ASSISTANCES
L'assistance est, dans l'ordre des faits, le premier moyen qu'on a opposé à la misère. — La charité privée. — Ses caractères. — Les règles qui doivent en diriger l'exercice. — L'assistance publique, — Opinion des philanthropes, — des économistes. — Charité légale. — Bienfaisance que peut sans danger exercer le gouvernement, — qu'il doit forcément exercer pour accomplir sa mission de garantie générale. — Statistique officielle du paupérisme en France. — L'assistance publique jugée par ellemême. — Son impuissance radicale. — Le remède est ailleurs.
« Aucun plan pour secourir la pauvreté ne mérite attention, s'il ne tend à mettre les pauvres en état de se passer de secours. » Ricardo.
« Je pense que le meilleur moyen de faire du bien aux pauvres n'est pas de les mettre à l'aise dans leur pauvreté, mais de les tirer hors de cet état. » Franklin.
« La bienfaisance est un remède salutaire, mais mieux vaut éviter le mal que d'avoir à employer le remède »
« Le culte de la charité ne doit pas être assez aveugle pour faire regretter la misère, dans le cas oti l'absence d'indigents rendrait la charité superflue. »