Ï>ARTIE II, CHAPITRE II
qui vit toujours et qui apprend sans cesse. » Les corporations, salutaires pendant de longs siècles, même peut-être au point de vue du travail, car la liberté ne pouvait aller plus vite que le temps, sont à jamais tombées parce qu'elles avaient fini par devenir la concurrence collective, l'antagonisme des castes, la consécration du monopole, la tyrannie des intérêts privilégiés; parce qu'elles avaient étouffé le sentiment chrétien dont elles s'étaient si magnifiquement inspirées au début. Les corporations ont croulé sans retour ; mais la classe laborieuse sait aujourd'hui que les sociétés mutuelles qui sont nées de ces corporations et qui n'ont conservé aucun de leurs abus, qui peuvent en outre revêtir assez de faces pour envelopper l'individu tout entier (1) sans diminuer son libre arbitre, sont pour elle le plus sûr et le plus tutélaire de tous les abris, le plus puissant de tous les véhicules du progrès.
* Ce point, un des plus grands attraits de l'ancienne forme corporative.