LA TOUR DE BORD A GAIN
Eux-mêmes voudraient-ils fixer leur demeure? Il paraît que oui, puisqu'ils se sont implantés à Ciboure, et qu'on les y voit soumis désormais à la règle commune, travaillant aux métiers et gagnant leur vie. Il n'y a que la charrue et la mer qui fasse peur au cascarot. La liberté des flots n'est pas entière; on est enfermé dans la barque, c'est une prison flottante. Quant à cultiver un
champ , quant à s'attacher à la glèbe, le bohémien n'y consentira jamais. Dans le peu d'idées que contient sa cervelle primitive, et qui sont des idées très vieilles, la bêche est un instrument de servitude. Volontiers, il sera pâtre. La fillette que je rencontre sous le porche de l'église branlante de Bordagain, surveille de loin, et avec l'indifférence vraiment caractéristique de sa race à la propriété d'autrui, deux chèvres qui broutent effrontément la haie d'un jardin. Je lui parle, elle me répond en basque; je mets dans ma main une pièce blanche, elle présente la sienne ouverte; mais ses yeux ne quittent point la poche de mon habit, d'où sort le coin d'un mouchoir à bordure rouge.
Ces deux escarboucles luisent d'un feu si éloquent que je tire le mouchoir; cette fois, elle joint ses mains au bout de ses longs bras en fuseau. Elle a treize ans peut-être, et jamais la pauvre créature n'a rien vu qui lui causât un si furieux appétit que cette bande rouge. Je lui donne l'objet de son envie; elle sourit et me montre deux belles rangées de perles tranchantes, qu'une Parisienne paierait bien cher, si les dents s'achetaient comme les cheveux ; puis tout à coup, prise de honte, elle ramasse une houssine qu'elle a laissé tomber à terre, rejoint ses chèvres, et se met à les frapper de toute sa force, pour les faire courir devant elle. Ah ! le présent que leur maitresse vient de recevoir vaut à ces malheureuses bêtes une belle volée !
Je redescends vers Cibou"re, et me rends tout droit à la maison de la Douane. Ce n'est pas pour y déclarer une marchandise prohibée; ce n'est plus pour les douaniers, c'est pour les moines. Cette caserne, c'est l'ancien couvent des Récollets; on y trouve quelques débris peu attachants, sauf une délicieuse fontaine de style Renaissance, bien qu'elle porte, inscrite, une date postérieure. Des herbes et des mousses ont envahi la vasque, et des branchages légers sortent delà tissure des pierres et du couronnement. Elle décorait une cour extérieure entourée des débris du cloître.
Je m'achemine, après cette courte visite, vers la route que tra-
verse la voie ferrée : c'est toujours la route d'Espagne. A gauche, à deux kilomètres environ, Urrugne se dessine en silhouette, sur une hauteur. I ne masse curieuse de bâtiments m apparaît, solidement assise à quelques centaines de pas en avant de la bourgade,
VUE D URRUGNE.
dans le vallon. C'est le château d'Urtubie, autrefois résidence de seigneurs assez puissants, puisqu'ils menèrent une longue querelle à main armée contre ceux de Saint-Pée, leurs rivaux. El s' agissait de la possession d'une charge, celle de bailli duLabourd. Bailli d'épée. Les deux factions séparaient de noms étranges: les« ventres blancs », les « ventres rouges », les Sabzlchourri, les Sabelgorri — .
noms tirés apparemment de la couleur de leurs habits de guerre.
Louis XI vint à Urtubie, dans le même temps qu'à Saint-Jeancle-Luz. Il y eut même une entrevue avec le roi d'Aragon, mécontent et déconfit , parce que son cousin de France avait méchamment occis ou jeté dans ses prisons les sires d'Alberet, et les puissants seigneurs d'Armagnac ses alliés — surtout parce que , grâce à cette exécution féroce , le roi de France mettait décidément le pied sur ce midi pyrénéen, qu'Aragon avait toujours regardé comme sa terre.
Aussi ce ne fut point la paix qui sortit de l'entrevue d' Urtubie. Le roi espagnol sema la révolte, non loin de là, dans le Roussillon, qu'il fallut reconquérir.
Maintenant le château garde encore quelques anciennes parties debout, pour témoigner de sa puissance. Sur la façade du midi se dessine une légère tourelle à encorbellement. Deux autres tourelles flanquent la porte d'entrée; mais on oublie bientôt ces restes intéressants pour le paysage qui les encadre. D'abord, un parc superbe, puis des métairies et des bois ; au fond, la Rhune et les Trois-Couronnes fermant le tableau; des ombrages séculaires, une fraîcheur délicieuse, un riche domaine où l'on voudrait vivre — n'en fût-on pas le maître. — Si on l'était pourtant, le charme du lieu n'en serait point gâté; nous ne vivons pas en un temps où de bons revenus incommodent le Sage.
Sur le monticule, Urrugne montre son église, dont la grosse tour en façade nous attire. Pas un voyageur qui n'ait commencé par là sa visite de la bourgade, et qui n'ait reçu, d'abord en souriant, la leçon religieuse et philosophique que porte l'inscription de l'horloge. Ce cadran marque les heures et nous dit ce qu'elles nous coûtent en s'envolant :
Vulnerant omnes, Ultima necnt.
«Toutes elles nous blessent, la dernière nous tue. »
C'est une vérité déplaisante. Le sourire s'éteinl sur des lèvree quil'avaieni dessiné trop vite. Le premier mouvement de misâmes françaises contre ces avertissements-là est une bravade; et puis on songe. Oui, toutes les heures que nous avons vécues nous ont blessés, et combien peu ont apporté le baume qui apaise, s'il ne guérit pas ! Pour une caresse de la fortune, combien de coups de griffe de la destinée ! Les heures, ces méchantes ouvrières du temps, emportent d'abord notre jeunesse, et bientôt après jusqu'à la mémoire vivante des joies que nous avaient données l'amour et les vingt ans ; elles ne nous laissent que la vision tardive et trop claire des mensonges qui ont nourri ces ivresses. Nous ne pouvons plus nous tromper nous-mêmes; nous n'avons été heureux le plus souvent que par notre propre sottise, et désormais nous le savons. Et pourquoi avons-nous dépensé notre cœur et notre sang à ces folies qui nous semblaient si belles? Pourquoi maintenant déchantons-nous si fort, après avoir si haut chanté ? Pour rien, moins que rien, puisque la dernière de toutes ces heures si vaines accourt et va mettre fin à tout : illusions et amertumes, plaisirs et regrets. Ultima, necat.
Qui a fait graver cette inscription sur cette horloge? Le curé du temps où l'on a construit la tour, sans doute. Eh bien! c'était un philosophe et un excellent latiniste; car cette devise est de la meilleure langue parlée par Horace ; — mais c'était un curé désobligeant.
L'église date du xve siècle ; la nef, terminée par une abside hexagonale, en est assez belle. L'abside est éclairée par d'étroites fenêtres à lancettes que surmonte un oculus, et présente des voûtes largement dessinées, dont les nervures rayonnant au centre sont supportées par de longues colonnes à chapiteaux. Tout cet ensemble est d'une remarquable élégance ; mais la nef est la curiosité de l'édifice : la partie supérieure en est masquée par un plafond de bois, et les côtés garnis des trois étages de tribunes, qui s'avancent jusqu'à l'ouverture de l'abside. Cette dis-
position que nous connaissons déjà, et que nous allons retrouver à Hendaye, est exactement celle (Tune salle de spectacle ; le chœur ligure la scène. Sur les dalles de la nef, se trouvent partout ces carreaux de laine noire bordés de blanc qui servent aux femmes. Là, comme à Saint-Jean-de-Luz, point de chaises. — Nous appelons l'attention sur un de nos dessins qui reproduit un bénitier d'une forme très rare, placé dans l'église.
IÉN ITIBE A L' ÉQLIS E D ' V B BUG NB.
La partie extérieure du monument est intéressante : d'abord la grosse tour, puis un joli porche, addition postérieure à la construction de deux siècles pour le moins. — En différents endroits de la muraille de l'église, on reconnaît des meurtrières, évidemment percées pour se défendre pendant les guéries de religion. La population se réfugiait dans le sanctuaire, en cas d'alerte; et c'était une forteresse suffisante contre un coup de main. La bourgade, à l'ombre de cette tour, descend sur les flancs du coteau, vers deux ruisseaux qui en contournent le pied, et se réunissent au fond du vallon. Les maisonnettes à
pignon , bâties souvent en planches et en torchis , mais toujours recrépies au printemps, et repeintes à neuf, semblent glisser sur la pente, au milieu de la verdure; le faîte du monticule est couronné d'un bois, qu'on appelle la Croix des Bouquets, qui vit, en 1793, un engagement assez vif entre les troupes espagnoles el nos bataillons français. La Rhune et laHaya forment encore le fond du tableau.
Le chemin qui d'Urrugne conduit à Hendaye tourne vers les monts espagnols et n'a plus de perspective sur la mer. On doit se rappeler que nous avons suivi, pour arriver au bourg et au château d'Urtubie, la route d'Espagne qui, un peu plus loin, franchit le chaînon de hautes collines bordant, de ce côté, le bassin de la Bidassoa, pour la traversera six kilomètres de là, au pont de Béhobie ; nous cheminons entre des coteaux couverts de cultures et le pied boisé de la montagne. Un coude assez brusque nous rapproche de la rivière ; le chemin s'engage dans une coupure profonde, et bientôt, débouchant au-dessus d' Hendaye, nous revoyons la mer, et nous avons devant les yeux le versant occidental du Jayzquibel, dominant la rive gauche de la Bidassoa, en terre d'Espagne, et Rabaissant par degrés, pour former enfinunelongue pointe au milieu des flots : c'est le cap du Figuier.
Le village d'Hendaye dessine un carré, dont la base ou le quatrième côté est formé par des habitations de plaisance bordant la rivière ; à droite, une rue courant entre des maisons bourgeoises ou des masures entourées de jardins; à gauche, la rue marchande, qui est le chemin de la grève; au sommet, une sorte de place que domine l'église. Là, est le jeu de paume ; en face, se dresse un arbre de la liberté : anciennes coutumes, idées nouvelles. L'arbre est mort.
Au fond de la place est une hôtellerie espagnole, fonda Espànola; et regardant la campagne et les monts, l'hôtel Imatz, très français, l'un des meilleurs de ce coin des Pyrénées. Nous y arrivons à la nuit close. La table d'hôte est bien garnie ; mais, l'appétit
que donne une longue route une fois apaisé, je me prends à regarder les convives. La composition en est un peu plus que bigarrée : à ma gauche, un prêtre; à la droite de mon compagnon de voyage, assis près de moi, deux hommes qui causent à voix basse. Mon compagnon, tout bas aussi, me dit : Ce sont des joueurs, ils ont une martingale. Et, sur le même ton, je lui réponds : Il n'y a pas qu'eux ! D'ailleurs, tous les joueurs ont une martingale. Ecoutez ! — Mais un monsieur, de l'autre côté de la table, se met à parler tout haut des travaux en cours d'exécution sur la plage d'Hendaye, qui transformeront ce village en un rival heureux de Biarritz ; sa voix couvre ces chuchotements étranges ; il s'adresse de préférence à une vieille dame placée près de lui, et qui a posé un gros sac noir devant son assiette. Elle ne l'écoute point et regarde son sac d'un air qui nous fait songer aux beaux yeux qu'avait la fameuse cassette d'Harpagon. Une autre femme la lorgne, — et il faut prendre ce mot au propre, car celle-ci a sur le nez un binocle d'écaillé qui couvre des paupières pendantes et lasses. Elle n'est qu'en son automne encore, — mais un automne terriblement replâtré pour se donner des mines de printemps. Une perruque jaune, un demi-centimètre de blanc et de rouge au visage, un pot de carmin aux lèvres. Elle parle à son voisin; il s'agit de la vieille dame. Parbleu! l'envie que l'Automne porte à l'Hiver ne me surprend plus. Savez-vous ce que contient le sac noir de la bonne dame Hiver? Dix-huit mille francs. Neuf cents louis gagnés de l'autre côté de la Bidassoa, au petit Casino de Fontarabie, où la mise pourtant est mince. Un minimum de quarante sous. Jeu de famille.
Le monsieur qui occupe le haut bout de la table continue d'énumérer les bienfaits que la construction d'un véritable établissement de bains va répandre sur le pays. Il en est. Il pourrait bien même n'en être jamais sorti , et il croit avoir bien fait, puisque, d'une part, il n'a point troublé son repos; que, d'autre part, il s'est intéressé à cette bonne affaire, et que la Fortune va venir
le trouver chez lui. ("est une attention qu'elle n'a pas ordinairement; cette coureuse éternelle n'aime pas les sédentaires. Notre monsieur est un bourgeois du crû: cheveux ras sous le large berret, veste courte et ronde; tout le costume n'est guère différent fie celui que les cultivateurs mettent le dimanche. Le bourgeois, seulement, le porte tous les jours; et sa veste est de drap plus fin. Ce sont de beaux parleurs que ces messieurs cossus du franc pays basque : graves, la phrase empesée ; celui-ci développe, développe !...
Tout à coup , un bruit infernal retentit sous le porche de l'hôtel : de grands rires à gorge déployée, des voix profondes et assez rauques, qui sont des voix de femmes, des répliques aiguës fournies par des hommes; deux couples espagnols se précipitent dans la salle. Si la nature souffrait qu'on l'interrogeât, je lui demanderais pourquoi, dans cette Espagne du nord, notre proche voisine , elle a donné la basse au beau sexe, et le soprano au sexe fort ? — A cette brusque irruption, tous les dîneurs lèvent la tête; on a reconnu deux paires de jeunes mariés : deux brunes rondes, de fier corsage; noirs sourcils et des yeux sombres , un soupçon de moustache estompant la lèvre, des dents à croquer des hidalgos moins chétifs que les seigneurs et maîtres qu'elles se sont choisis. Ils sont minuscules, ces deux maris tout neufs, habillés à la française, ce qui ne rehausse point leur mine. L'une des épousées a la mantille, l'autre porte un chapeau rose. Il est peut-être de saison, ce chapeau, mais point de circonstance, car la pluie en ce moment fouette les vitres. Les deux couples s'installent au bas bout de la table, menant toujours le même bruit; ils demandent du Champagne.
Pour les autres convives, le dîner est terminé. La dame au sac noir demeure à table; elle n'aimerait pas à s'aventurer dans l'ombre avec son magot, les lumières la rassurent. Et puis, qui sait? Ces amoureux sablant le Champagne l'amusent peut-être; cette liqueur blonde coulant dans ces gosiers bruyants
lui rappellerait-elle d'autres plaisirs que ceux de la roulette? Ces vieilles joueuses ont dans leur passé de vieux replis. — Le reste des dîneurs s'est dispersé : nous descendons la rue, qui coupe à angle droit la place où l'hôtel est situé; une petite bruine assez serrée a remplacé la grande pluie, et cependant le ciel au-dessus de nos têtes est d'un gris léger qui ne répand point trop de ténèbres. Au-dessus d'une boutique faiblement éclairée , -nous apercevons un balcon en forme de « mirador » ; mode d'Espagne. En face est une maison éventrée; trois murs seulement debout. Puis un logis basque à pignons, dont les hôtes sont en devoir de souper dans la salle basse; puis une autre ruine, d'autres murailles croulantes, dont la crête se couronne d'herbes...
Je me souviens qu'en 1793, la bourgade d'Henclaye et le fortin qui la défendait ont été bombardés méchamment par les gens d'en face. Ceux de Fontarabie, à force de les regarder, eurent l'idée de bourrer leurs canons. Peu après, un capitaine français tira une jolie revanche de cette férocité espagnole, si parfaitement inutile. Les ruines des maisons demeurent, comme pour témoigner de l'attentat; du fortin même, il n'y a plus de traces. Au bout de cette rue est le terre-plein qui le porta, et qui domine une petite jetée s' avançant dans la rivière ; de cet observatoire commode, nous distinguons sur l'autre bord de la Bidassoa une ligne sombre, des dentelures de pierre se découpant sur un fond brumeux: c'est le château de Fontarabie, d'où partirent les boulets.
Le vent, qui souffle du large, commence décidément à disperser les nuées; sous la demi-clarté flottante, c'est un endroit charmant que cette petite jetée d'Hendaye, où l'on reçoit l'haleine tiède de l'eau. Vers l'ouest, l'immensité qui s'ouvre; à quelques centaines de mètres, une sorte de grande muraille blanche qui se dresse au milieu des plis de vapeurs : c'est la barre de sable qui marque l'embouchure de la Bidassoa; au delà, c'est la mer. — En face, au midi, ce noir profil de Fontarabie et de son château gigantesque ; si l'on se tourne vers l'orient, on suit le ruban argenté de
la rivière, courant entre des hauteurs chargées de grandes ombres mouvantes, qui sont des bois. Sur cette rive d'Hendaye où nous sommes, des villas bordent le flot. La première maison à droite de la jetée est pourtant une petite usine en miniature. C'est ici que se fabrique l'excellente liqueur d'Hendaye, dont la réputation a précédé d'un demi-siècle celle de la Chartreuse. A gauche, est un vaste bâtiment carré, hermétiquement clos du grenier à la cave. C'est le « Casino » ; et, bien qu'il soit si tristement abandonné, ne dites pas que c'est un fantôme de Casino, car la maison est solide et neuve. Ce fut un essai, il n'a point réussi. Il y a des joueurs et des baigneurs à Hendaye, seulement les baigneurs ont été jusqu'à présent des gens tranquilles, ne recherchant point les lieux de fêtes; les joueurs vont à Fontarabie.
Après cette pluie d'été , la nuit est d'une mollesse pénétrante; on ne se lasserait pas d'en jouir. Un grand effort nous est nécessaire pour regagner l'hôtellerie. Le matin, par un soleil déjà vif et cuisant, j'ouvre ma croisée. La petite place m'apparait; voici les ruelles qui s'enfoncent derrière l'auberge espagnole ; voilà le jeu de paume et l'église. Ma première visite est pour elle. J'entre en passant sous un large porche que surmonte une tour carrée. Le pavé est formé de pierres tombales sur lesquelles se lisent des noms basques. Le monument est du xve siècle; on reconstruisit alors dans ce pays beaucoup d'églises, entre la grande guerre des Anglais , qui en avait endommagé ou brûlé un bon nombre, et les guerres de religion qui allaient en détruire de nouvelles.
Celle-ci présente encore un parfait modèle de la disposition nationale: trois étages de galerie; elles sont de bois ciré, avecun luxe de propreté inouïe, et, certes, il faut que les servants du sanctuaire y prennent de la peine. La chaire est à gauche, regardant l'autel; en face, un grand crucifix de bois. La voûte est peinte de couleurs voyantes, que les Basques ne dédaignent point. Sur les dalles delà nef traînent les carreaux de laine noire destinés aux
LES PYREXEE;
femmes; les ornements ici — la croix au centre, les cœurs aux quatre coins — sont brodés en jaune; à Saint-Jean-de-Luz, nous les avions vus brodés en blanc. Une des chapelles latérales du chœur contient de belles tapisseries anciennes.