PARTIE II, CHAPITRE
cune attache quelconque de l'État, un ensemble considérable de matériaux sur la statitisque du canton ^ Cette société , qui comprend beaucoup des hommes les plus distingués de Genèye, et notamment le général Dufour, M. Gustave Moynier , les professeurs Ernest Naville et de Candolle, etc., s'occupe, avec un succès particulier, de toutes les questions qui touchent à l'éducation, au paupérisme et à l'industrie. Ses publications, ses concours, sa bibliothèque philanthropique, unique peut-être parla très-grande agglomération d'ouvrages d'une nature tout à fait spéciale, très-difficiles à rencontrer ailleurs et dont les avantages peuvent profiter aux études bien en dehors de Genève ^, méritent de fixer l'attention publique. Lorsqu'au mxOyen de monographies comme celles oii nous venons de puiser, l'autorité fédérale suisse aura constitué la statistique entière du pays, on saura , pour chaque canton (on le sait déjà pour les cantons de Bâle-Yille, de Schaffouse et pour d'autres encore) , l'état des institutions de prévoyance, et on constatera que peu de nations dépassent la Suisse sur ce point. Chacun, cependant, peut signaler dès à présent les fruiteries comme une des formes les plus généralisées de la mutualité helvétique.
En dehors des sociétés d'amis , la bourgeoisie suisse trouve dans les vieilles sociétés dites de l'Abbaye, au nombre de 13 à Berne, le plus puissant secours. Le bourgeois suisse, autrefois privilégié, peut maintenant réclamer de ces sociétés, s'il tombe dans la gêne, une pension de retraite, et, si sa détresse est absolue, il a un abri assuré dans ces splendides hôpitaux, orgueil des sociétés de l'Abbaye.
Une société mutuelle avait été projetée pour les orphelins et les veuves des miliciens. Tout citoyen suisse, faisant ou ayant
^ C'est à M. Gustave Moynier, rédacteur de cette statistique et qui, à titre sans doute de président delà Société genevoise, a récemment figuré avec le général Dufour comme plénipotentiaire de la Suisse au congrès international en faveur des militaires blessés que nous devons la communication des documents qui viennent d'éclairer notre route. Nous le prions ici de recevoir l'expression de notre gratitude. La Société genevoise elle-même qui a bien voulu consacrer à l'examen de la 1" édition de ce livre deux numéros presque entiers de son intéressant recueil a droit aussi à tous nos remercîmenls.
2 La Société genevoise met sa collection à la disposition de tout le monde et la circulation de ses livres s'est déjà étendue fort loin. Kn dehors même de la rareté de la collection, il y a là une institution des plus originales, qui peut rendre de vrais services et qui mérite d'être signalée.
fait partie de la milice fédérale ou cantonale , devait avoir le droit de s'y affilier, moyennant une cotisation annuelle variable suivant les grades, depuis le soldat jusqu'à l'officier supérieur ' . La Société devait être administrée par vingt-deux comités cantonaux et dirigée par un comité fédéral. Mais l'idée n'ayant pas trouvé d'écho dans les cantons autres que celui de (ienèvc, dût nécessairement être abandonnée.
L'esprit d'association si naturel aux Suisses, devait les accompagner |dans l'émigration. Les 72,000 Suisses établis à l'étranger '\ ne devaient pas manquer de former des liens. La plus ancienne association suisse à l'étranger, fut fondée en 1703, à Londres, sous la forme d'une société de secours mutuels, n'admettant que des Suisses protestants. En 1846, elle avait environ 7,500 fr. de revenus. La seconde association, l'Église suisse de Londres, se forma en 1762. Parmi les associations qui ne remontent pas au delà du dix-huitième siècle, les plus anciennes sont celles de Saint-Pétersbourg (1814) et de Paris (1821). En 1846, il y avait 19 sociétés suisses à l'étranger. Il y en a aujourd'hui 43, dont le plus grand nombre en Amérique, c'est-à-dire dans le pays où se porte principalement le courant de rémigration suisse. Sur ces 43 sociétés, 19 affectent la forme de la bienfaisance proprement dite, et ont pour objet l'assistance des Suisses indigents; — telle est la société helvétique de bienfaisance de P.u'is, qui accorde des secours pour départ, des secours accidentels, des secours réguliers; — 9 sont des sociétés d'agrément, 15 sont tout à fait des sociétés de secours mutuels. Ces dernières, qu'on désigne fréquemment sous le nom de sociétés du Griitli, semblent devoir prendre une plus grande extension en Amérique qu'en Europe. En Europe, l'émigration suisse prend la forme de la bienfaisance : au contact de cette individualité américaine, la plus forte qui soit au monde, elle revêt la forme supérieure de la mutualité. Les 15 sociétés de secours mutuels suisses se divisent donc ainsi : 4 en Europe, 1 à Paris (1849), 1 à Manchester (1849), 1 à Liverpool (1854),
M base (Hait une contriliiilion miilnollo (|uoti(licnnt' de 1 centime par soldat jusqu'à idanl soiis-ofiicier, 2 centimes jiar olllricr jus(|u'au cai»itainc, 5 centimes par ofli-
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l'adjudanl soiis-ofiicier, 2 centimes \ cier supérieur.
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