‹ Le Pays BasqueChapitre 73 sur 152 · PLAINTE AMOUREUSE · texte numérisé non relu

PLAINTE AMOUREUSE

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En proie au chagrin que lui cause l'absence de sa maîtresse, un amant appelle un oiseau qui semble avoir disparu avec elle. L'oiseau chante ; mais ses accents , au lieu de calmer la douleur de l'infortuné, ne font que l'irriter davantage, et il l'exhale avec amertume.

Cette chanson, probablement incomplète et ancienne, moins cependant que l'annonce M. Chaho, qui la fait remonter jusqu'à l'antiquité *, en rappelle une de Despourrins, dont voici le premier couplet :

Roussignoulét qui cantes

Sus la branque pausat ,

Qué't plats et qué't encantes

Auprès dé ta mieytat.

Et you plé dé tristesse ,

Lou cô tout euclabat ,

En quittan ma mestresse ,

Parti désespérât.

(Chatuotu et ain itopulaira du Béarn, recueillis par Prfcléric Hirarc-s. Pau, E. Vignancour, sans datr, frand in-8», n» 24 , p. 49.)

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