‹ Le Pays BasqueChapitre 72 sur 152 · ARA · texte numérisé non relu

ARA

Urne erreztun bat badut nie zure escutic izanic; Hura nigarrez mainhatu gabe ez dut pasatcen egunic. Mundu huntan ez dut izanen bertee consolagarriric.

BETIRl.

Nie balinbanu ahalic, airean joateco hegalic, Maitearengana joan nindaite, ixasoaren gainetic; Haren bi besoen erdira artio , nie ez baituket pausuric.

Ixasoaren erdian , ora mémento gueian ,

Zure othoiteen behar naiteke, elementaren azpian,

Maluric gabe arriba nadin salbamenduco portuan.

aurai perdu, je resterai en proie aux chagrins, à tous les maux; je dessécherai sous leur souflle aride.

Il y a six printemps que je vous aimai ; alors encore je n'avais pas quinze ans , à peine en aviez-vous dix-sept. Dès ce jour l'amour me fit votre esclave.

BETIRl .

Il n'est point d'esclavage aussi poignant que celui que j'endure. Comme vous, j'aimai dès ma tondre jeunesse, et vous seule, en ce monde, serez l'objet de mon amour.

RMJJU.

Je porte à mon doigt un anneau d'orque je reçus de vous; chaque jour, je le baigne de mes lannes. Vous seul, en ce monde, pourrez me consoler.

BETIRl.

Ah! s'il m'était donné de fendre l'air comme l'hirondelle, je m'élancerais au-dessus des mers , vers ma bien-aimée; il n'y aurait pour moi aucun repos que je ne l'eusse serrée dans mes bras.

Quand sur la mer, au sein de la tempête furieuse, le danger mo pressera à toute heure, à tout instant du jour, ah! priez, priez, afin que je puisse atteindre sain et sauf le port du salut.

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