‹ Le Pays BasqueChapitre 146 sur 152 · V. flsasoco bigarren besta. (Deuxième fête de mer · texte numérisé non relu

V. flsasoco bigarren besta. (Deuxième fête de mer

VI. îtsasoco hirugarren besta. (Troisième fête de mer.i VIL Montebideo. \ Montevideo.1

VIII. Eskalduna Montebiden soldadu. Le Basque soldat à Montevideo. ' IX. Eskaldun negocioa Montebideun. (Le commerce basque à Montevideo.'

X. Montebideco nescatchac. (Les filles de Montevideo.) XI. Eskahiunac Montebiden pagano. (Les Basques païens à Montevideo.!

Les vers de ce petit poëme, qui est en dialecte labourdin, sont de dix syllabes, disposés en quatrains. Sa forme matérielle, aussi bien que la liste placée au verso du premier feuillet, des « noms des souseripteurs auxquels est due cette publication, » tout porte

à croire qu'elle a été faite pour être distribuée dans les campagnes du Pays Basque, et y porter remède à la fureur d'émigration qui depuis quelque temps semble s'être emparée de la population.

Si nous prétendions ne rien omettre, prétention que nous n'avons nullement, nous indiquerions encore la traduction basque d'un poëmc latin sur l'avènement au trône du roi Charles IV, qui commence par Magnanimum Vizcaya parens fœcvnda virorum (en basqne, Vizcai guraso sendo), traduction publiée par Chr. Gottl. von Arndt dans un livre que nous avons déjà cité 1 ; mais auparavant nous ferions mention d'une pièce de quarante vers basques sur la mort de Philippe IV, roi d'Espagne, intitulée : dure erregue Philipc andiaren Heriotzean. Euscarazco coplac, chanson qui se lit aux pages 51 et 52 d'un volume ou plutôt d'une brochure qui a pour titre : Honores funèbres que hizo el real consexo de ISavarra à la piadosa memoria del rey /V. S. Philippe IV el Grande , etc. * Nous enregistrerions encore, sous le titre tffruïiïco Itestac , une longue relation en vers et en dialecte labourdin des fêtes données à Pampelune , en 1 845 , à LL. A A. RR. M*T le due et M"" la duchesse de Nemours et M*' le due d'Auinale. La publication dans le journal de Bayonne VAricl, courrier des Pyrénées, en commença n° 53, 5 octobre 1845. Elle avait été précédée par celle d'un zorcico basque de trente-deux vers, rapporté à la suite de la relation des fêtes du 4 septembre dans le Courrier de la Gironde, n° du lundi 8 septembre de la même année.

L'année suivante , YÀdour, autre journal qui parait à Bayonne, publia dans son numéro du 30 octobre 1840 une cantate sur le mariage du duc de Montpensier. Cette pièce est de M. Larralde, dit Bordachouri, de Hasparrcn; elle a neuf strophes. On en compte huit dans un zorcico publié deux ans après à Saint- Sébastieu», et dix-sept dans une complainte basque sur un crime,

1 Vorex ci dmns, p. 11 , not.i.

1 En Pamplona, por Gaspar Martinet, Imprcssor del Reyno : Aflo 1666, in-4°.

* Zorcico compte *lo para lax corrida* de lorot del mrnaval del aHo 1848, por Manuel Iklgado, poesia de D. Viceute Echagaray. San Sébastian, se balla de venta en la Administration de Lot rrias de erta ciudad. 2 feuillets in-folio, avec musique.

LE PATS BASQUE.

sortie en 1849 de l'imprimerie de Lespès, à Bayoune , et signée i Topel Echaoun , qui est sans doute le nom de l'auteur d'un autre morceau imprimé dans la même maison, en deux feuillets in-4", et signé Pierre Topet dit Etchaoun. C'est une chanson nouvelle (khantore berric) en vingt couplets de trois vers chacun.

Nous avons encore à enregistrer un épithalame improvisé aux noces du baron de Garro par un employé des douanes nommé Oxalde. M. II. -P. Hiden, en publiant dans le Messager de Rayonne 1 lu relation des fêtes données à cette occasion, a joint a sa lettre les vers du douanier poète , qui forment dix-huit quatrains. En voici le dernier :

Gazteriac bersulari cçarri du Oxalde, liera ère ez ahal cen amodioric gabe.

Lehencco yaun baronac eguin cion fagore : Unarcla plaça tu baitçuen zazpi egun yuan habe.

La jeunesse a désigné Olialde comme pi»Me ,

Lui-même n'était pas sans amour tpour les époux 1.

Monsieur le baron défunt lui avait fait des faveurs :

Il lavait fait entrer dans les douanes en moins de sept jours *.

« Soppléroem au n° du 9 mai 1857.

1 Remarquons en passant que les vers de celte sorte forment une classe très-nombreuse dans la poésie basque. On a conservé ceux qui furenl faits sur le mariage d'un comte de Montréal ; ils sont sur le même modèle :

Ziberoco pbarte da Basaburia , Bassaharu e^t dans le pays de Soûle,

Franzes-uscaldunen ère goien cartiela. C'est le dernier quartier même des Basques fran- Cantabren seme zombait iian bizitzeuda , La vivent quelques fils des Cantabres, (çais, Generoski agitzen coragiakila. ils se conduisent avec courage et générosité.

La pièce a sept strophes ; en voici h dernière : Cantore bontzalia da Atharraizero, L'auteur de ces chansons est de Tardets, Escola gabe eta foriuna chipico , Sans savoir et de peu de fortune ,

Boronthalzez ancrais onxa eguiteco, Hlcbe en bonne volouté, Jaun conde Monrcalen bethi zerhutebuco. Toujours au service du comte de Montréal.

Je connais encore on autre épithalame ainsi conçu :

Barcocbcric horra niz egun Sorbouctara Je suis venu aujourd'hui de Barcus a Sorbooete

Ene herritaren felizitatzera , Féliciter mes concitoyens,

Kzaguluric ezi merecbi dutela [etc. Ayant reconnu que des personnes aussi nobles

Holaco sujet noblec roabalilera bi copia, Méritaient bien deux couplets sur la table.

La poésie basque que nous venons de voir si empressée a souhaiter toutes sortes de prospérités à de nouveaux époux , ne se fait pas faute néanmoins de les lyropaniser lorsque l'un d'eux prête le flanc a la satire. C'est ce qui arriva dans une circonstance dont une chanson soulctine a conservé le souvenir :

Cantoren cautatzeco bada sujet berri. Il y a sujet nouveau pour chanter des chanson». Ourdiflarben diela huillan! okhen chagri : A Ordiarp on a presque été abreuvé île chagrins :

Il I B L I O fi R A I' II I K .

Une communication obligeante dont a bien voulu nous honorer S. A. le prince Louis- Lucien Bonaparte, relativement aux publications en langue basque qui lui sont dues ou en cours d'exécution , vient heureusement nous mettre en état d'ajouter a notre bibliographie une partie dont l'absence eût été vraiment à regretter, plus encore qu'une lettre 1 qui a cessé de nous sembler malencontreuse depuis que nous lui devons celle de S. A s.

Nous avons décrit la première de ces publications, celle de l'Évangile selon saint Matthieu, traduit en souletin par M. l'abbé Inchauspe 3, auquel les amis de la littérature basque (et personne plus que nous) ont tant d'obligations.

Prima batec erosi founs bat berriric ; Creanzier zaharrec abanzu ideki.

Omize gainetl Ourdiftarbera Jaun gazte bat joan da csposalzora ; Chalanda zabar bat oposatzera; Berac eraman diza sacolan papera.

Espos borrec Icttcra jaun erretorari Mousde Behiagoitic bau deizu igorri.

— Haren arrapostia hunnlan da ague Zoure esposatzia etzciiala sort. — E>pos horrec bebala, sujotzian beçala Jaun erretorac ziela traditu guisala; Jakia balu zer cman zion sacolala , Ourthikiren zirela uhaitzian behera.

E^pos hori behala /aldiz hiriz hiri Arranju eguitera andre zaharrcki ; Dira frango bazizun sacolan irooski.

Prima conlentatu; bainan dihariac utzi.

Bi hogbei ezteiliar jarriric mahainian, Eta barrée araxen senbarric ez ohian.

Basile Olivcro, enzon dit batzare Zuc baduzula bost pasei aniore.

Ni edireiten nuzu batere bat gabc :

Bat cman eradazu cantorc jorhale.

Une héritière acheta un fonds tout neuf ; Les vieilles créancières ont failli le lui enlever. D'Abense-de-Haut a Ordiarp Un jeune monsieur est allé épouser ; Une vieille pratique de s'opposer.

Lui-môme a emporté l'opposition dans la poebe. Cet époux de remettre la lettre a M. le curé : Monsieur Bebiagoity vous envoie ceci.

— Sa réponse paraît clairement ici, Il ne m'est pas permis de célébrer votre mariage. Cet époux sur-le-champ, il avait raison, De riposter que sans doute M. lecuré l'avait trahi; Que s'il eût su ce qu'il lui avait mis dans la poche, Il se serait empressé de le jeter au fond de la

[ rivière.

Cet époux aussitôt de courir a cheval de ville en

[ville

Pour faire des arrangements avec, ses vieilles

[maltresses ;

Heureusement qu'il avait de l'argent en abondance dans la poebe. Il satisfit l'héritière; mais il laissa ses éc us en

[route.

Prima horrec bazizun ordian bihotz min , Cette héritière avait alors des angoisses, [cris. Haren marrasketaric aisa dugu jakin. Nous l'avons facilement connu a ses soupirs, a ses

Deux vingts convives (étaient) assis a table, Mais point d'époux le soir couché a son coté. Basile Olivier, j'ai oui dire naguère Que vous avez cinq ou six maîtresses.

Moi je me trouve sans en avoir une :

Doftncx-m'cn une pour prix de ma chanson.

1 Voyez La Gironde, journal de Bordeaux, n° du samedi 11 juillet 1857, p. 2, col. 4. La rectification de l'erreur contenue dans cvtte lettre a para le vendredi 17 juillet, p. 2,

Col. .'i.

♦ Londres, 16 juillet 1857.

' Voyez ci-dessus, p. 480.

Vient ensuite le même Evangile mis en basque bas navarrais , d'après la traduction française de le Maislre de Sacy, par M. Salaberry (d'Ibarolle). Bayonne, Lamaignère, 1856, in-8° de 188 pages; édition tirée à douze exemplaires, dont un seul sur grandraisin vélin.

Le haut navarrais figure également parmi les publications de S. A. sous ce titre : El Evangelio segun son Mateo, tradneido al vasciœnce, dUdecto navarro, por Don Bruno Etehcnique, de Elizondo, para cl Principe Luis-Luciano Bonaparte. Londres, 1857, in-8° de 12*2 pages; édition tirée à dix exemplaires, dont un seul « lias the titlc printed in red and black inks with a border. » Le certificat, en anglais, est émané de W. H. Billing, imprimeur de S. A. C'est le premier ouvrage qui soit sorti de la presse de Westbounie-Grove West.

Ces trois traductions basques ne se trouvent réunies, en France, qu'il la Bibliothèque impériale , aux Archives de la ville de Bayonne et chez M. Antoine d'Abbadie, à Urrugne.

La quatrième s'ouvre par ce titre : El Evangelio segun san Mateo, traducido al vascuence, dialecto vizeaino, por el P. Fr. José Antonio de Uiïarte, para cl Principe Luis-Luciano Bonaparte. Lombes, 1857, in-8°dc 154 pages. La dernière porte un certificat t thaï the number impressed amouuted to eleven copies, only one of which is printed on larger and stouter paper. » Un exemplaire a été déjà déposé au Musée Britannique, et dans le courant du mois d'octobre, les Archives de Bayonne auront le leur.

La quatrième traduction est intitulée : El Evangelio, etc., dialecto guipuzcoano (sans nom de traducteur); l'édition en a été interrompue à la page 34, comme il résulte du certificat, en anglais, de l'imprimeur Billing ; elle est in-8°, tirée à neuf exemplaires, dont un seul en grand papier.

Cette version en guipuzcoan , le premier sans contredit des dialectes basques , sera remplacée; par une autre due au savant et modeste traducteur de l'Évangile biscayen, le P. Urhrtc. Cette édition, encore sous presse, ne sera achevée que vers le mois de novembre, et ne sera tirée qu'à neuf ou dix exemplaires , dont un seul en grand papier.

ni BLIOGBAPHIE. 531

Outre ce volume, S. A. a également sous presse chez elle : I. L'Apocaiipse traduite en biscaycn par le P. Uriarte; un volume in- 1 G d'environ 150 pages, dont un seul en papier épais.

IL Prodromm Evangelii Mattluei octupli, seu Oratio Dominica, Hispunice, Oallice et omnibus Vasconicœ linguœ dialectis reddita, nec non orthographia* in Evangelio adhibitœ accommodata. Londini, 1857, in-4° de trois pages. 11 a été tiré de cet opuscule une centaine d'exemplaires, dont un seul en grand papier épais.

III. Parabola de seminatore LXXH linguis versa. Londini, avec certificat de l'imprimeur Billing, en anglais; édition tirée à deux cent cinquante exemplaires, dont un seul en très-grand papier et avec une bordure en encre rouge pour chaque traduction. « J'en parle, ajoute S. A. , à cause des six premières traductions de cette parabole, qui sont dans les six dialectes basques. La traduction labourdinc est la seule qui fût connue du public. Les quatre autres dialectes ont été fournis par les traductions que j'ai fait imprimer; mais la guipuzeoanne n'avait jamais paru auparavant. Elle est due au P. Larroca, dominicain, demeurant à Loyola, tout près de Saint-Sébastien. »

IV. Diàlogos guipuzcoanos y vizeainos. Dialogues labourdins et soviet ins. Un volume in-S° oblong de '540 pages. La partie espagnole, guipuzcoanc et biscayenne, est déjà imprimée ; la partie française, labourdinc et souletine, à laquelle travaillent M. le capitaine Duvoisin et M. l'abbé Inchauspe, le sera, suivant les calculs de S. A. , dans six semaines ou deux mois.

Tel est l'inventaire de la littérature basque, si l'on peut donner un nom aussi ambitieux à l'ensemble des productions d'une langue qui n'a jamais été que celle d'une peuplade, et qui, par cela même , a manqué d'air pour se développer et d'hommes de génie pour la mettre en rapport. Peut-être, dans un travail présenté comme une nomenclature bibliographique, et non comme une histoire littéraire, aurait-on désiré trouver l'indication de tout ce qui a été écrit sur la langue basque, et la liste des dictionnaires et grammaires que l'on eu a faits ; mais outre que nous avons disséminé la plupart de ces indications dans le cours de notre livre , nous n'avons pas cru devoir reproduire la totalité de notre

LE PAYS RASQl'E.

introduction aux Proverbes basques recueillis par Arnauld Oibenart. C'est là qu'il faudra recourir quand on voudra connaître ce qui a été écrit sur l'origine, l'antiquité , l'excellence et l'universalité de la langue basque *, les grammaires et dictionnaires auxquels elle a donné lieu Sans doute, nous ne sommes pas complet; d'ailleurs, depuis 1847, date de notre publication, il a paru de nouveaux ouvrages, de nouvelles éditions, des révélations de manuscrits ignorés » ; mais que dit le poëte ?

En espérant de miculx avoir, Nous fault le temps dissimuler.

Prenons donc patience, dans l'attente que S. A. le prince Louis- Lucien Bonaparte voudra bien nous donner quelque jour le catalogue des livres basques qu'il a recueillis dans son récent voyage aux Pyrénées, et qu'il complétera ainsi notre livre, s'il ne le remplace pas.

• p. v. - « p. xxv.

* Par exemple , la Gramâlica vascongada e$crita por D. Francisco Ignacio de Lariisabal, benepeiado de la iglesia parroquial de Zaldivia en la provincia de Gnipntcoa. San Sehas tian , imprenta de Ignacio Ramon Baroja, 1856, in-4°; le Vocabulaire de mol» basques bas-navarrais traduit» en langue française, par M. Salaberry (d'Ibarrolle), etc. Rayonne, Imprimerie de veuve Lamaignère née Tculicres, 1857, in-lî; le Dictionnaire busqué, fronçai* , espagnol et latin , etc., par Augustin Chalto , dont la publication , commencée en 1855, continue; cl le Vocabulaire celto-brelon, basque et patois d'Auvergne, par F. R. de Mural, Ms. in-folio mentionné par Gonod, dans son Catalogue des ouvrages imprimés et manuscrit» concernant r Auvergne. Clcraiont, 1849, in-8°, p. 188.

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