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PARTIE III, CHAPITRE YI

1 à Leipzig (1845) ; 11 en Amérique. Les villes oii elles sont établies, sont : la Nouvelle-Orléans (depuis 1855), Chicago (1856), Tell-City (1858), Louis^ille (1850), Philadelphie (1849 et 1856) S Washington (1859), Alleghany-City (1852), Nashville (1857), Cincinnati (1857), Dona-Francisca (1856).

Quand nous aurons dit qu'en 1862, il ^ avait dans les 25 cantons suisses, 353,855 déposants à 230 caisses d'épargne ^, c'està-dire que 7,09 des habitants de la Suisse sont au nombre des déposants, et qu'en moyenne, l'avoir d'un déposant est de 372 fr.; qu'en outre le nombre des déposants s'accroît chaque année dans des proportions considérables : 1835, 60,028; en 1852, 181,096 ; en 1858, 301,887 ; en 1852, 353,855; que l'avoir des déposants s'est accru dans la même proportion : en 1835, fr. 16,789,305; en 1852, fr. 60,366,759; en 1858, fr. 103,245,625; en 1862, fr. 131,542,639; :qu'enfin à Zurich, par exemple, en 1862, 1 habitant sur ':;! était déposant à la caisse d'épargne, nous aurons donné aux lecteurs une idée de ce qu'est la prévoyance dans ce pays de liberté religieuse, civile et politique, de culture intellectuelle, d'esprit local et de bonnes mœurs.

Allemagne. — Les sociétés de secours mutuels se confondant aujourd'hui dans le grand mouvement de coopération et de crédit populaire dont il sera longuement parlé plus loin, nous nous bornerons à dire ici qu'elles sont largement représentées dans les divers pays de la confédération.

En Autriche, d'après les renseignements fournis par le docteur Heelm à la Réunion internationale de chanté, qui eut lieu à Paris en 1855, il existait depuis longtemps, à cette, époque un grand nombre de sociétés donnant des secours en cas de maladie, et reposant sur des indemnités mensuelles ; l'autorité n'exerçait sur ces sociétés aucune pression ni même de surveillance. Elles se sont beaucoup développées depuis ces dernières années. Des associations spéciales ont pour objet, comme "en Hollande, de subvenir, aux frais d'enterrement. Dans certaines sociétés, les membres reçoivent les secours môme en cas d'ab-

< La 1'^ Grutli; la 2^ Helvetia (société de femmes).

2 Les cantons de Zurich et de Berne en contiennent à eux seuls, le 1" 38, le 2« 42. Les cantons d'Argovie (35) et Saint-Gall (23) viennent ensuite.

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sence, au lieu où ils se trouvent, à la seule condition de remettre, à leur retour, le montant des cotisation échues.

Dans le Hanovre, les sociétés datent du milieu du dix-huitième siècle. Il résulte du rapport du registrar anglais, pour 1859, qu'elles étaient à cette date, dans les sept districts du royaume, au nombre de 875 : on en compte aujourd'hui 900. Elles sont surtout organisées parmi les classes aisées, dans la petite bourgeoisie. De plus, elles se spécialisent à l'infini : sociétés pour les veuves d'officiers ; veuves d'officiers non commissionnés ; veuves de prédicateurs ; veuves de maîtres d'école, de médecins, d'employés au télégraphe, d'employés des chemins de fer. Il y en a aussi pour les charpentiers, les selliers, les mécaniciens en recherche d'emploi ; il y en a contre la grêle et les épizooties, pour les frais d'enterrement, le remplacement militaire, etc.

A Berlin, il y a près de 80 sociétés de secours mutuels, comprenant environ 40,000 ouvriers. Ces sociétés ont trouvé qu'il y avait avantage à se réunir en une grande association pour tout ce qui a trait au traitement médical et pharmaceutique. Cette association, qui se nomme Gewerhskraiûen-verein^ s'occupe do tout ce qui concerne les médicaments et le traitement, et laisse à chaque société le soin de s'administrer et d'assurer les secours en argent pour les journées de maladie *.

La librairie allemande, qui forme une corporation dont on comprend l'importance unique dans un tel pays, — corporation ayant une capitale acceptée de tous (Leipzig), un organe spécial lui servant de lien (le Boersenbhitt), une Bourse enfin, construite il y a une vingtaine d'années, — devait nécessairement, en même temps qu'elle réglait ses intérêts commerciaux, se préoccuper de l'assistance mutuelle et des libraires malheureux. Cette idée était d'autant plus naturelle, qu'ainsi que le faisait observer dans une récente séance annuelle du Boersenverein, le président de cette association : (( Il n'y a aucune profession où l'on dépiMide plusTim de l'autre que dans la librairie; le libraire détaillant, n'ayant pas comme les antres négociants, le choix

* Cette orpmisation a permis de reriioillir un très-grand nombre d'observations mé- (liralcs sur les maladies et la mortalité des ouvriers. Déjà, en IS")?, le commissaire municipal, M. Knohlautli avait résumé ces recliercbes statistiques pour 40,000 ouvriers pendant trois ans.

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