‹ Le Pays BasqueChapitre 4 sur 152 · Uandirtn, de — (venant, issu, ap- Randiaren. du — de la · texte numérisé non relu

Uandirtn, de — (venant, issu, ap- Randiaren. du — de la

pa Menant ).

7. Randirentxat , pour, destiné à — Randiarenttat , pour le — pour la —

8 . Randirtn-gatik , malgré , à cause de — Handiartn-galik, malgré le — a cause du —

9. Uandirtn-ganik , du coté, de la part Uandiartn-ganik , do coté du — de la part

de — du —

10. llandirtn-ganat, vers — (avec être Randiartn-ganat , ver» le — vers la —

animé).

11. Handirtkin , avec — avec — Unitif. Randiarekin , avec le — la —

12. Randilako, pour, dans le but de — tfa*diaren«aÀo » pour le — pour la —

13. Randitarik , de, a partir de — Randitik pour handiatarik, inusité , du —

de la —

14. Randitara , a — (comparaison). Randira pour handiatara, inusité, au —

a la — vers le — vers la —

15. Randitara-dino, jusqu'à — Randira dino pour handiatara-dino, jus-

qu'au — jusqu'à la —

Donc les désinences sont : 1° radical simple ; 2° k; 3° z; 4° tan; 5» ri; 6° rr?n ,• 7° rentzat ; 8° renganik; 9° renganat; 10° gatik;

' Grammaire •nirenelle, etc., Ihr. III, art. H; llv. IV, art. II, chap. VII, $ 2. (Monda frrtmltif, etc., t. Il, p. 379 , 5». >

22 LE PATS BASQUE .

il0 rekin; iîUako; 13° tank; 14° tara; 15° taradino. Intercalez entre le radical et ces désinences la lettre a, et vous aurez le singulier décline: handi-handia , handiA, handiak, etc. Remplacez a par ef et vous aurez le pluriel : handiak, le grand; handiek, les grands; handiwen, du grand; handieren , ou, par syncope, handien, des grands, d'où handien-gatik , ganik , ganat , etc. Déclinez ainsi mendi , montagne :

Nominatif :

Actif :

Médialif :

Positif :

Datif :

Génitif :

Unitif :

Destinatif :

Ablatif :

Approximatif

Mendi , montagne.

Mendik, — «.

Mendiz,ùe, par montagne. Menditan, dans — Mendiri, à — Mendiren, de — Afendirekin, avec — MendUako, pour — Menditarik, de — : Menditaral,^, vers —

Mendia, la montagne.

JUetuliak, — Mendiaz, de, parla montagne.

Mendian, dans la — Mendiari, à la — Mendiaren, de la — Mendiarekin, avec la — Mendiko , pour la — Menditik, de la - Mendirat, à , vers la —

Quel système plus simple à imaginer? Or, il faut noter que les noms de choses ne prennent pas les désinences 7, 8, î), 10, 11, qui ne conviennent qu'aux êtres animés ; que ces numéros ne sont que le n° 6 submodifié par de nouvelles désinences ; enfin , que les noms propres se déclinent sans articles et sur l'indéfini.

Comme le fait remarquer Darrigol, il parait difficile de citer une langue qui ne présente beaucoup d'irrégularités dans la déclinaison de ses pronoms ; pour peu que l'on veuille bien jeter les yeux sur le tableau qui suit, on verra que dans le basque il en est tout autrement :

Nominatif :

Actif :

Médiatif :

Positif :

Datif :

Génitif :

Unitif :

Destinatif :

Ablatif :

Approximatif :

Ni, je ou moi.

Nik, - Nitaz, île, par moi.

Nitan on ni-baithan,Uu Mi.

Neri, à - Nere, de — Nerekin, avec — Neretzat, pour — Nere-ganik ta nilarik, de Nere-ganat »n nilarattm% —

Gu, nous.

Guk, -

Gutaz, de, par nous.

Guian «a gu-baithan, Guri, à Gure, de Gurekin, avec Guretzat, Gure-ganik, do Gure-ganat, vers

l'escuaba. 23

De même Ai (toi) se transforme en Aie, hitas, hitan, hiri, hirey hirekin, hiretzat, hire-ganik, etc.; zu (vous respectueux) devient suk, zutaz, etc., et zuek (vous pluriel), zuek, zuetaz, zueian, zueri, et, par contraction, zvei, etc.

À ces mots se rattachent enta, nizia (mien, mienne), gvria (notre), hiria (tien), zuria (votre respectueux), zuena (votre au pluriel), qui suivent la même règle.

On voit par ce qui précède que les dernières déclinaisons rentrent dans la première, sauf de très-légères modifications. Voici maintenant les désinences des derniers degrés de signification : Handi (grand), handm (le grand), handhigo, handigo (plus grand), handiena (le plus grand), Aanrfishago (un peu plus grand), Annrftshena (d'un peu le plus grand), Aanrftshko (assez grand), handivgi (trop grand), Aam/tslieri (d'un peu trop grand). Le que du comparatif se rend par baino placé avant ce comparatif.

La déclinaison euscarienne ne s étend pas seulement aux noms, substantifs, adjectifs, possessifs ou déterminatifs ; elle étend son domaine jusqu'aux verbes, dont toutes les personnes, tous les temps, tous les nombres, prennent ses inflexions. Exemple : niz (je suis), nizena (celui qui suis); hiz (tu es), hizena (celui qui es), etc. Chaque cas même des déclinaisons basques peut devenir un nominatif et se prêter aux désinences de tous les autres cas dans les limites de l'euphonie et de la clarté. Ainsi , naùsiaren (du maître), naùsiarem (la chose du iuaitrc) , naiisiaremi, etc. Il en résulte que les conjugaisons, les déclinaisons basques ne présentent aucune entrave, et peuvent indéfiniment se prêter à toutes les combinaisons, sans autres règles que celles du bon goût et de la clarté.

Quelle est la nature du verbe? Grammatici cerlant et adhuc sub judice lis est. Quant à son usage, on convient assez généralement que sa fonction essentielle est de lier l'attribut au sujet. De là son nom, propositionis copula.

La plupart des langues ont confondu cette copule en comprenant dans le même mot l'attribut et la force conjonctive de l'attribut à son sujet. C'est là une abréviation avantageuse à la rapidité du

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discours. Je lis, lego, remplace et rend je suis lisant; mais est-il naturel de confondre ainsi l'attribut et le nœud de la proposition? Une telle combinaison n'amène-t-ellc pas une longue et pénible étude avant de se familiariser avec une foule de verbes ? Au lieu de multiplier ainsi indifféremment les verbes autant de fois que le sujet et l'attribut qu'il s'agit d'unir seront différents, n' est-il pas plus simple que le même nœud puisse lier successivement à un même sujet ou à des sujets différents tous les attributs imaginables ? Or, c'est là un des mérites de la conjugaison basque.

Les verbes basques se réduisent à deux fondamentaux : l'un avec la caractéristique », naiz, affirmant la substance même du sujet; l'autre ayant pour caractéristique d, dut, affirmant l'action du sujet sur un autre objet.

Mais le sujet, même quant à sa substance, peut être en repos ou en mouvement , et ce mouvement peut encore être progressif ou rétrograde. De là naiz, affirmation de substance, nago (composé de naiz, je suis, et iYegon), être en repos; nabil (naiz-ibil), être marchant en avant; nator fnaiz-etorj, être en mouvement rétrograde; noa, être en mouvement quelconque.

Il n'y a qu'une manière d'être en repos ; les mouvements sont divers : la conjugaison basque s'en ressent , les analyse suffisamment, mais sans complication.

De même, l'action du sujet sur un objet autre ou extérieur peut avoir deux manières d'être diverses : dut (affirmation d'action avec objet exprimé), dabilat (action sans objet immédiat, mais médiat ou éloigné), deramal (action d'objet enlevé) , et quelques autres du même genre reposant sur un travail analytique remarquable.

Chacun de ces mots copulatifs ou verbaux prend la double désinence du présent et du passé, qui se conjuguent aux trois personnes du singulier et du pluriel. De même l'attribut prend la désinence correspondante au temps ou au lieu comparé au temps . et au lieu où l'on parle : de là véritable combinaison de binômes d'où s'engendre toute la conjugaison euscarienne. Exemple :

Ethortzen niz, je viens.

— hiz, lu viens.

— cire, vous venez.

l'esccara. 25

Ethortzen da, il vient.

— gire, nous venons.

— cirete , vous venez.

— dire, Us viennent.

Ethorri niz, je suis venu, etc.

Ethorrico niz, je viendrai, etc.

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