‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 289 sur 331 · SOCIÉTÉ DES OUVRIERS EN SOIE DE LYON · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ DES OUVRIERS EN SOIE DE LYON

Nous avons déjà mentionné plusieurs fois cette grande institution due à l'intelligence et au patriotisme du commerce lyonnais. Les 130 sociétés mutuelles que Lyon possédait antérieurement à 1 848 produisaient un bien isolé, sans une véritable inlluence sur l'industrie principale de la cité. Organisées en général par corps d'état et par quartiers, ne possédant chacune qu'un trèspetit nombre de membres, ces sociétés étaient à peu près complètement étrangères aux ouvriers de la fabrique proprement dite. Les classes sociales séparées à Lyon par une division qui s'est gravée en caractères sanglants sur les pages de notre histoire contemporaine restaient toujours suns liens communs.

Celle situation fut comprise, et, le 14 septembre 18*8, suivant le vœu exprnné par les marchands-fabricants d'étoffes de soie, la chambre de commerce prit la tiélibération suivante : « La chambre de commerce vote une surtaxe de 0 fr. 06 c. par kilogramme de soie passant à la condition pour la fondation d'une caisse de secours et de retraite en faveur des ouvriers en soie. » Une allocation annuelle de 00,000 fr., produit du conditionnement, une cotisation mensuelle hxée à 2 fr. pour les hommes et à 1 fr. 50 c. pour les femmes composent, avec les versements particuliers des membres honoraii'es.

1851), il ferait, en faveur du socialisme, plus qu'on n'a jamais osé lui tlemanLlei'; la proposition de lui faire gérer toutes les compagnies d'assurances, n'était rien en com|iaraison .... » (Lire l'article de M. Kivier, comme parlant au nom des mêmes inéirèls que les défenseurs de la caisse, et arrivant, avec la longue expérience des sociétés de Grenoble, à des conclusions tout à lait contraires.)

' Des essais analogues à la caisse de Bordeaux ont été lentes à Dieppe et à Paris; dans cette dernière ville, sous le nom de la Fraternelle.

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