RÉCRIMINATIONS AMOUREUSES
(Ot«Uct« d* 1» bM«* N«»»rri.)
Il est jour, dites-vous ; Il n'est pas encore minuit.
Le temps que vous fwssez avec moi vous parait long ; Vous n'avez pas d'amour, maintenant je vous connais.
C'est dans les artisans
Que vous avez mis votre confiance.
Vos père et mère ont aussi le môme désir.
Tantôt l'un , tantôt l'autre : oh I que c'est triste !
Lorsque l'ajonc est en fleur, Les oiseaux se posent dessus ;
' Chanson dn reeaeil de Vnk Stephanovitch, traduite paf~ N. Cyprin Robert. ( Revue des Deux-Mondes , 1853, p. 1171.)
Hura joailcan airoan , berac placer duenian : Cure eta nere amodioa hala dabila mundian.
Parti tu nintzen herritic
Bihotza alegueraric.
Arribatu nintzan herrian, nigarra nuen beguian. Har neçazu sahetsian bîci naiceno munduian.
Ils s'envolent quand ils veulent :
Il en est de même de notre amour.
Je partis de mon village Le cœur plein de joie.
Quand j'arrivai ici, les larmes me vinrent aux yeux. Prenez-moi donc à votre côté tant que je vivrai.
SlIIET BERA.
fBtSi n»f«rUrra.)
Oi , crudela ! erieraci naiçu ,
Ixueraci naiçu , Ilhunpian eradukiten naiçu!
Arguituren delà erraiten dautadaçu; Dcmbora da betlu pasatcen ,
Secula ez arguitcen.
N'iUiz ez achol cirela dctaicu marcatcon.
— Çu cira, çu, ekhiaren paria, Liliaren floria ,
MÊME SUJET
(0t4l«cU d* là bisse NêT»rr».)
0 l'impitoyable! vous m'avez blessé.
Vous m'avez aveuglé, (Puis) vous me laissez dans les ténèbres! Vous m'assurez que le jour se fera ; Mais voilà que le temps toujours passe,
Jamais ne s'éclaircit.
Vous me prouvez que de moi n'avez nul souci.
— Vous Aies, vous, comparable au soleil, La (leur des fleurs,
Eta begui ecinago garbia.
Gozatcen dut çoure elhe eztia.
0 maitia, entzun eçaçu arra,
Çulan dudan garra, Hacnbat cni cirade guisa oroz ederra !
Sarthuz giieroz behin bihotzia barna ,
Uerc dereiçu pena , Cbarmagarri ecinago cirena?
Çuc diroçu nie dudala obena :
Erraçu beraz, gueiac considerateez ,
Obenac peçateez , Aspaldian enizanetz çouria bihoteez.
Et l'œil on ne peut plus pur.
Je me délecte à votre douce parole.
0 aimée, entendez-la encore,
L'ardeur que j'ai pour vous, Tant vous êtes pour moi tout à fait belle!
Apres avoir pénétré une fois dans le fond de mon cœur,
Qu'est-ce qui vous tracasse , 0 vous qui êtes toute pleine de ebarmes? Vous dites (pie je suis en faute :
Prononcez donc, après avoir examiné les faits,
Pesé mes méfaits , Si dès longtemps je ne suis pas votre de cœur.