LA CHANSON DE PERKA1N
Ar&um«ot.
Nous avons dit plus haut, page 102, que le souvenir des Perkaïn, des Curutchet et des Azanza, qui furent les plus fameux joueurs de paume du siècle dernier, vivait encore dans la mémoire des Basques; il s'y conserve surtout par la chanson suivante, qui nous révèle une autre célébrité pareille à élever sur le même piédestal que Gascona et Harriague dont nous avons déjà fait mention , et que Belchor , Dctchepare , Caniio , Hiribarren et Dihursubehere , les deux derniers prêtres , qui tous sont actuelle-
CHANSONS D1VEBSES. 397
ment les rois de la place Nous devons la pièce consacrée à leurs devanciers à l'obligeance de M. Archu.
Les deux autres morceaux qui viennent ensuite sortent du même portefeuille. Le premier, qui est d'une date assez ancienne, serait mieux placé à côté de la légende de la Fiaucée de Tardets qui a déjà passé sous nos yeux; mais nous ne l'avons connue que postérieurement. Quant à la complainte de Borthagarav, ce que nous en publions n'est qu'un fragment, la pièce entière, à ce que donne à penser le dernier couplet , n'en comprenant pas moins île trois cent soixante-cinq.
PERK.UNEN CANTUA.
(Bai* n*f»rt»rr» )
Noat joailen zira, adiskidia.
— Donapalena dut neure seghida; V.rhe bat baderamat bertze baten bilha, Baldin Laphurtarrac jalkitzen batlira.
F. A CHANSON DK PERKAÏN.
(Dltl«ct« b»? Q»T«rr«io )
Où allez-vous, l'ami?
— Je dirige mes pas vers Saint-Palais.
Une pièce d'or va à la recherche d'une autre , Pourvu que les Labourdins sortent ^sur la place).
' Mende fueiec dut bere pilotari ; Tous les siècles ont leurs joueurs de |
Hobekien direnae mende huntan barl : Les plus forts sont dans eclul-ci : Cascoina,llarriague,Belcbor,Delcbepare, Gascoina, Harriague, Belcbor, Detcfaepare,
Canlo, Iribarren, Dihursubchere Camio, Hiribarren, Dihursubebere.
Lebenae orotarie barza du idurl , Le premier de tous ressemble a l'ours ,
Rigarrenar gorphutzez ez lorric nlbori, Le second n'a rien a enviera personne pour son
Hlrnf arrenae dits espalda bazearrac, Le troisième a de fortes épaules, (corps,
Laugarrena beztitxen bisaia ederrae. Le quatrième présente une belle ligure.
Borti cta seigarrena , apbezac baltlrc , Comme le cinquième et le sixième sont prêtres,
llekin dobain agueriz ichilduren gare. Nous tairons leurs avantages extérieurs.
Holc gociec badute gorpbuizcan indar. Tous ceux-là ont de la vigueur dans le corps.
Pilotari handiac zalntsu izan bebar, Un grand joueur de paume doit être sain,
Edoceinec yo duke pilota puliki; N'importe lequel poussera la balle joliment ;
flacoac ezdu iraunen lucekl. Mais le faible ne tardera pas à se rendre.
( Eikaldunac. — Iberig, Ganlabria, Eskal-Htrriac, F.tkal-lierri bakhotcha tta harl darrairoM. Décembre 1853. — J.-M. Hiribarren. Bavonan. — Foré eta Lasserren, imprimeriaa, in-18, p. m.)
LE PATS BASQUE.
Laphurtarrac jin ziren trebesac doblesca, Abil Aderen phartez bazuten nobleza.
Galdu duien gaichoac considéra beza Ez delà egun oroz Laphurtarren phesta.
Azanzaco semia nie czdut mendratzen , Bere pareric ezdu pilota botatzen ; Baina Perkain horî etzuien loxatcn , Plaza gueiarenzat bera aski baitzen.
Baduca corageric, Curutchet eskerra?
Kramanen duguia diruric etcherra?
Baldin entregu bahiz airelic jottera, Nekez utziren diagu partida galzera.
Azanzaco jaun Pedro, abilla zirade; Maùuiac hartu tutzu, bainan debalde; Anzara chisterrac ère janican ère, Leheneco pilolaz betbi prest ghirade.
Haiec zazpi jocu , gurec bederatzi ; Haxarian beçala trebesian bethi (bis); Urguliuz nahi zuten parlida irabazi.
Les Labourdins, les plus adroits, vinrent en foule, Ader l'habile leur avait donné du reflet ; Que lo pauvre diable qui a perdu songe Qu'il n'est pas fête tous les jours pour les Labourdins,
Je ne rabaisse point le mérite de l'héritier d'Azance, N n'a pas son pareil pour lancer la paume; Mais il n'intimidait point notre Perkaïn , Qui suffisait seul pour occuper la place.
^ As- tu du courage, Curuchet le gaucher? Emporterons-nous de l'argent à la maison t Si tu es habitué à frapper la paume en l'air, Difficilement nous laisserons perdre la partie.
Monsieur Pierre d'Azance, vous êtes habile; Vous avez pris des bains, mais inutilement; Bien que vous vous soyez nourri de cuisses doie, .Nous sommes toujours prêts avec la balle d'autrefois.
Ils avaient sept jeux , les nôtres neuf; Leura.lresse était aussi grandequ'au commencement^; Par amour-propre ils voulaient gagner la partie.
CIIAKSOKS DIVERSES.
Guizon abillnc dira , jnunac, Laphurdin.
Ezdute estima tzcn trebesac bardin ; Captura hobiagoric czbadutc eghin, Ardura ibilico dira sakelac arbin.
Orai duelaric bederatzi urtlie, Baigorrin irrino bat eghin zinaukulcn.
Gure gazna sariac joan zindauzkulen ; Ordainpc bnitiaiu : hor conpon zistc.
Messieurs, il y a des hommes habiles en Labourd. Ils n'apprécient jkis à leur valeur les hommes adroits; S'ils ne font pas do meilleure prise, Dans leurs courses ils auront souvent les poches légères.
Il y a maintenant neuf années,
Vous nous adressâtes, à Baïgorry, un petit sourire (dédaigneux). Vous nous emportiez le prix de nos fromages. Nous avons la revanche : arrangez-vous maintenant.
(8ubtrot4rr» )
Hauzeco anderia Urrutian khorpitzez; Hor du l>ere buria, Campoan da bihotzez.
— Nor du bcre mai lia?
Nahi nuke eghia.
Gincoac nohi badu, Hilzia ukhenendu.
— Goure jaun Urrulia, Khechian bethi zia ; Erradazu zertaco.
Ni enuzu campoco.
— Hurrunt zite ni ganic, Eztit zure beharric.
Ilazoaza campora
Adar enc bilzera.
— Jauna, holaco lanac Hauzeco anderiac