II, — PARIS
Ne m'en voulez pas en cela^ les romanciers et les amants de chaque siècle ont eu ce défaut ; pour mieux cacher leur héroïne ou leur maîtresse, ils ont couru en droite ligne la poser dans une grande ville : Nathaniel emmena donc la sienne à Paris.
Au temps qu'il y avait de petits amours et une
grosse Bastille dans cette nche capitale^ j'aurais conçu fort bien la répugnance d'un ravisseur, même étranger, à se choisir asile au milieu de tant de curiosilés de cour, de médisances, et de lettres de cachet. Vos ambassadeurs, qui en ce temps dansaient à Versailles, auraient vu écrouer sans trop de pitié un Lovelace ullramontain ; pour sa belle, on Teûl protégée en termes de gentilhomme, c'est-à-dire qu'on lui eût donné quelque belle charge au palais, pour qu'elle parvînt le plus possible à se naturaliser en France.
Ainsi en fut-il de la belle Circassienne qu'amena à la cour de Louis XV je ne sais plus quel prince noir; le premier jour, elle éblouit par ses anneaux d'or, sa gorge d'ébène, sa taille de 7)almier; un mois après elle avait jeté au feu son costume, et causait en robe de dentelle avec le duc de Choiseul, à l'Opéra. Le prince noir était vaincu.
Paris maintenant n'a plus rien à craindre de cet œil ouvert sur tous, — cet œil de la cour. Paris n'a pas plus de cour que de Bastille : tout au plus se méfierait-il de ses journaux. A tous les adultères de la province ou de^ l'étranger, arrivant en chaise de poste, Paris accorde sûreté et protection. Voulez-vous être sûr de l'impunité de l'opinion? N'allez pas, gauche ravisseur, chercher dans ce Paris d'or qjaelque petite rue de vieux faubourg, où vous gagniez un concierge,, un hôtelier, une sage-femme peut-être; un de ces logis à murs de couvent où vous enfermiez votre belle, pas même la petite maison aqx galants
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barreaux. Prenez hardiment cette femme sous le bras, montrez-vous partout, — partout avec elle ; — puis quand on vous aura bien vu, quand votre honte à tous deux se sera accouplée au grand soleil, le monde entier lui jettera ce mot pour ciment : Elle est sa femme.
N^est-oe pas là ce que vous vouliez ?
Madame Marini, dans le trouble ou la jetèrent les confidences de sa tante, ne fit peut-être aucune de ces réflexions. La folle comtesse accepta le bras de ce Juif, comme celui d'uq cavalier dans le tumulte d'un bal dont craqueraient les solives. L*idée de sa ruine la glaça. Malheureuse ! elle, devenir malheureuse dans cette même Venise où elle avait affiché tant de mépris et de luxe I Madame Harini n'ayant jamais regardé le malheur en face; — elle partit.
£t cela, sans voir la fin de ce drame, sans entendre les cris étouffés d'Andréa; — Andréa, qu^elle n'avait aimé qu'un jour, — sans lui jeter d'autre adieu qu'une lettre froide, lettre écrite sous la dictée de la marquise. A la première étincelle qu'une main lança contre le store iudien de la chambre basse, la marquise et Nathaniel la poussaient déjà vers la barque, et la brise vers Fusine.
Lea Marini sauva donc«à temps tout ce qui faisait sa vie, --- ses diamants et son corps. Que lui imporiait après cela que pendant trois semaines, Nathaniel et sa tante se fussent parlé, que Nathaniel eût été aperçu à quelques pas de là au moment de l'incendie. La comtesse était-elle chargée de ces deux con»cien-
ces? La sienne, molle et complaisante sirène, l'endormait dans le repli do cette pensée : c'est à un danger certain que j'échappe, à la ruine I J'ai voulu vivre, je vivrait
La comtesse se précipita donc avec son guidé dans tout ce que Paris se réserve de corruption et d'éclat Une Vénitienne en France produit souvent peu d'd*fet ; c'est une fleur étiolée loin du pays ; mais la comtesse faisant son entrée par un bal , attira sur elle tous les regards. La seule beauté de cette jeune femme eût alors suffi pour en faire un moyen de diplomatie, dans le temps où les maris étaient diplomates. Nathaniel la promena dans tous les salons : salons de douairières, de banquiers, de ministres, de gentilshommes et d'artistes; et alors se pressèrent autour de l'Italienne, devenue en quelques jours si Française, tous les prestiges de cette vie, royauté de chaque^ instant pour une femme ; les courses aux bois^ les concerts, les réceptions, POpéra et les soirées. En quelques jours, elle eut un cercle, uu hôtel, et trois ennemies à mort; en un mot, un succès complet, — et cependant la comtesse n'avait pas encore un amant 1
La comtesse Marini, fuyant son ciel et son toit d'enfance, n'avait pas même pour excuse ce qu'a d'ordinaire toute jeune femme, — un caprice ou une passion. Je vous l'ai dit, elle avait appuyé la main sur Tépaule de Nathaniel, et le Juif, son or sous le bras, comme l'Homme du Déluge de Girodet, l'avait portée rapidement aux bouches de ce gouffre qu'bn nomme une capitale.
Une fois enhardi par les conseils de la marquise Zappone, une fois certain de la ruine prochaine de Lea, M. Nathaniel Jubal n'avait pas hésité à s' éprendre violemment de la comtesse. Il y a de ces existences mornes et stupides auxquelles le hasard réserve parfois un éclair de poésie. Nalhaniel Jubal se trouva de suite ravisseur comme malgré lui, et sans vraiment comprendre pourquoi. Prévenu à temps de cet incendie de la Ca'd'Oro, peut-être eût-il pu y porter remède; ne faut-il pas croire à Tambiguilé de quelques ordres donnés par lui qu'il eut peut-être cette pensée? Le débat de cette question ne put exister qu'entre Dieu et lui. Quoi qu'il en soit, Nathaniel eut de suite son chapitre à la Werther; le juif Nathaniel enleva une comtesse.
A cette heure, et dans votre société, les fils de Juifs, monsieur, sont une réaction vivante contre leurs ancêtres. Aujourd'hui, votre politique leur tend la main, cette même main qui les eût flétris jadis. Les fils de Shylok sont gras, caressés, chantés partout'; il ont le visage ouvert, le teint fleuri, on les crée* barons ou comtes suivant la hausse ; ils font l'amour avec les duchesses, et la banque avec les rois. Ils signent des protocoles et des alliances avec l'Opéra. Aces gens-là, seulement à eux, on ne demande pas compte de leur père, des torts de sa vie, de ses usures; on ne leur parle pas de leur origine ; un peintre serait mal venu à retracer leurs fiefs de Chanaan sur leurs landaux, les agacaries des femmes et des princes les ont vQugés.
Voilà ce qu'est à celte heure un Juif.
Celui^cî^ nouveau météore, apparut sur l'horizon moinB pour y briller pourtant que pour faire briller Lea. Lea, qui le haïssait d'abord^ ne (arda pas, comme toutes les femmes, à revenir par degrés d'une aussi étrange prévention. M. Mathaniel, de trimestre en trimestre, acquit peu à peu singulièrement dans l'esprit de la comtesse ; le Juif arriva bientôt à une échéance indubitable.
Il faut en convenir à sa louange, depuis ce jour Nathaniel n'en fut point jaloux. Dès qu'il s'en fut as- | sure comme d'un immeuble, il la laissa adorer intré- j pidement par tout un essaim de fats et de jeunes gens, i — et il se moqua d'eux tous. I
Ce fut une joie toute nouvelle pour cet homme d'ar- i gent tombé au milieu de Paris, que la conscience de de son empire. Nathaniel n'avait jusque-là couru le monde que pour dépenser , il avait vécu pour son plaisir, maintenant il commençait à goûter les joies de l'orgueil. Chaque matin, il se faisait donner régulièrement avec ses journaux les vingt-cinq billets que sa toilette et sa figure attiraient périodiquement à la comtesse. Alors même, et sans les décacheter, M. Nathaniel se contentait de dire : A ce soir, ce soir ma bataille ! bataille rangée contre un, dix, quinze ! Tenons-nous bien, rions et comptons nos morts. Dans cette pensée, il pi*enait sa canne, cotait la rente et descendait au salon.
Dans ce salon, confié à la présidence de la marquise
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Zappoae> organe décrépit des volontés de Nalhaniel, arrivaient comme partout» sur les neuf heures, des prétentions musquées, en frac, en velours» en album^ en médisance et en esprit. A celui-ci la comtesse demandait conseil pour un ruban, à un autre pour des vers, à un troisième peut-être contre son mari. Natbaniel, devant le bourdonnement de cette ruche, gardait le plus insouciant sang-froid ; — il se donnait des rendez-vous sous ses yeux, des bouquets et des échanges de romances, et cela n'alarmait pas même le Juif, — cela lui était indifférent. N'était-il pas sûr chaque soir de reconquérir son esclave et d'en jouir à ses heures ? La clef de sa caisse et de son alcove ne le quittait pas.
D'autant, notez-le bien, qu'il ne se passa pas une année que M. Nathaniel ne vît à la suite de la révolulion de Paris Taurore de Tépoque la plus bourgeoise et la plus rentière. L'argent, devenu première condition d'une Cbarte, les relations du Juif le mirent bientôt en relief et en honneur. De toutes parts on se hâta de faire des politesses et des emprunts à sa fortune. La comtesse, au contraire, était en retard; elle avait manqué les belles fêles de la duchesse de Berry, fêtes toutes siciliennes et poétiques d^éclat; elle n'avait rien vu des femmes du pavillon Marsan, des gentilshommes de Dieppe et de Rosny ; en revanche, elle rencontra* de singuliers caprices dû grandes dames, des raouts de députés, et des marquises véritables dansant la galoppe à l'Opéra. Lu comtesse trouva de
suite moyen de se faire une cour; c'était unereioe dans toute l'acception du mot, une reine sur un ballot de juif, tenant son miroir au lieu de caducée, vivant le matin sur les vieilles anecdotes de sa tante, et le soir sur ses yeux à elle; existence def^mme le plus souvent à deux pas d'une faute, servie toujours, souvent adorée, jamais trahie ; car si elle eut des amours, ce furent de ceux qui, par leur durée, exemptent delà constance.
Natbaniel, de concert avec la marquise, en emmenant madame Harini, avait toujours pris soin de lui celer la fatale nouvelle, celle de la perte du comte, dont eux-mêmes n'avaient été bien instruits que par des correspondances tardives. Pas une lettre de Venise n^était venue troubler ces joies coupables de Lea ; la politique de la marquise, agent de Natbaniel^ les eut de suite interceptées! Madame Mathaoiel (Lea, en écbange d'une fortune, n'avait pas rougi de se soumettra à ce nom) ne portait pas même le deuil d'Andréa. Quelques-uns de ces souvenirs, des ces effrois vagues qui ne manquent jamais au remords, venaient-ils à l'assiéger? Lea, au milieu de tout cet enivrement magique, ne s'arrêtait pas longtemps à sonder la nuit d'un rêve. Lea« l'insouciante I n'avait pas besoin de marcber sur son cœur pour oublier.
De son côté, Natbaniel ne sortait jamais de ce monologue rationnel :
— Si le comte Andréa Marini n'était pas mort, à coup sûr il eût pris la cbose comme tant d'autres.
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Les maris ilaliens sont d'exquise composition, etc., elc.
Puis quand survenait la question de Tincendie, question de sang pour cette conscience stupide, le bon Nathaniel se représentait Marini désormais exempt de la misère^ et magnifiquement enseveli comme le Commandeur dans son mausolée de marbre.
Voilà, monsieur, comme au sein de Paris s'étourdirent, un temps, ces deux existences : Tune à force de plaisirs et d*oubli, l'autre en s'attribuant une mission de hasard, idée si commune à la sottise. Nathaniel, croyant être en un mot le Dieu de Lea, — la comtesse le regardant comme un chiffre.
A Paris, pourtant, c'est déjà beaucoup que d'être ainsi l'amant d'une femme. Non-seulement ce chef de file peut tourmenter à son gré, comme fil Nathaniel, une foule d'adorateurs en sous-ordre, mais déjouer au besoin et opprimer la haute aristocratie. Par exemple, M. Nathaniel ayant été prévenu un soir qu'un jeune lord du comté d'Haslings avait des projets îori arrêtés sur madame Nathaniel, qu'il avai( fait prendre des informations sur elle au sortir de l'Opéra, n'alla point, je vous le jure, provoquer en duel sa seigneurie au bois de Boulogne, il joua à la Bourse, et gagna ce soir même sur les Cortez. Lea, par un coup dé, resta à Nathaniel.
Cette femme, si vénitienne qu'elle fût, se trouva donc, encore une fois, épouser ainsi d'un seul coup chaque loi et chaque contrat de cette société nouvelle. La comtesse Marini se laissa partout appeler madame
di.
Natbaniel, subordonnant ainsi sa vanité de femme à sou éclat, et finissant par rire bien haut de la manie des grands noms et des généalogies ; d'ailleurs n'avait-elie pas encore une tante' marquise? — Et puis un beau jour M. Nathaniel obtint le titre de baron.
Ce que vous appelez à Paris le Salon avait cette année-là soulevé bien des critiques. On s'étonnait d'y voir tant de peinture o;^ae//e et officieuse, des princes prenant des canons et des monarchies à eux seuls, des conseillers d'État et des maires à cheval, des apothéoses en pied et en bas à jours, — la rue Saint-Denis faisant irruption dans le portrait. Par bonheur, à la surface de cet océan maussade, surnageaient quelques esquisses de jeunes peintres, esquisses de talent et d'avenir. Le style pâteux et animé de Lawrence, en ramenant la peinture à des tons brillants, combattait peut-être avec succès sa froideur. Cette fois, la foule se porta aux /^a^^icAe^ seuls; on se faisait tuer autour de ces petits cadres. Plus que jamais la peinture d'histoire fut déclarée poitrinaire.
Cette année aussi le Gouvernement ( malgré l'amour effréné de Tart qui le distingue), se prescrivit d'étroites limites. Il acheta peut-être six tableaux. Les particuliers vengèrent alors les artistes de cette mesquinerte injuste du prince. Il se fît entre quatre Anglais une loterie de sujets qui dépassèrent les plus hauts paris des courses d'Epsora et de New-Market.
Le prince de.. .. grand de Russie (permettez-moi de trous taire ici son taom), Potemkin émérite et rhuma-
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lise de randenne cour, n'étant venu en France que pour compléter sa galerie de maîtresses et de tableaux, se distinguait alors par la haute protection qu^il accordait aux artistes. De tout temps il s'était montré fort assidu aux mercredis de madame Nathaniel. La marquise Zappone sa tante ^ depuis deux mois partie pour les eaux, Tavail autrefois apprécié luimême dans ses beaux jours. Lea voulut voir cet hôtel russe, et se ût suivre de Nathaniel.
La table du prince était une des plus vantées de Paris. À ce dîner, où la politesse du vieux seigneur les retint^ M. le baron Nathaniel fut vraiment d'une gaieté grande. Il cita Buffon, et plaça au dessert trois mots d'une pièce qu'il avait vue la veille au Gymnase; il raconta la Chambre et deux anecdotes de la Gazette des Tribunaux. Le prince s'occupa beaucoup de madame Nathaniel ; il lui montra en détail sa galerie, ses pastels de femme , ses écuries de marbre et de glaces, et aussi un jeune peintre, dont il venait, disait-il, d'acheter le tableau, l'un des meilleurs du Salon.
Madame Nathaniel salua à peine ce jeune homme, qui, de son côté, l'examinait avec une attention mêlée -d'embarras.
Un domestique apporta sur une table le cadre contenu dans un lourd étui de bois : chacun se pencha, chacun parla, — les femmes surtout; — car le jeune artiste était brun , élancé , — un beau visage encore hâlé du soleiî; il arrivait d'Ilalie. La seule madame
Hathaniel riail alors en ballant ses jolis doigts conlre le mufllerose d'nn beau griffon, comme ces princesses nonchalantes des Contes de Perrault*
€ Divin! — prestigieux! — s'écrièrent les juges du cadre. Quelle teinte dans cette eau I — C'est de l'eau! — Et le feu donc! — Fin comme Eugène Isabej. — C'est le ton mat de Venise, etc., etc.
— Hais regardez donc Lea, dit Nathaniel (balan- ^t lui-même son lorgnon sans avoir encore rien tu). Cela , ma chère, est de la première qualité. Mon Dieu! le bel art que la peinture!
— Le sujet? dit Lea.
— Un incendie à Venise, reprit le peintre; celui de la Ca' d'Oro. »
Ifathaniel s'appuya contre la table....
Pour Lea , aussi calme dans sa bravade que Don Juan aux pieds de son ancien mort, — elle approchait Deux secondes avaient suffi à la comtesse pour mesurer de l'œil cette page. Toute autre femme peutêtre, les deux mains ainsi placées sur celte toile comme sur un remords, eût reculé. Lea, face à face avec son crime, eut le courage d'applaudir et de tout voir; elle prit le tableau et le retourna dans tous les sens. — Elle observa même qu'il n'élait pas encore verni
Ceux qui étaient là trouvèrent que ce qui distinguait surtout ce tableau d'effet, c'était l'entente fort originale de son clair-obscur. Dans ce petit cadre, l'incendie, comme au sein d'un voile troué, se faisait
jour. La lumière élail partout; active, saisissante, une pluie de feu et d'éclairs. Sur le premier plan, un tronçon brûlé qui pouvait ressembler à une pouire*»»*
— LaCa'd'Orol murmurait Nathaniel, que l'œil du peintre ne quittait pas plus que la comtesse.
— Mais ce corps? demanda-t-elle en montrant de révcntail le premier plan.
— Celui du comte Marini....
— Nathaniel, reprit Lea à voix basse, vous ne m'aviez pas dit qu'il fût mort?
Ce fut le seul instant où la comtesse pâlit. . .
Or, maintenant vous avez vu ce qu'était Lea. Pardonnez-moi de vous avoir initié si au long à celte vie. Ne me demandez pas non plus ce qu'elle devint. Sa couleur de Vénitienne une fois perdue, Paris le grand roué se l'adjugea. Il la traîna par les cheveux, comme ces femmes nues que fustigent les diables de Callot, quitte à les embrasser après. Lea vécut sans doute la vie de vingt femmes que vous pourriez me nommer. Une vie d'égoïsme , — fermentant pour elle seule comme le Champagne aux bulles d'or.
Une femme galante enfin, — espèce iï animal aimant, d'après le mot d'une spirituelle lady, qui nous a écrit son boudoir (1).
(4) Lady Morgan. {Le Livre du boudoir,)
iU LES SOlRftES OU LIDO.