‹ Le Pays BasqueChapitre 145 sur 152 · R 1 H L10G EA P 11 1 L · texte numérisé non relu

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agonisante, du eheinin de la croix, des prières pendant la inesse, des vêpres du dimanche et de quelques hymnes. Imprimée pour la première fois par Foré et Lasserreen 1852, eu un volume in-24 de 259 pages, elle a été réimprimée en 1856 par la même maison, en 321 pages, même format.

Reprenant Tordre chronologique, nous trouverons maintenant un Abécédaire fait pour ceux qui veulent apprendre à lire en basque (Abecedea escuaraz iracurten ikhasi nahi dutenenzatj, Bayouuc, 1805, in- 12, de 50 pages, y compris des prières et instructions religieuses.

Un ouvrage plus important nous rappelle à présent de Tautre côté des Pyrénées; je veux parler du recueil de sermons en biseayen d'un frère du célèbre auteur de YApologia de la lengua bascongada ». Le premier volume est intitulé : Urteco domeca gustijetaraco verbaldi icasbidccuac , ceinzubelan azalduten dan erromaco catecismua... componduba Aita Fr. Pedro Astarloa S. Franciscubaren semé, etc. Lenengo liburuba. Bilbon : Eusebio Larumbe, Vizcaico Sefiorijoco moldatzailieuian (Pratique de tous les dimanches de l'année, dans laquelle on enseigne le catéchisme romain... composée par le P. Fr. -Pierre Astarloa , de l'ordre de Saint-François , etc. Premier livre. A Bilbao, chez Eusèbe Larumbe, imprimeur de la Seigneurie de Biscaye), 1816, in-8° de lxii-275 pages, plus quatre feuillets de préliminaires, et cinq pages de table.

Le second volume porte, à la suite du titre : Higarren liburuba. Bilbon : D. Pedro Apraiz-en muldateguian ( Deuxième livre. A Bilbao : chez L). Pedro Apraiz, imprimeur), 1818, etc., et

' Voyez dans notre introduction aux Proverbes basques, p. xj , n° XIV, le titre complet de ce Tolume, qui n'est pas coromuD. On l'a payé 9 fr. 50 centimes en 1836, et 19 fr. a la vente J. L. D. Parmi les traités emphatiques mis au jour par des Basques sur leur langue , celui-ci n'est pas un des moins ridicules; l'auteur la fait remonter aux temps qui ont précédé le déluge. On trouve pourtant dans ce livre des recherches curieuses ; mais elles sont mêlées aux rêveries les plus excentriques. Par exemple, Astarloa fait contenir au vocabulaire 1,4*6,554,929 mots, indépendamment de ceux qui sont composés de plus de trois syllabes; quant aux flexions , il se contente d'en admettre 39,952. — Outre cet ouvrage, le studieux curé de Durango a laissé une grammaire sous le titre de Plan de lenguas, ù Gramattea bascongada en el éialecto viicoino, 2 vol. in-4°, et des papiers dont M. de Humboldi , qui en a eu communication, a fait de nombreux extraits. On croit que les manuscrits d'Astarloa soit entre les mains de M. Erro, autrefois ministre universel de D. Carlos, ù Bourges.

renferme 390 pages , plus xv de préliminaires , un feuillet d'errata et xlviii pages à la fin. Le basque de cet écrivain est assez bon ; mais le grand nombre de mots castillans qu'il y introduit sans nécessité sous prétexte de clarté, à l'aide de la disjonctive edo (ou), coupe le fil du discours et en rend la lecture pénible.

On rencontre encore, à la même époque : 1° des instructions sur les cinq premiers Commandements de, Dieu, par le P. Fr. Barthélemi de Santa Teresa , prédicateur des Carmes de Marquina », qui publia Tannée suivante des Instructions sur les cincj derniers Commandements de façon à former un traité complet sur le Décaloguc: et, en 1810, des Instructions sur les sept Sacrements de l'Eglise \ dissertation sur le catéchisme qui sert à aider le prédicateur au prône ; 5" un ouvrage sur les danses du Guipuzcoa, que nous avons déjà cité. A cette publication, augmentée de celle des airs de danse promis par le titre, on fera bien d'ajouter un traité du P. Barthélemi de Santa Teresa contre celles du Pays Basque *, deux feuillets petit in-folio, contenant l'explication des figures de l'ancienne danse, connue dans le Pays Basque sous le nom de broquel tlantzu*, et deux autres chansons d'Iztneta, dont l'une a été imprimée in-folio, en 1844 ou auparavant , par Ignacio

' Jaungoicoaren amar aguindubectaco lelengo boëleen icaùqutiunac , Âita frai Barttlomé Santa Tereta, Marouinaco Carmen orloseeo prediradoriae ateraac. Pampelune, 1816, ln-8° de 278 pages.

' Jaungoicoaren amar agnindnbeelaco atquenero bosleen Icasiqniznnae , in-8° de 300 pages.

' Eleitaco zaipi mcramentnben icasiquisunac , III tatga, in-8° de 576 pages. — Il est probable que c'est de ces trois ouvrages que l'auteur de la Solicia de las obrat rateougaàUu, etc. , p. 6, art. 47, parle, comme d'un seul , en ces termes : « Jaungoicuaren amar mandamenlubetaco icanbidiac, trois volumes in-4° d'instructions sur les commandements et les sacrements, par le P. Fr. Barthélemi de Santa Tcre*a, carme déchaussé. Si nous passons a l'auteur quelques mots qui ne sont pas basques, mots pour lesquels il a sacrifié an peuple de son pays des équivalents corrects que l'on entend bien en Biscaye ; si non* lai pardonuons de ne pas avoir fait usage des conjugaisons de la seconde personne du pluriel {voy. El verbo regular rascongado del dialerio tizcaino, por 0. Juan Mateo de Zavala. San Sébastian, imprenta de Ignacio Ramon Baroja, 1848, in-4°, p. 5, 6, 54, 35, etc. s et d'être tombé dans quelques autres fautes qu'il aurait pu corriger d'un trait de plume, nous ne pouvons moins faire qnc de confesser que son basque a de U propriété dans les termes, qu'il est naturel , abondant , nourri; en un mot, comparable a celui des meilleurs écrivains, non-seulement du dialecte, mais encore d'antres. Ces instructions sont imprimées à Pampclune, chez Rada, en 181G. *

4 Enscal-errijetaco olgncta la dantxen neurrtxo galz otpinHuba , un petit volume in-8°, Imprimé h Pampelune par Joaquin Domingo, en 1816.

• Voyez lïlueta , Gnipuicoaco Dantta gogoangarrien Conduira, etc., p. 97-101.

Ramon Baroja, frère de Pio. Elle se compose de dix couplets, occupe une page à deux colonnes , et porte pour titre : Iztuetac bere emazte conceciri biac ezeongai ceudela ifinitaco Hz neurtuac ( Couplets adressés par Iztueta à sa femme , à l'époque où ils allaient se marier). L'autre chanson, également de dix couplets, occupe aussi uue page in-folio à deux colounes. Elle est sans date ni indication de lieu d'impression, et porte ce titre : Paquea pozcarriaren atseguin leloac zorlcicoan ( Refrains joyeux sur le zorcico *).

Après une courte Instruction sur le chemin de la croix ( Cnruiccaren Bidearen gaineco Instruccione laburra), petit in-8° d'une feuille, imprimé par Fauvet, à Bayonne, en 1835, nous avons une traduction de la bonne Journée , par M. Haramboure, aujourd'hui vicaire général du diocèse ; elle est intitulée : Egun ona,edo egunaren sanctificatccco moldea languile, nehkacale eta bazterretcharrençat liburu presuna suerthe gueientsat progolchosa , orat francesetic escuurat itzvlia eta asco g aurez emendatua Bayonaco diocesaco cliça guiçon bâtez. Saltcen da Bayonan Cluzeau, etc. ( La bonne Journée, ou modèle pour sanctifier la journée , livre avantageux pour les travailleurs, les gens de peine et toute sorte de personnes , traduit en basque et augmenté de plusieurs choses utiles , par un ecclésiastique du diocèse de Bayonne. Se vend à Bayonne, chez Cluzeau, etc.), 1839, in-8°de 103 pages.

La même année , il paraissait de l'autre côté des Pyrénées un petit volume in- 1 8 de 43 pages , plus un feuillet contenant sur son verso le titre suivant : Carta de D. Juan Ignacio Iztueta al presbitero D. Juan José Moguel , sobre un folleto litulado Plauto baseongado escrito por el R. P. Fr. Bartolomé de Santa Teresa, y publicado por el mismo Sr. Moguel*. Con licencia. En San Sébastian , en la imprenta de Ignacio Ramon Baroja. Ano

' Air sur lequel se chantent les vers de huit syllabes.

'- En voici le titre plus exactement : Plauto bascongado, à el ba*c*encc de Piaula en tu romedia Panalo, por J. J. Mnguel , 1828, petit in-8°. Il existe une antre brochure , publiée a Tolosa en 18», In-tt, sons ce titre : Plauto poliglolo, ù teo hnblando hebreo. tantabra, cellica, irlmdta, kuagaro, etc., segutda de nna respuesta a la impiignacion dri Manual rie !.. lengna basca , por Lor. Urberslagarla.

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de 1829. Le texte espagnol, écrit par D. Augustin Pasqual lturriaga, beneficiado de Ilernani, est accompagnée d'une traduction, due à D. J. I. lztueta.

On a tout lieu de s'étonner d'une pareille collaboration , quand on sait que l'auteur de cette lettre est Guipuzcoan et qu'on voit la manière dont il manie la langue de son pays. 11 s'y est montre passé maitre dans le recueil qu'il a publié sous le titre de Fabulas tj otras composiciones en verso vascongado, dialecto guipuzcoano, con un diccionario vasco-castellano de las voces que son diferenles en los diversos dialectos. San Sébastian, en la imprenta de Ignacio Ramon Baroja. Aùo 1845, iu-8" esp. de m- 199 pages, plus un feuillet contenant le titre ci-dessus.

Chez nous, un Basque, célèbre parmi ses compatriotes \ a pareillement abordé le genre dont La Fontaine tient le sceptre ; il a traduit en vers souletins un certain nombre des fables du grand poëtc, et a fait imprimer son travail dans une petite ville du département de la Gironde *. Les connaisseurs s'accordent à placer très-haut cette traduction , tout en regrettant que l'auteur, au lieu de s'en tenir à l'ancienne orthographe et au dialecte souletin , ait cru devoir puiser dans les autres et employer une facou d'écrire bizarre.

Le même reproche s'a 'resse à quatre chansons patriotiques, prix : deux sous ( Kantu patriotikak, — Vrecioa : bi sos *j, que le même écrivain, ou plutôt un mendiant auquel il les avait données pour les chanter, a publiées en avril 1848. Ce sont des traductions du Chant du Départ ( Phartitzek» Kantua) et de la Marseillaise, et deux chants originaux , l'un intitulé Vskaldunen Kantua (Chant des Basques), l'autre Kantu republikanoa (Chant républicain).

1 Eskaldunen lorea, Arctan Cboberoeo, Fleur des Basques, Arctau de la Soûle, Lama eta blholiei lehena lerroco, etc. Au premier rang par la plume et par le coeur, etc.

i J. M. Hiribarren, Eskaldunae , etc., p. 156.)

* La Fontainarea, Aleghia-berheziak, neurt-hilzez Francesetik uskarara itzutiak, J.-B. Archu, scoiazaliak. La Reolen , Pasquieren , moldeleghian (Choix de faites de La Fontaine, traduites en vers basque*, par J.-B. Archu, instituteur. La Héole, imprimerie de Pasquier;, 1848, iu-8° de 316 pages. Les fables, avec la Iraduclion en regard, sont au uombre de l!», et précédées d'une grammaire qui Ta de la page 18 a la page 72.

' Bauonan Imprimatua, Foré eta Las serre baithan, apkirilan 1848." Eta saltse» de J. P. ilarambouroucn etchean, Port-neufeko kharrikan, n. 36.»", in-H de 4 feuillets.

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Jaloux de voir les Fables de La Fontaine traduites eu guipuzcoan et en souletin, un ecclésiastique de Bayonne entreprit de les rendre en labourdiu , de façon cependant à être goûté en Espagne. Son travail , imprimé dans cette ville, parut sous ce titre : lableac edo aleguiac Lafonlenetaric berechiz harluac, eta Goyhetche apheçac franxesetic escoarara berxtttan itçuliac. Bayonau, Force eta Lasserrec imprimatuac (Fables ou allégories choisies de La fontaine et traduites du français en vers basques, par Goyhetche, prêtre. Imprimé à Bayonne, par Foré et Lasscrre), 185*2, in-18, de xi 1-344 pages. L'auteur ne s'est pas attaché à traduire littéralement La Fontaine ; il lui fallait pour la versification un peu de liberté, et il l'a prise. Généralement il a amplifié le texte français avec grâce et simplicité dans l'expression comme dans la pensée ; mais le plus souvent la naïveté et le piquant des fables du bonhomme ont disparu dans l'imitation basque; souvent aussi la simplicité du langage descend jusqu'à la trivialité. Pour donner une idée de la manière de M. Goyhetche , nous traduirons aussi littéralement que possible la plus courte de ses premières fables , la quatrième , la Grenouille qui veut égaler le bœuf :

Une grenouille s'arrêta un jour à considérer un bœuf, parce qu'elle admirait beaucoup sa belle taille : « Oh! quelle créature élégante (ga~ lantj et superbe! et moi qui suis aussi courte et aussi petite qu'un œuf! Regardez-moi bien, ma sœur; je veux essayer de devenir de quelque manière aussi grande que cet animal; car, à dire vrai, la jalousie m'emporte. » Elle ferme la bouche, et la voilà qui commence à s'enfler, à s'enfler. « Y suis-je? — Pas encore. — A présent? — Ni encore non plus. — Cependant je puis y être à présent. — Vous êtes loin de la mesure. » A la fin, cette imbécile s'enfle tellement que l'haleine l'étouffé et qu'elle crève. ^Je ne traduis pas la moralité, qui est très-longue J

La Fontaine ne fait pas dire à l'orgueilleuse grenouille elle-même qu'elle n'est pas plus grosse qu'un œuf, et c'est naturel ; il ne lui fait point avouer que la jalousie la tourmente, c'est contre nature: la jalousie est la passion que l'on avoue le plus difficilement.

Pour ce qui concerne le style, il est assez pur; niais le langage de l'auteur a le défaut de n'être ni labourdiu ni guipuzcoan. M. Goyhetche montre de la prédilection pour les formes contractées

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des verbes usitées en Espagne; il les emploie souvent. 11 fait usage aussi de beaucoup de termes qui ne sont pas connus en Laboure) , ce qui rend parfois Intelligence de sa pensée difficile même pour un labourdin. Évidemment l'auteur a voulu que son livre fût aussi bien accueilli en Espagne qu'en France, et c'est ce qui lui aura fait adopter ce dialecte mixte. Quoi qu'il en soit, le recueil de M. l'abbé Goyetche est un bon livre basque.

Les Biscaycns ont aussi leur recueil de fables, sous le titre (V/pui onac, que j'emprunte à la Noticia de las obras vascongadas, etc., p. 4, n° 29. Elles sont au nombre de cinquante, en prose, tirées de celles d'Esope par Dofia Vicenta Moguel, et suivies de sept en vers, de D. Juan Antonio. On peut appliquer au basque de la nièce le jugement porté sur celui de l'oncle, à cela près qu'il est moins élégant. Ce recueil a été imprimé à Saint-Sébastien par Antonio Undiano en 1804, in-8°.

On doit à un autre Basque de la Soulc un petit ouvrage écrit dans le dialecte de cette province, et intitulé : Azti-Beguia. Agosti Chaho Bassalmrutarrak , Ziberou herri tuait tari, Pariserik igorririk, beste hanitehen aïtzindari , arguibidian , goizizarra ( Œil de devin, envoyé de Paris par Augustin Chaho, du canton de Tardets, à son cher pays de Soûle, comme gage précurseur de nouveaux ouvrages auxquels il servira d'étoile matinière). Paris, librairie orientale de Prosper Dondey-Dupré . 1834, in-8° de quatorze pages.

Je"h'ai plus à citer maintenant qu'un recueil de sermons paru en 1847, bien que le titre porte 1846. Il est ainsi conçu : Urteco igandc guziietaraco plalicac, edo itzaldiac nafarroan, eleano deritzan errian , bertaco vicario jaun Don Joaquin Uzarragac compondu eta predicatuac. Donostian , Ignacio Ramon Baroja-ren moldiztcguian. (Sujets de méditations, ou sermons pour tous les dimanches de l'année , composés et prêches par monsieur Don Joaquin Lizarraga, doyen de la Nuvarre et vicaire du même pays. A Saint-Sébastien , imprimerie d'Ignacio Ramon Baroja), 184(>, in-8- de 447 pages, plus deux feuillets contenant le titre, un avis en latin signé D. J. L. E. V., et les dix Commandements de Dieu en vers basques. On a commencé l'impression

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du livre par ces deux feuillets : ce qui explique pourquoi il porte la date de 1846, tandis que la publication n'en a eu lieu qu'en 1847, par les soins de D. Agustin Pasqual Iturriaga.

Cette même année vit paraitre au même endroit un ouvrage plus important, sous ce titre : Guipuzcoaco provinciarm Condaira edo Historia cehetan jarrilzen diraden aryuiro beraren as fera tic orain-arte dagozquion barri gogoangarriac. Eguin eta zuccndu cebana D. Juan Ygnacio de Yztueta, Guipuzcoaco dantza ancinacoen Condaira-rcn cguillca, eta bertaco Sonu zarrac bildu ta arguitaratu cituenac. Donostian, Ignacio Ramon Baroja-ren moldiztcguian , 1847 garrcn urtean eguina (Le Récit ou l'Histoire de la province de Guipuzcoa, dans laquelle sont clairement exposés, depuis le commencement jusqu'à nos jours, tous les faits mémorables relatifs à cette province. Fait et mis en ordre par D. Juan Ignacio de Iztueta, auteur de l'Histoire des vieilles danses du Guipuzcoa et du Recueil des anciens airs du même pays. A Saint- Sébastien , imprimerie d'Ignacio Ramon Baroja, en Tannée 1847""), in-8° de x-519 pages, plus deux feuillets de table. Cet ouvrage est divisé en trois parties , dont les deux premières sont relatives à la statistique topographique, à l'agriculture et aux produits de la province. La deuxième est consacrée à la description des mœurs guipuzcoancs , à la relation des faits mémorables dont la province a été le théâtre depuis Tubal, le père putatif des Basques, jusqu'à nos jours. Le livre se termine par la biographie des hommes célèbres du pays et par la nomenclature des villages qui les ont vu naître. Le style en est simple, coulant, concis et facile, en un mot, tout ce que Ton peut demander à un homme illétré tel que Tétait Iztueta, bourrelier de son état.

Plus d'élégance recommande le petit livre que nos Basques peuvent opposer à celui-là, et qui de plus est en vers; je veux parler du volume dont j'ai donné un extrait , p. 307, et le titre, que je vais répéter ici en français : l/ts Basques , l'ibérie , la Cantabrie, les communes basques, le Pays Basque seul et ce qui y est relatif. Décembre 1853. A Bayonue, Foré et Lasserre, imprimeurs, in- 18 de 538 pages, plus deux feuillets de préliminaires

et un feuillet de table à la fin. L'auteur, M. J.-M. Hiribarren, curé de Bardos , qui se nomme sur le titre , à la suite d'un épigraphe , s'est attache à décrire son pays ; il saisit au vol les faits dont il a été le théâtre , et peint à grands traits les personuages qui Vont illustré dans les temps anciens, comme ceux qui lui font honneur aujourd'hui dans les lettres, les sciences, les armes, la finance et le clergé. Cette revue des vivants n'est pas la moins curieuse par son originalité : des paragraphes spéciaux sont consacrés aux jeunes gens, aux instituteurs et aux institutrices, aux jeunes filles , aux coquettes , aux hommes , aux fonctionnaires , aux maires, aux juges, aux curés, aux religieuses, aux médecins, aux notaires, au jeu de paume, aux courses de taureaux, aux Agots, à la richesse locale.

Je retrouve la même disposition de titre, avec la signature J. M. H. sous l'épigraphe et à la fin, dans une brochure de 43 pages pareillement sortie des presses de Foré et Lasserre et portant la date du 30 mai 1853. Elle est intitulée Monlebideoco Berriac, c'est-à-dire Nouvelles de Montevideo, et renferme un poëme en onze chants relatif aux émigrations des Basques dans l'Amérique du Sud. En voici les titres :

I. Eskahiunac airean. (Folie des Basques, il. Enganalzaileac. [Les trompeurs.)

III. Eskal herritan Indiac. [Les Indes dans les pays basques. '<

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