SYNTHÈSE ^ONOMIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE SECOURS MUTUELS
Inconvénients de l'extension des attributions de l'État; — l'initiative individuelle vaudra toujours mieux, même avec l'erreur, que l'État-Providence. — N'existe-t-il pas une institution encore dans l'enfance que personne ne pourrait rejeter comme base indéfiniment extensible d'améliorations sociales ? — Quatre moyens par excellence du progrès social : association, assurance, forme appropriée de patronage, relèvement moral des populations. — Fécondité de l'association en général ; défiances injustes. — Premier examen rapide de ['association ouvrière, — de ses relations actuelles et futures avec la société de secours mutuels. — Importance du rôle de l'assurance dans cette dernière société. — Division des classes. — Examen de la question générale du patronage, des divers moyens proposés pour l'organiser : modification de la loi du partage égal; régime restrictif des établissements industriels, etc. — Émigration. — Nécessité de «l'assistance intellectuelle, «véritable patronage industriel : — la forme de ce patronage est trouvée dans l'institution des membres honoraires. — Progrès moral résultant de la société mutuelle. — Elle réunit donc les quatre conditions du progrès. — Vues d'ensemble. — Les sociétés de secours mutuels et les diverses écoles. — La généralisation des sociétés de secours mutuels est un devoir social.
L'homme est si éminemment un être sociable qu'il ne supporte pas l'isolement. Vainement la politique, en regardant la société à travers son télescope trop souvent obscurci par des préoccupations exclusives, se sera imaginé que l'association est un mal, et qu'on ne saurait l'entourer de trop d'entraves : l'individu ne cesse pas de contracter des liens. Michel Chevalier.
La société humaine ne peut ni imposer le dévouement ni s'en passer. Jules Simon.
Tout indique que les sociétés de secours mutuels occuperont une place considérable dans le régime nouveau. M. Le Play, les Ouvriers européens.
Rien de grand n'a de grands commencements. On ne trouvera» pas dans l'histoire de tous les siècles une seule exception à cette règle : crescit occulto velut arbor œvo ; c'est la devise éternelle de toute grande institution.