‹ Le Pays BasqueChapitre 56 sur 152 · I- K ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

I- K ROSSIGNOL

(DUUote soul«*.la.)

L'oiseau rossignol est chanteur pendant la belle saison , parce qu'il trouve alors pdturc dans les champs. L'hiver, il ne jiarail point; Dieu veuille qu'il ne soit pas malade ! S'il revenait à l'été , je serais consolée, moi.

Le rossignol est le premier entre tous les oiseaux , parce qu'il chante mieux que

Los douti chaos dels aozellos, Mas cill qui son amoros.

{Choix des poésies originales des troubadours , I. III, p. 155. )

Dans une chanson d'un ancien minnesinger allemand, Dictmar d'Ast, on oiseau perché sur un tilleul entonne la sienne, et le poêle sent son c<rur lui revenir tout occupé d'amour. (Lays of the Minnesinger s , etc. London, 1825, in-12, p. 160.)

Ce que chantent les oiseaux, le grand Lope deVega nous l'apprendra ; c'est que la gloire ne vaut pas l'amour, et que la jalousie est le pire des supplices. [Cancionero y romancero de copias y canciones de arte menor, etc., por D. Aguslin Duran. Madrid : imprcnla de D. Eusehio Aguado, 18*», in-18, p. 99 , col. 1.) — C'est ainsi qu'au siècle dernier, l'un de nos chansonniers faisait dire a l'un de ses bergers :

N'entends-tu pas le ramage Du rossignol amoureux?

Il nous dit en son langage :

« Aimez-vous pour être heureux. • [Brunei tes ou petits airs tendres, etc. Paris, M.DCC.XXXV1, in-l*,t. 111, p. GO. ;

• Lettre de Dcsforges-Maillard a Madame du tlallay, dans les Nouveaux Amvsewens dn ctur et de l'esprit . par Philippe, t. VII. A la Haye, chez Zarharir Chaslelain , M.DCC.XL., in-8°, p. 57.

Bestec beno hobequi Harc beitu cantatcen :

Harec du inganatcen , Mundia bai troumpatcen.

Ber'eztut ikhousten , bai botça enlzuten.

Botz aren entçun nahiz.

Erraturic nago, Ni ari uillant, eta Oura urrunago.

Jarraiqui ninkirio Bicia gai artino ; Aspaldi andian , Uesir liori nian.

Tchoria çonien eiger Cantuz oihenian !

Nibaurec entçun dirut Iguran gaian.

Eia gouacen , maitia , Bibiac ikhoustera ; Eneuten baduçu , Charmaturen çutu.

Amac utzi nindizun Bedatz azkenian :

Gherosti nabilazu Hegalez airian.

Gaiak aurthiki nindizun Sasinobatetara ; Han zuzun tchedera , Oi eue molhurra!

Bortiac churi dira Elhur dienian ; Sasiac ère ulbun Oslo dienian.

Ala ni malerusa !

Ceren ban sarthu nintçan ?

Jouan banintz aintcina , Escapatcen nintçan.

Tcboria , caud'ichilic, Ez eguin nigarric.

Cer profeitu riukeçu

les autres. C'est lui qui séduit et enchante le monde. Je ne le vois point lui-même ; mais j'entends sa douce voix. »

Pour vouloir entendre cette voix, je suis errant. Plus je crois m'en approcher, pins elle s'éloigne. Je la suivrais ainsi jusqu'à perdre la vie. Depuis bien longtemps c'est le désir que j'avais.

Combien est joli l'oiseau qui chante dans la forêt! Moi-même je l'ai entendu la nuit dernière. Allons , ma bien -aimée , allons le voir tous les deux; si vous l'entendez, son chant vous ravira.

Ma mère m'avait quittée à la fin du printemps: depuisjors je plane en liberté sur mes propres ailes. La nuit m'avait jetée au sein d'un petit bosquet. Là se trouvait nu piège et mon malheur.

Les montagnes sont blanches quand la neige les couvre; les buissons ont une ombre épaisse quand ils ont leur verdure. Infortunée que je suis! pourquoi étais je entrée sons leur feuillage? Si j'avais passé en avant , je m'échappais.

Oiseau, gardez le silence, ne versez plus de larmes. Quel profit aurez-vous de vous désoler ainsi? C'est moi qui, après

iy

Horafligituric? avoir détaché votre lacet, vous conduirai

Nie eramanen çutut , du haut de la mémo montagne par dessus Tchedera lachaturic , tout le monde. Ohico bortutic

Ororen gagnetic.

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