CHANSONS POLITIQUES
Artua ère arida Igozten poliki ; biroa escutatzen da Egunero emendic.
Nota vici garen bada , Arritutzen naiz ni.
Bost urlhe badijuaz Ta nekian bethi.
Ya, bear ditugu Beguiac idiki.
Carlistac Ebros gora Motel ta guchi ; A ! ajen espcrantzetan Ez gaitezen vici.
Aimbeste odol ichurtze, Kz da doloria?
Il da provinci autan Gastien loria.
Patria defenditzean Litzake honoria ; Anaya anayen contra, Chit gauçatristial
Orain sei eun urthe, Guchi gora bera , Gazteluco reinura Unituac guera , Gaztelan cein burudan Ura guc artcera , Fueroac gordez kero, Eguintzan paperan.
Disputarican bada Ceinentzat corua , Erabaki bear da Gaztelan pleitua.
Erregue do erreguifia , Gure derechua; Beti gorde digula Garbiro fuerua.
Certan zartu guerrara , Juez iûorentzat?
Le maïs aussi commence A enchérir joliment; L'argent devient De jour en jour plus rare.
Comment nous vivons , Voilà ce qui m'étonne.
Il y a cinq années
Que nous vivons avec peine.
Bientôt il est temps
Que nous ouvrions les yeux.
Les Carlistes au-delà de l'Èbre
(Sont) muets et en petit nombre;
Dans l'espoir de leur réussite
No vivons pas.
Tant de sang répandu , N'est-ce pas douloureux?
Morte est dans cette province La fleur de la jeunesse.
Défendre la patrie Serait un grand honneur; Mais frère contre frère, Que c'est triste I
Il y a six cents ans, Peu en plus ou en moins , Autour du château Nous nous étions réunis (Pour y dire) de quelle façon Nous entendions la chose, Quepuisquelesftierosétaient convenus, Il fallait les mettre sur le papier.
S'il y a des disputes
(Pour savoir) à qui sera la couronne,
Il faut faire trancher
Au château le procès.
Le roi ou la reine ,
Notre droit;
Nous avons observé toujours Notre fuero.
Pourquoi entrer dans la guerre, Si personne n'en est juge ?
Madrillcn da tronuba Gastelaubentzat.
An coronatzen dcna Gustion burutzat, Fueroa gordez kero , Ona da guretzat.
Adiskide maiteac, Ora claro gauça :
Bacarrican fueroac Dira gure causa, Ayec defendjjzeco Derechua dauca :
Provintzico semiac Ori ecin uca.
Religio santuan Guc clcar arturic , Kz du gure artean Içango caltcric, Cen beçala eguinican Gure funcioac, Elicctan sermoiac Ta procesioac.
Zori onez berentzat Gure aurrecoac t Beti gorde cituzten Leyalki fueroac.
Urthero mudaturican Diputacioac, Juntan ematen ciran Orduban contuac.
Etzan lapur famaric Diputacioan; Ez da beste sofmric Oraingo demboran.
Deithu gabe jtin tarie, Illumpe muduban Arlu eman garbiric Ez oida munduvan.
Le trône est à Madrid Pour les châtelains.
Celui que l'on couronne là Pour être le chef de tous , Si on conserve les fueros , Il est bon pour nous.
Mes chers amis , Voilà la chose claire :
Seul6 les fueros Sont notre cause, Et de les défendre Nous avons le droit :
Les fils de la province Ne peuvent nier cela.
Dans la sainte religion
Nous étant réunis,
Cela parmi nous
Ne produira pas de mal ,
(En) faisant comme avant
Nos cérémonies ,
Dans les églises les sermons
Et les processions.
Heureux mille fois
Nos ancêtres 1
Ils observèrent toujours
Loyalement les fueros.
Chaque année changeant
Les députés,
En séance ils rendaient
Alors leurs comptes.
Alors il n'y avait pas de voleur Parmi les députés; Il n'y a pas d'autre bruit Au temps où nous sommes.
Sans convoquer les juntes , En agissant dans l'obscurité , De comptes clairs et nets Il ne peut exister dans ce mon»
Juntac ela apaiçac La junte et les prêtres
Elcur artuez kero, S'entendanl ,
CHAINSONS POLITIQUES
Noren beldur gare gu Ez orain ta ez guero ?
Guerrac idiki ditu Guztion beguiac Unitzcco , ez bagaude Burutic jausiac.
Legiiea auxiez kero , Vici guera penaz :
Leguea osa deciagun Las ter eta beraz ; Pakea ethorrico da , Ondorren chit erraz , Munagorric diona , Conlentuz eta poçaz.
Munagorri , çu cera , çu , Çori onecua , Bandera altchatu deçu Gure bakecua.
Potenci onguilleac Emanic besua, Laistcr eguingo degu Bake dichosua.
Proviuciano gazte Honorez betiac , Bandera bakekora Guacen guciac.
Soldadu, oflciale, Orobat gefiac , Danac izangoditu Gradu ta aguintiac.
Potcnzi indarzubac Eman du te itza; Eguiteco bakiac Prcstuac dabiltza.
Provinciaco bakean Daduca vicitza.
Norc ez du berc amarcn SendaUi nai gaitza?
Qui devons-nous craindre Dans le présent et l'avenir?
La guerre a ouvert A tous les yeux
Pour se réunir, si nous n'avons Perdu la tête.
Depuis que nous avons enfreint la loi . Nous vivons avec peine :
Rétablissons donc la loi entière, Sans tarder ; La paix surviendra, Et la suite en sera , Comme dit Muhagorri , Satisfaction et joie.
Munagorri , vous êtes , vous , L'homme de bonheur, Vous avez levé la bannière De notre paix.
Les bons chefs Prêtant leurs bras, Nous ferons vite La paix heureuse.
Jeunes provinciaux Pleins d'honneur, Au drapeau de la paix Courons tous.
Soldats, officiers, Ainsi que les chefs, Vous y obtiendrez
Des grades et ce que l'on vous a promis.
Ceux qui ont le pouvoir
Ont donné parole;
Pour faire la paix
Ils font de sages démarches.
Dans la paix de la province
Consiste notre vie.
Qui est-ce qui de sa mère
Ne veut pas guérir le mal v