LA FIANCÉE DE TARDETS
(Dultctc souUtin.)
Dans le manoir de Tardets deux citrons ont jauni , Ongriagaray en a demandé un.
Réponse lui est faite qu'ils ne sont pas encore mûrs, Mais que sitôt mûr l'un sera à lui.
— Mon père, vous m'avez vendue comme une génisse , Oui , et exilée, hélas l en Espagne.
Si j'avais ma mère en vie, mon père, comme vous, Je serais mariée à Salles de Tardets.
Sœur, revêtez la robe verte ( de l'espérance ) , Moi aussi je revêtirai la robe de satin blanc. Déjà voilà qu'arrive aussi votre futur époux , Vous quittez joyeuse votre maison natale.
Fère, nous partirons tous ensemble;
Mais à la maison vous rentrerez avec de grands chagrins,
Le cœur chargé , les yeux noyés de larmes ,
Et après avoir descendu votre fille dans la tombe.
Ahizpa, rohaci orai Salaco lcihora, Ipharra ala hegua dcn emaçu guardia.
Ipharra bal in bada, goraintci Salari Eue gorphutzarcn cherca jin dadila sarri.
— Atharrateeco ezquilec bore motuz joten : Anderc Santa-Clara bihar da phartitcen. Haren peco zaldia urhez da zelatccn; Hango chipi handiac bellchez dira bcztitcen.
S«nur, maintenant allez vers la fenêtro de Salles, Observez quel vent souffle du nord ou du sud. Si c'est le vent de nord, mes compliments à Salles Et que tantôt il vienne chercher mon corps inanimé.
— Les cloches de Tardets tintent d'elles-mêmes : Mademoiselle de Sainte-Claire doit partir demain. Le cheval qu'elle monte est sellé d'or; Mais grands et petits de là-bas s'habillent de noir.