‹ Le paupérisme et les associations de prévoyanceChapitre 196 sur 254 · PARTIE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE II, CHAPITRE VII

bien plus vif intérêt et porteraient avec eux un bien plus fécond enseignement, dit M. Legoyt, s'ils avaient été complétés par l'indication, pour chaque année : 1° de la composition par âge des sociétaires, avec la distinction de chaque sexe, et, autant que possible, de chaque profession ; 2° du nombre et de la durée des maladies d'après l'âge, la profession et le sexe; S** du nombre des décès avec les mêmes distinctions. On aurait pu déterminer ainsi, d'une part, la mortalité afférente aux classes ouvrières en France, de l'autre, l'influence de l'âge, pour chaque sexe, sur l'accroissement des maladies et de leur intensité, et en déduire des tables de maladie et de décès qui auraient servi de base au calcul du chiffre de la cotisation à exiger de chaque membre, d'après son âge et d'après les chances de mortalité de sa profession.

(c Dans leur état actuel, c'est-à-dire en se bornant à constater le mouvement des sociétés et leur situation financière d'une année à l'autre, les documents officiels ont perdu tout intérêt scientifique. »

Nous ne saurions trop nous associer aux regrets de M. Legoyt. Les relevés des premières années dus à M. Cazeaux, inspecteur général d'agriculture et ancien élève de l'École polytechnique, membre de la commission supérieure, auraient servi, s'ils avaient pu être continués, de préparation infiniment sérieuse à des travaux scientifiques définitifs.

Voici, par exemple, pour l'ensemble des sociétés, un essai de détermination du nombre des malades pour chacune des catégories d'âge ci-dessus. Cet essai figure dans le rapport pour 1854.

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