‹ Le paupérisme et les associations de prévoyanceChapitre 152 sur 254 · LES FRIENDLY-SOCIETIES ANGLAISES · texte numérisé non relu

LES FRIENDLY-SOCIETIES ANGLAISES

Leur place dans l'ensemble des associations anglaises. — Premières formations au dix-huitième siècle.— Les réfugiés protestants français et la mutualité anglaise. — Progrès énorme de 1800 à 1815. — Chiffres successifs. — Dénombrements actuels. — Citation des plus importantes sociétés. — La mutualité et la taxe des pauvres. — Ensemble prodigieux de l'institution. — Revers de la médaille. — Engagements non tenus. — Dissolutions nombreuses. — Vices d'administration. — Tarifs défectueux. — Les réunions dans les cabarets. — Les plaintes de la minorité et le registrar. — Les appréciations du Times. — Réquisitoire de M. Gladstone. — Les compagnies industrielles d'assurances ei les friendly societies. — Confusion fâcheuse, — Vote du government annuities act. — Jugements divers portés sur lui en Angleterre. — Caractère cordial des associations. — Les friendly societies et les sociétés de secours mutuels françaises écoles les unes des^autres. — Les trade s -unions. — Le bill Gladstone aura amené la réforme, mais non la décadence des friendly societies.

Si l'on !i fait remarquer avec raison qu'il n'y a pas en Europe beaucoup d'exeuiples plus extraordinaires de l'énergie dans l'action sociale et de la puissance d'accomplir les grandes choses que les changements pacifiquement accomplis au delà de la Manche, depuis trente ans « l'émancipation des catholiques quia été une révolution religieuse, le bill de réforme qui a été une révolution politique et l'abolition des droits sur les céréales qui a été une révolution sociale ', » nous croyons que l'Angleterre, c( cette grande curiosité de nos jours '^ » offre à l'état permanent des spectacles non moins extraordinaires. Telles sont ces milliers d'associations de toute nature qui dignes, à des degrés trèsdivers, d'intérêt et de sympathies, sillonnent littéralement le territoire, se croisent, se heurtent, s'enchevêtrent, accomplissent leur œuvre bonne ou quelquefois mauvaise sans qu'aucun trouble extérieur résulte de leur action multiple, sans que la collectivité

* M. Ed. Srherer.

2 Suivant l'expression de M. Léon Faucher.

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