FÊTE NATIONALE
( Basque du Labourd.)
A Saint-Pé on a fait une grande fùte ;
Je vais vous rapporter comment tout (se passa) :
Monsieur le curé invita tout le monde ,
Ils ont noblement célébré la fête do la nation.
Quelques vieilles femmes bien parées
Se sont réunies vers la place, s'étant donné le mot.
Ik husi dutenean han eLzela deusic, Ostatura ygan ziren, bihulzac ilhunic.
Oslatuan sartccan etcheco jaunari Atxoec erran diote : « Ilots fite, Bettiri ; Gaur besla handi dugu, ighen jatera; Joan behar dugu ghero guciec plazara. »
Bazcaileco domboran batac bertzeari Oihu eghitcn zutcn : « Hire graziari î
Bibe nacionea! ziotcn gogotic.
Gaztctan ez dun orai gu bezalacoric. »
Bazcaldu direnean atxo gaztetuac Contrapasetan dire hasi zorotuac :
« Hots, beguirahutx eghinl zfotcn atxoec, Daustatu behar dugu gaur liemen guciec. »
Danzatu direnean, arbasso zaharrac Gamporat ilki dira, husturic sakelac; Plazan arribatcean, bisaiac gorriric, Mundu gucia zagoen irriz zabalduric.
Ayant vu qu'il n'y avait rien là ,
Biles furent à l'auberge, le cœur assombri.
En entrant à l'auberge, au maître de la maison
Les vieilles femmes dirent : « Allons vite, Pierre;
Ce soir nous avons grande fête, nous venons pour mangor,
11 faut que nous aillons toutes ensuite à la place. »
Pendant le dîner l'une à l'autre Faisant des appels : « A ta santé!
Vive la nation ! disaient- elles de bon cœur. Maintenant tu n'en as pas de comparable à nous parmi la
[jeunesse. »
Après avoir dîné, ces vieilles rajeunies Commencèrent le saut basque, tout affolées : « Allons, gare à se tromper 1 disaient les vieilles , Il faut que nous nous divertissions ce soir toutes ici. ■
Après avoir dansé , les vieilles aïeules Sortirent dehors, les poches vidées; A leur arrivée sur la place , les faces enluminées , Tout le monde riait aux grands éclats.
Jaim erretora berriz , lcihoral cthorri, Hantic complimendaca : « Citzaye hassi; Hotsl eue haurrac, orai dantza gaitezte, Ni cre zuyekilan abia nindaite. »
Atxoec errephusta jaun erretorari : « Zu beharco zaitugu ororen ghidari. »
Emailen du truncoa ainteinghidaritzat , Atxo zahar gueien gobernazaletzat.
Hasi zenean beraz truncoa dantzateen , Gure atxo gueiac irriz eman ziren , Bere eseti zimurrac emanic hanketan ; Oro begliira zauden besta handi hartan.
Gure atxo gaizoac ez ziren unhalcen , Bere artzainarekin oro content ziren, Ordean heyen senhar gaichoac etcliean Tupina hutxa zuten bathu (?) ilhuntcean.
Ghiza gaisoac ziren plazarat ethorri, Bere emazten bilha, zoroac iduri.
Monsieur le curé aussi , venant à sa fenêtre, Les complimenta de là : « Vous êtes repues ; Allons! mes enfants, dansez là maintenant, Moi aussi j'irais pour peu avec vous. •»
Les vieilles (dirent) en réponse à monsieur le curé : • iNou8 aurons besoin de vous pour nous conduire toutes. Un gros tronc est donné pour cbef A toutes les vieilles pour les diriger.
Alors quand ce gros tronc eut commencé à danser,
Toutes nos vieilles se prirent à rire,
Leurs mains ridées plantées sur les hanches ;
Tout le monde restait à regarder dans cette grande féte.
Nos pauvres vieilles ne boudaient pas, Toutes étaient contentes avec leur pasteur. Pendant ce temps leurs infortunés maris à la maison Avaient leur pot au feu vide à la brune.
Ces pauvres diables étaient arrivés à la place , Chercher leurs femmes, ressemblant à des imbéciles.
LE PATS BASQUE.
Jaiin erretorac hori ikhusi orduco, Oilui eghin zioten baken eghitcco.
■ Zuc, Johanncs, edazazu, zuc crc, Domingo, Kne escuetaric cemhait arno trago.
Bibc nacionea! eghizu, zuc, Pello; Egun haserratceac deus ez du balio.
« Ghizon ela emazte, dugun oroc cdan, Hasoa trinkaturic; unioreonean Zoazte elkarrekin guciac bakean. »
Besta akhabatu zen hola arratxoan.
Dans le moment où monsieur le cure s'aperçut de cela , Elles avaient appelé pour que la paix se fît.
« Vous, Jean, buvez, vous aussi, Dominique, (Acceptez) de ma main quelques coups de vin. Vive la nation ! faites ce cri , vous , Pierre; Aujourd'hui se mettre en colère ne vaut rien.
« Hommes et femmes, nous devons tous boire , En choquant nos verres; de bonne humeur Allez ensemble tous on paix. »
La fête s'était terminée ainsi le soir.
CHANSONS DE MUNAGORRI.
Argument
Qu'était ce Munagorri ? M. J. Duvoisin, de Saint-Jean-de-Luz, a bien voulu me rapprendre dans une lettre dont j'extrais le passage suivant : « J'ai vu ce singulier personnage sans beaucoup le connaître. Il était notaire et de Tolosa, autant (pie j* puis nie le rappeler. Pauvre rêveur ou ambitieux vulgaire, il se crut capable de lever l'étendard des fueros , sans aucun moyen de se soutenir et sans autorité pour se faire suivre. La seule chose qui étonna, c'est que le gouvernement christ ino et ses alliés étrangers furent les dupes de cet aventurier. On lui confia une forte somme ( on dit un million ). Il