DU SERVICE PHARMACEUTIQUE DES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS
Écarts extraordinaires dans la dépense des sociétés. — Divers modes de convention^ — Abonnement ou marché à forfait; — ses inconvénients ; — son caractère aléatoire. — Réduction proportionnelle sur les prix courants. — Qu'est-ce que les prix courants ? — Adoption d'un tarif exprimant le prix de revient, augmenté d'une allocation supplémentaire. — Système proposé par M. Dublanc. — Le tarif de la Société philanthropique ; celui des bureaux de bienfaisance de Paris. — Vœu d'un tarif spécial. — Les pharmaciens perdent-ils à l'entrée du peuple dans les sociétés? — Les associations spéciales de pharmaciens et leurs syndicats pour les fournitures aux sociétés, ou résistance du groupe contre les groupes. — Le Gelbverbskranken-Y erein de Berlin. — Les pharmacies spéciales créées par les sociétés.
Au moment où nous allons commencer à examiner cette question si importante, si laborieuse, quelquefois si menaçante du service pharmaceutique dans les sociétés de secours mutuels : si importante, puisque, suivant l'observation de Fourcroy, dans
nous a pas permis d'insister sur certains points de détail assez importants cependant, pour ne pas passer inaperçus. Ainsi, il est certain, qu'outre l'influence du médecin sur l'hygiène générale de l'ouvrier qu'il traite dans ses maladies, et qui est d'autant plus ignorant de ces questions, qu'elles sont encore presque complètement inconnues des classes supérieures elles-mêmes, les rapports médicaux, lus dans beaucoup d'assemblées annuelles, exerceront une influence collective des plus salutaires. Ce sont de véritables cours populaires d'hygiène, et qui trouvent là un auditoire exceptionnellomeut préparé. Les précautions spéciales qui doivent être prises dans telle profession, dans telle localité, par suite de telle ou telle expérience dont tous les sociétaires ont été témoins, sont facilement saisies de tous; leur exposition appropriée amène des résultats (pi'on attendrait en vain, dans d'autres milieux ; mais pour (pi'un pareil usage donne les fruits qu'il tontient, il faut des hommes acceptant sans réserve une mission, et ne se bornant pas à subir un emploi. Il faut qu'un traité de paix cordial, sincère, soit signé des deux côtés.
Nous avons sous les yeux une sub.stantielle thèse de médecine soutenue à Paris en 1804, par M. G. liertin, sous le titre de : Essai sur l'hygiène de l'ouvrier au point de ruf de l'hdbitalion, de l'alimentation et du travail. Cette thèse, qui a mis à profit tous le» travaux spéciaux sur la matière, et où les observations de MM. itlaïupii, de Melun, Villeneuve de ltargi!rnont, trouvent leur place à coté de celles de MM. Dumas, Villermé, Douchardat, Tardieu, se pl.iee à un point de vue où l'émotion féconde la science et qui nous .semble devoir être celui de tous les médecins de sociétés de secours nuiluels