plus en plus nombreuse, s'élèvent à la prévoyance et à la dignité. De cette ascension qui est un progrès radical, contenant à lui seul tous les autres progrès en germe, sont nées les diverses institutions préventives étudiées dans ce livre, et parmi lesquelles les sociétés de secours mutuels, considérées comme cadres presque indéfiniment extensibles, ont occupé la plus grande place.
Aujourd'bui ini nouveau pas est devenu possible. Grâce au progrès du temps, de la volonté et de rintelligence de cette élite des classes ouvrières, leiu' situation économique peut «Hre l'objet d'efforts nouveaux ri d'un genre différent. Nous venons d'étudier en fiernier lieu les questions posées à ce sujet par