‹ Le paupérisme et les associations de prévoyanceChapitre 178 sur 254 · PARTIE il, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

PARTIE il, CHAPITRE VI

existait que deux, dont celle de VUnion^ qui fonctionne encore aujourd'hui. A cette époque, le comité d'utilité cantonale pénétré des avantages qu'elles renferment, s'efforça de les propager en offrant des primes à celles qui se créeraient. — Une seule société fut le fruit de cet appel; mais elles se sont depuis beaucoup propagées eu égard surtout au chiffre de la population. — Elles sont en général formées entre individus d'un même État ou d'une même nationalité. Elles garantissent le secours en cas de maladie et assistent aux funérailles, dont les frais sont payés sur leur caisse ; toutes celles à peu près qui sont professionnelles, accordent des secours en cas de chômage forcé ; il en est même plusieurs dont c'est là l'objet unique. Pour Tadmission, l'âge, la moralité, le droit d'entrée et l'indemnité, les amendes, les soins médicaux, rien de particulier à remarquer. Quant aux membres honoraires, il en existe en fait quelques-uns ; mais la distinction des membres honoraires et des membres participants ne figure nulle part dans les statuts. Les femmes ne sont généralement pas admises. Une fête réunit chaque année les membres des diverses sociétés. On en a compté une trentaine environ, mais ce nombre n'est évidemment qu'approximatif, leur absence de relation avec l'État ou de liens entre elles, rendent les dénombrements difficiles. Yoici le nom des principales avec la date de leur fondation : V Union universelle (fondée en France en 1832; la date de son introduction à Genève est inconnue), la société des menuisiers (1835); celles des plâtriers et peintres en bâtiments (1839), des tailleurs de pierre (1839), des garçons de magasins (1841), des monteurs de boîtes d'or (1842); la société française de secours mutuels (1842) ; — elle accorde des secours aux Français non sociétaires, — la société savoisienne et italienne (1843) ; — elle compte 450 membres; — la société des Yaudois du Piémont (1844), une des rares sociétés qui admettent les femmes; la société fédérale (1844), 500 sociétaires ; IdiConcordia (société allemande, 1845), 350 membres; les sociétés de Tanninges (1853), du Grutli (1857), de Carouge (1859)*.

^ Une caisse centrale des sociétés de secours mutuels entre ouvriers s'est formée en 1858. à l'effet surtout de faire des avances aux sociétaires en cas de chômage forcé

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Il y a aussi trois sociétés de pompiers (1847-1853-1854).

Les sociétés les plus nombreuses de Genève, sont deux sociétés de femmes. L'une, l'association de Sainte-Blandine, pour les domestiques catholiques, fondée en 1846 et possédant 800 membres environ; l'autre, pour les domestiques protestantes, fondée en 1852 et comptant 500 membres *.

Les deux sociétés se sont donné le même but, formulé dans les mêmes termes : r venir en aide aux domestiques femmes (catholiques, protestantes) dans le cas de déplacement, de chômage et de maladie ; T les protéger contre les séductions qui les entourent et les affermir dans leur foi religieuse. Dans les deux sociétés, le droit d'entrée est de 1 franc, la cotisation mensuelle de 25 centimes. Les deux sociétés sont locataires chacune d'un local qui contient : 1° un asile pour les sociétaires sans place ; 2° un bureau de placement.

Les membres malades de la société catholique sont soignées dans un hôpital dirigé par les sœurs de Saint-Vincent de Paul ; dans la société protestante , le local contient une infirmerie. La première société est dirigée par un ecclésiastique ; la deuxième, par un comité a de 6 messieurs assistés de 14 dames, de plusieurs ecclésiastiques, d'un médecin et d'une diaconesse qui dirige l'établissement. « Le directeur de la première société, le comité de la seconde publient des rapports annuels. Un service religieux spécial a lieu tous les mois pour les sociétaires catholiques ; un culte, chaque dimanche, pour les sociétaires protestantes.

Chaque candidature donne lieu à une enquête minutieuse sur

Celto institution nons intéressait particulièrement et nous nous proposions de faire une élude spéciale des résultats qu'elle avait obtenus. Malheureusement ces résultats paraissent médiocres au moins jusqu'ici.

« La caisse n'a pas réussi, dit une note demandée à notre intention au conseiller d'Klat compétent par M. Gustave Moynier. Le ^gouvernement a fait un fonds de 80,000 fr. qu'on peut considérer comme perdu. Cet insuccès doit-il être attribué aux inlluences politiques (jui ont dirigé les décisions quant aux prêts ou à des vices inhérentsà la conception de cette société < ? je l'ij^nore. Pour le moment, cette affaire chemine avec l'argent de son directeur, «pii, se trouvant jujje et partie, est probablement plus attentif aux garanties (|ui lui sont offertes »

< Celte dernière fondée par M. Prod'hora.

« Le conseiller d'fitat rliarpô du d('>partcnu'nt dos finances n'est que depuis tr^s-pcu de temps au conseil d'Etat.

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