LE DONJON D'ORTHEZ
sulfureuses froides sont connues et recherchées depuis des siècles. — Un peu de tous cotés, dans cette campagne très variée, aride sur les hauteurs et si fraîche sur les pentes, s'élèvent des maisons de plaisance et des châteaux.
Il y a beaucoup de restes encore de la vieille noblesse clans le Béarn, mais, surtout, on est étonné d'y trouver une si nombreuse bourgeoisie vivant de son bien. J'ai traversé le Labourd,la Soûle, la Basse-Navarre, je cours en plein Béarn, et dans tous ces cantons si divers, au bord des routes ou (les forcis, au fond des vallées, je vois des maisons de campagne à l'air paisible et cossu.
Elles se multiplient sur la route d'Orthez à Mauléon, que je suis au soleil couchant, dans une assez bonne calèche, au trot allongé de deux chevaux efflanqués mais vigoureux, dont les harnais sontgarnis de clochettes ; nous causons, en passant, beaucoup de bruit dans la sonorité des bois.
Une plaine, ou plutôt une vaste clairière, s'ouvre en forme de cirque. A l'est, parmi les nuées teintées de rose et de violei tendre , voici des profils plus sombres : ce sont les arêtes des grands monts. A l'occident, le bord du bois qui se recule est marqué par de hauts peupliers, dont les feuillages se découpent sur un fond clair. Mais de ce côté des vapeurs arrivent rapidement ; ces brumes accourent ordinairement de la mer à la tombée de la nuit, et se dissipent assez vite. — La route, bientôt, rentre dans la forêt; nous cheminons entre deux masses d'ombres, ayant le ciel étoile au-dessus de nos têtes. — Nous sommes en pleine Soûle; nous arrivons à Mauléon.
LE PAYS DE LA SOULE
LE Cil A TE AL" D K MAULÉON.
LE PAYS DE LA SOULE