‹ Le Pays BasqueChapitre 39 sur 152 · LE VICOMTE DE UELSUNCE · texte numérisé non relu

LE VICOMTE DE UELSUNCE

Nafartaren arraza Hila ala lo datza V Ez dut endelgatcen.

Belzunce bizcondea , Hain capitain handia, Ez ]>aitzaut mintzatzen ; Hori zaut gaitzitzen.

Haurretie zerbitzura, Eta ardura sura , Gogotic joaten zen ; Hanitzetan colpatu , Eta bethi sendotu , Hala behar baitzen.

Hiltccco damu zen.

Hanovreco partetic , Armadaren erditic Errcghec deitu du; Itsassoz bertzaldeco, Undarren beiratzeco, Hura hautatu du, Eta Anglesa icitu.

Heyen bolbora finac Eta libéra csterlinac Ez ziren askico Belzuncen garaitceco, Gutiago zalutceco ; Fidel erreghcren Orai eta lehen.

Hura juancz ghcroztie, Ez da harat Anglesic Batere hurrendu.

Eghin dute espantu, Bai , eta abiatu Nalriz atacatu ; Bainan ez menturalu.

La race des Navarrais Est-elle morte ou endormie ?

Je n'y comprends rien.

Le vicomte de Belsunce , Ce si grand capitaine, On ne m'en parle pas; Cela me peine et me blesse.

Dès l'enfance au service ,

Et souvent au feu ,

Il allait de tout cœur ;

Bien des fois blessé ,

Et toujours guéri ,

Parce qu'il en devait être ainsi.

Il eût été dommage qu'il mourût.

Des contrées du Hanovre,

Du milieu de l'arméo

Le roi l'a appelé ;

De l'autre cAté de la mer,

Pour conserver ce qui restait ,

C'est lui qu'il a eboisi,

Et l'Anglais s'en est effrayé.

De celui-ci la poudre fine

Ni les livres sterling

Ne pouvaient suffire

Pour vaincre Belsunce,

Moins encore pour le séduire ;

Fidèle à son roi

A présent comme avant.

Depuis qu'il en est parti ,

Par là jamais l'Anglais

N'a nullement approché.

Ils ont fait des forfanteries,

Oui , ils se sont mis en marche

Avec le projet d'attaquer ;

Mais ils ne s'y sont pas hasardés.

Bcre eghitecoac naski Rghin dituzte hobeki Onduun Havanan.

Ccmbait tiro tira eta Sartu dira jauzteca Hirian triunfan ;

Leurs affaires probablement

Ils les ont faites mieux

Près de là à la Havane.

Après quelques coups de fusils tirés ,

Ils sont entrés sautant

En triomphe dans la ville ,

Bolzunz ez bai t zen han. Parce que Belsunce n'était pas là.

Gotingoco partian Entzuten zutenean :

Belzunce heldu da!

Blgargana bil eta :

Nun da ene bayoneta?

Oyhuz armetaraî Bainan oro ikhara.

Belzunceren icena Eta haren omena Urrun-da hedateen.

Erregheren gortetan , Iri eta campanetan, Norc ez du entzuten Belzuncez mintzatcenî

Zuhauren herri tarée, Bai eta Laphurtarrec, Goraki diote :

Escualdunen lilia Eta oboragailla , Zu zira, Belzunce.

Luzaz bici zite.

Franciac ghero ère, Hanitz dembora gabc, Ktsaïc bailuzke; Zure odoleticaco Aintcindari onghisco Erreghec on duke :

Othoi , czcont zite.

Dans la contrée de Goettingen Lorsqu'ils entendaient dire :

Belsunce arrive!

Se pressant les uns contre les autres : Où est ma baïonnette?

Puis ils criaient aux armes!

Mais tous tremblaient.

Le nom de Belsunce

Et sa renommée

S'étendent au loin.

A la cour du roi,

A la ville et à la campagne,

Qui donc n'entend pas

Parler de Belsunce •?

Vos propres concitoyens , Ainsi que les Labourdins , Disent à haute voix :

Le fleuron des Basques Et leur orgueil ,

C'est vous , Belsunce , qui l'êtes.

Vivez longuement.

Plus tard aussi la France , Avant beaucoup de temps, Peut avoir des ennemis ; Issus de votre sang D'assez nombreux chefs Seraient nécessaires au roi :

Nous vous en prions, mariez-vous.

• Les montagnards navarrai* ont fait l'application de ce couplet a Zamala-Carreguy. Voyez le Voyage en Nacarre, etc., chap. VI , p. 194, 195.

LE PATS BASQGE.

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