‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 46 sur 331 · PARTIE IV, CHAPITRE IV. 8S · texte numérisé non relu

PARTIE IV, CHAPITRE IV. 8S

ment distinctes des pensions pour infirmités, est de 50 fr.; le maximum, de 300 fr. Quelques sociétés promettent aux veuves des sociétaires la moitié de la pension à laquelle auraient droit leurs maris. Dans l'état actuel des choses, la prudence doit conseiller plutôt une allocation de quelque importance et une fois payée. Quand nos sociétés seront rigoureusement et rationnellement organisées, il pourra n'en être pas ainsi.

Sur une dépense totale de 8,830,000 fr., les journées de maladie entrent pour 3,536,000 fr., ou 40,05 p. 100 ' ; les honoraires des médecins, pour 1,171,000 fr., 13,27 p. 100^; les frais pharmaceutiques, pour 1,314,000 fr., 14,88 p. 100 ^; les frais funéraires, pour 375,000 fr., 4,25 p. 100*; les secours aux veuves et orphelins, pour 219,000 fr., 2,48 p. 100^; les pensions d'infirmités ou de vieillesse, pour 864,000 fr., 9,78 p. 100 ^ les frais de gestion', pour 484,000 fr., 5,48 p. 100 ^ les dépenses diverses, pour 866,000 fr., 9,81 p. 100 ®. Les sociétés doivent évidemment tendre à réduire ce dernier chiffre.

Avant même le décret du 26 mars 1852, les sociétés avaient, pour constater leurs recettes et leurs dépenses, une comptabilité assez régulière. Cette comptabilité se composait le plus souvent de quatre livres; savoir : 1° Le livre d'admission contenant le nom des membres, leurs numéros matricules, la date et le lieu de leur naissance, etc.; 2" le livre des recettes tenu par le secrétaire de la société, et contenant l'indication des sommes dues par chaque membre, et versées effectivement par lui ; 3° le livre des dépenses tenu parle trésorier, et justifiant des sommes payées par lui au moyen des signatures des visiteurs déchargés eux-mêmes par l'acquit des malades ; 4° le livre de caisse énon-

• 39.55 % en 1860, 42.72 en 1854.

2 12.99 o/o id. 11.40 id.

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■' Les frais d'administration des bureaux de bienfaisance absorbent du sixième au tiers. On voit quelle énorme différence se produit en faveur des sociétés mutuelles (Recettes, 11,020,000 fr.; capital, 34,271,000 fr.; membres, 677,000.) 8 5.96 o/o en 1860, 5.67 en 1854.

» 11.04 «/o id. 11.76 id.

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çant les totaux de toutes les recettes et dépenses détaillées dans les livres particuliers. Il était même quelquefois tenu un grand livre restant entre les mains du président '. Voici maintenant l'énoncé des livres et registres que la législation actuelle, et notamment un arrêté ministériel du 20 avril 1850, exige strictement des sociétés approuvées.

1° Un registre-matricule divisé en colonnes, pour les associés participants, renfermant, à la fin, quelques pages blanches pour recevoir les noms des membres honoraires ;

2° Un livret de la dimension que devra avoir le diplôme, afin que livret et diplôme puissent être réunis et cartonnés ensemble ;

3° Un journal pour le trésorier, sur lequel seront inscrites outes les dépenses et toutes les recettes de la société, sans exception, et à leurs dates respectives ;

4° Une feuille de visite contenant tous les éléments nécessaires pour déterminer ce qui sera dû au malade, et pour assurer une surveillance exacte du service des maladies ;

5° Un registre blanc , pour y consigner les procès-verbaux et les délibérations du bureau et des assemblées générales, et les comptes-rendus financiers.

Ces divers registres, qui doivent être fournis par les communes, suffisent pour assurer aux sociétés une comptabilité régulière; mais ils sont tous indispensables.

Toute société qui voudra apporter à la gestion de ses fonds un véritable soin, et donner spontanément à ses membres, pour ne pas être exposée à se les voir réclamer d'eux, des éléments permanents et complets de contrôle, ajouterai ces divers registres un grand livre ou registre des comptes individuels. Ce grandlivre représentant les sommes versées et les sommes reçues annuellement par chaque membre, et ouvrant à chacun d'eux un compte spécial, aura l'avantage de mettre en relief la comparaison du minime sacrifice fait, et des avantages, fruit de ce

• M. Hiihhartl a sitçnalé avec raison la fàdicuse habitude de beaucoup de sociétés anciennes, de (|uali(i('r de boni, sans avoir é^-ard à leurs cn};a^,'enu'nts, tout excédant annuel des recettes sur les dépenses, c'est-à-dire un excédant sans ief|uel, en présence des promesses de pensions ou même d'allocations pour infirmités chroniciucs ou simplement en cas d'épidémie, la distiolulion de la société serait imminente.

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