‹ Le Pays BasqueChapitre 113 sur 152 · LE CHEVAL F)' AMPLE · texte numérisé non relu

LE CHEVAL F)' AMPLE

( Dt«UoU souUtia.)

D'Amplé le cheval

Le poil à grisonner commence ,

(Il a) pieds et pattes raides, et

Au dos la plaie ,

Et aussi a tout moment

A terre il tombe.

Amplé , vends ton cheval ,

Si tu as un acheteur.

Avec lui < témérairement) aller chercher

Ne serait pas prudence. [des sacs

Aux aigles prends garde ;

De lui ils ont grand'envie.

D'Amplé le beau cheval

A 1 etable (est) charmant.

Moi, au moins, j'aimerais mieux

Souvent à pied marcher.

Du picotin quoique rassasié ,

Il ne peut pas du tout bouger.

Il ne peut broyer le maïs ,

A la bouche il n'a point d'armes ,

Pour lui ( il ) ne vient pas

D'Espagne d'avoine.

Depuis qu'Amplé l'a pris,

Il ne sait pas de la satiétédes nouvelles.

Amplé le beau cheval m'a prêté, Moi, de (le) prendre (je mesuisï repenti. Les corbeaux et les aigles En route m'ont attaqué :

Dieu sait comment je me suis De ces messieurs délivré.

Ample, ez nindaile mintça, Amplé, je ne parlerais pas,

Çamariac bain bichta Norat nain juanic ère, Eroriz eta truinilca; Aintctn guibolez ez couca.

Saltçac fite edo truca.

— Ez diat nahi saldu Hz eta ère truca tu.

Ene çamariac behar die, Uda, bortuian pasatu.

Handic jin denian , Nahi diat onxa trufatu.

— Ample, ago ichilic, Ez duc eguinen trufnric :

Hire çamariac ez die janen Udan, bortian belharric.

Arte huntan eguinendie Arranuec ase ederric.

SATIRES. 383

Si le cheval avait la vue

Par où il veut , quoiqu'il aille

En tombant et en se roulant;

De devant , de derrière il ne se cabre

Vends-le vite ou troque-le. [pas.

— Je ne veux pas vendre Ni non plus troquer.

Mon cheval doit,

L'été, à la montagne passer.

De là venu lorsqu'il (sera) ,

Je veux bien me moquer de vous.

— Amplé, sois en silence,

Tu ne feras point de moqueries :

Ton cheval ne va pas manger En été , à la montagne d'herbe.

Dans cet intervalle feront Les aigles de beaux festins.

— Gauler batec Ampleri Eihera borthan , berari , Çamariaren hautateen Ez duela ikhasi , Emaztiari so eguin racola , Hartu cienian, hobequi.

— Un chaudronnier (a dit) à Amplé A la porte du moulin , a lui-même, Le cheval à choisir Qu'il n'a pas appris, Qu'à la femme regardé il avait Mieux, lorsqu'il l'avait prise.

— Ample, othoi , barkhatu , — Amplé , je vous prie , pardonnez , Etçaueu behar gaiteitu ; Il ne faut pas vous déplaire; Alabaieuna delà causa A cause de la fille du premier lit Coblatuac içan tuçu : Ces couplets ont été faits :

Etcheco berriac campuan Les nouvelles de la maison au dehors Guciac salhateen dauskitçu. Toutes elle a divulgué.

Behor bat erosi dut, adin onecua, Horlzetan marcateen du sei urlhecua ; Tatcha guciac ez dilu : lucedu lephtia , Uizcar heçurra çorrotz, bera da flacua.

J'ai acheté un coursier, il est dans son bel Age , Ses dents le disent de six ans;

Ne lui donnez pas tous les défauts : son col est allongé. Son dos scierait la pierre, ses jarrets sont peu solides.

LE PAÏS BAbQUE.

Adinez orhoitu eta jarten da goguetan, Mundnan dabilala hogoi urthe liuntan , Ouastu handiric ez du, zangoco ferretan , Beldur da jan dezatin chacurrec errecan.

Parfois repassant ses années, les noirs soucis l'agitent, Il songe que depuis longtemps il erre dans le monde, Et vu le peu d'argent dépense pour ses fers, Il tremble de servir bientôt aux chiens son corps en curte.

Page 1