F ET K NATIONALE
Argument.
La Révolution française ne parait point avoir été sympathique aux Basques, et, à vrai dire, il ne pouvait guère en être ainsi chez un peuple qui avait ce proverbe :
(îauza sorU da orretatc, Hura gabeiïe eninsate.
'La royauté est une chose pesante; néanmoins, je ne saurais vivre sans elle.)
Pleinement convaincus de la vérité de la religion et de leur propre noblesse , ils étaient habitués à voir dans leurs seigneurs, non des supérieurs d'une caste différente, mais des égaux plus favorisés par la fortune, et dans leurs prêtres, des guides spirituels qui partageaient leur pauvreté. Interprète du sentiment populaire, le barde le traduit par la satire , prêt à franchir les Pyrénées sur les pas des proscrits, si ses vers sont pris en mauvaise part.
11 ne Ta point outrée en montrant un curé constitutionnel conduisant une ronde villageoise. Nous avons vu plus haut que, loin de réprouver les plaisirs populaires , le clergé basque d'autrefois en prenait volontiers sa part.
Reste la traduction et le sens du mot truncoa à expliquer. Trvnco signifie proprement tronçon épais, grosse bille de bois, masse. Appliqué à l'homme, il peint un individu gros et lourd , et emporte toujours avec lui un cachet de dérision et de sarcasme. Il parait qu'à l'époque, le curé de Saint -Pé était obèse et prêtait ainsi à la plaisanterie.
NAC10NEVCO BEST A.
( L«7burt«rr«.)
Samperen eghin dute besta bat handia ; Declaratcera noha gueiac gucardia :
Jaun erretorac ditu ora goniidatu , Nacioneaco besta dute ohoratu.
Alxo zahar batçuec, onghi aphaindurie, Plazara bildu dira, elgar adituric.