II. 3S
les ressources de la société qui fonctionne depuis le mois d'août If^SO et comiite aujourd'hui 4,500 membres environ, i,700 iionmies et 2,900 femmes * . L'allocation de 50,000 fr., est employée autant que possible au service de 5,000 primes de retraite ; les recettes et les dépenses du secours mutuel doivent s'équilibrer. La coopération des fabricants se borne donc à féconder les sacriflces que les ouvriers s'imposent et ne prétend pas illusoirement se charger de leur destinée sans qu'ils y travaillent eux-mêmes, et ainsi, il est répondu, « en une sage mesure, au sentiment de solidarité qui doit unir les agents d'une grande industrie ^. »
Dès 1855, le fonds de réserve dépassait 273,000 fr., et permettait au conseil de verser à la caisse des retraites des primes supplémentairee de 20 fr., au nom de tous les sociétaires ayant plus de 45 ans d'âge et faisant partie de la société depuis plus de 5 ans. Ces versements ont lieu, depuis, chaque année 3. « Par les soulagements qu'elle dispense, par les intérêts nouveaux qu'elle fait naître, a dit avec raison M. Audiganne, l'institution lyonnaise vaut plus qu'une forteresse pour la défense de la paix publique. S'il avait été possible de devancer les leçons de l'expérience et de former une telle société en 1831, c'est-à-dire avant que n'eussent éclaté les insurrections, on les aurait peut-être prévenues.»