‹ Le Pays BasqueChapitre 88 sur 152 · I.\ SIHKNE · texte numérisé non relu

I.\ SIHKNE

Il existe dans l'orvan Un beau chanteur Que l'on appelle sirène.

C'est elle qui sur les mers Enchante et séduit les passagers, Comme ma bien-aimée moi.

C FIANTS DE MONTEVIDEO.

Ayant consacré la moitié d'un chapitre aux émigrations des Basques dans l'Amérique du Sud 3 , nous ne reviendrons pas sur

' Diction, de mtigued. del reino de Xavarra, t. II, p. 706, 707. * lit et coustumei de la mer, etc., édit. de 1661, p. 327, » Voyn ei-dM-ius, p. 193-198.

LE PATS BASQUE.

ce sujet, que nous sommes loin d'avoir épuisé 1 ; nous ne parlerons que des morceaux de poésie composés presque tous en vue des prix fondés pur M. Antoine d'Abbadie, morceaux dont nous donnons les meilleurs.

La première de ces pièces est fort belle et mériterait bien qu'on lui consacrât quelques lignes; c'est vraiment une composition, et l'art n'y a point fait disparaître la naïveté. En la lisant , on se rappelle le début d'une ballade écossaise recueillie par Sir Walter Scott », ou plutôt celle de Casimir Delavigne qui commence ainsi :

La brigantine Qui va tourner Houle et s'incline Pour m 'en traîner.

U vierge Marie , Pour moi priez Dieu !

Adieu, patrie!

Provence , adieu !

La seconde pièce, qui a pour auteur un certain Martin Eguiateguy, et pour date, Montevideo, le 24 juin 1853, me paraît assez remarquable par la poésie du sentiment , sinon par celle des images. Elle doit nous intéresser aussi par l'élévation de son but moral. En la lisant, je me suis rappelé le Taitien de Bougainville , qui, dans le cours de son voyage en Europe , mettait en strophes cadencées tout ce qui le frappait , espèce de récitatif obligé qu'il improvisait 3.

La troisième pièce, ne faut-il pas le faire remarquer? est du

1 Par exemple, nous avons omis des détails intéressants sur la vie des Basques outre-mer, consignés dans une brochure Intitulée : La Plato au point de rue des intérêts commerciaux de la France , par L. Tardy de Montravel , capitaine de frégate. Paris, imprimerie de Schiller atné, 1851, in-8°, p. 6-18. Voyez encore Buenos-Ayres , sa situation présente , ses lois libérales, sa population immigrante, ses progrés commerciaux et industriels, par M. Balcarce (Paris, imprimerie d"Ad. Blondeau, 1857, grand ln-8°, p. 15-17); Buenos- Ayreset les provinces Argentines, par M. Charles Chaubet (Revue contemporaine et Atkenacum français, t. XXIX, Paris, 1856, I11-80, p. 246, 247 ); Considérations sur l'émigration des Basques à Montevideo, par F. Bric Rayonne, de l'imprimerie de Lamaignere, 1841,in-8°dc5l pages, etc.

* The gallant Grakams, st. I. (Minstrelsyof tkc Scottish Border, etc. Edinburgb, 1812, in-8°, Toi. II, p. 58.)

' Voyage autour du monde, tic. A Paris, M.UCC. LXXI., in-4°, seconde partie, rhap. III, p. 251.

français traduit du basque. On entend de reste ce que je veux dire. Rien n'empêche un enfant des Pyrénées , qui a vécu vingt ans à Paris , de revenir faire des vers basques dans la Soûle ou dans le Labourd; mais il n'y aura plus dans ces vers d'originalité véritable.

Aucun mérite poétique ne recommande la dernière pièce ; c'est une complainte qui n'en a d'autre que d'achever le tableau des malheurs qu'entraîne l'émigration des Basques.

URRUNACO PHESTETAN.

Bigarrai precioa,

GàliZTll HATEC I ■ A M A X »

(N»f»rUrr«t* UphurUrr».)

Nahi nuen cantatu , Aleguera phartitu ; Bainan cer bihotz mina Ene bailhan da phiztu?

Eno bihotça nola, Nola daile consola?

Norat hoa, untcia, Norat utciz Francia?

Norat hola deramac Orai nere bicia?

Ene bihotça , etc.

Bagoaci tristeki , Ameriquetan khausi Ustez gure goçoa :

Esperantza çoroa !

Ene bihotça , etc.

Gerce nau lilluratu , Hola cerec enganatu ?

Eguiazco onac utciric , ltçala dut hautatu.

Ene bihotça, etc.

Escual herrian sortcen , Ameriquetan hiltcen, Ai ! cer çorte dorphea Orai dutan bilhatcen !

Ene bUiotça, etc.

« CONCOURS D'URRUGNK.

Deuxième prix,

1IKM PORT j PAR ON HABfTAHT DU PATS OB CIZC. (OiaUct* B*v«rro-Ubeardia.)

J allais chanter,

Partir joyeux ;

Mais quel mal de cœur

S'est allumé dans moi?

Mon cœur comment, Comment se ni- 1- il consolé?

Où vas -tu, navire, Où en quittant la France?

Où conduis-tu ainsi Maintenant ma vie?

Mon cœur, etc.

Nous partons tristement, Croyant dans les Amériques Trouver le bonheur :

Espoir insensé !

Mon cœur, etc.

D'où m'est veuue l'illusion , Quelle chose m'a trompé ainsi ? ' En abandonnant les vrais biens, J'en ai préféré l'ombre.

Mon cœur, etc.

Naître dans les pays basques , Mourir dans les Amériques , Ah ! quel triste sort Maintenant je me fais !

Mon cœur, etc.

LE PATS BASQUE.

Escual Herri maitea, Herri pare gabea , Hiltcea da neretçat Higabebicitceat

Ene bihotça , etc.

Adios , ama maite , Galtcen caitut eu ère :

Ni <;u ganic urrunduz, Cenibat bicico çare?

Ene bihotça , etc.

Eguin du tan botua Baldin bethetcen bada , Laster itçulico naiz , Ama ona, çure gana.

Ene mina bcrtcela Nola daite consola ?

Pays Basque chéri , Pays sans pareU , C'est pour moi mourir Que de vivre loin de toi.

Mon cœur, etc.

Adieu , mère bien aimée ,

Je vous perds aussi :

Me séparant de vous ,

Combien de temps allez-vous vis rc ?

Mon cœur, etc.

Le vœu que j'ai fait ,

S'il peut s'accomplir,

Vite je retournerai,

Ma bonne mère , auprès de vous.

Ma douleur autrement Comment sera-t-clle consolée?

ESC t'A LU UN HTM BIHOTZIIX4C MOSTMIDKOIU I TOAM1I *.

( LapharUrr*. )

Gazte nintcen oraino , Aski errana da , Adin hartan guliùo Gaura phisatcen da :

Aditu nuiencci»

Montebiden fama, Herriaien uzteco Lotcen-çaut su-lama.

Ni airatceco becen Tratautec hartceco , Sareac prest rauzcalen.

Dena erraiteco , Jaun hekien mihian, Ez da dudatceeo , Onthasuneu herdian Naiz belrin bethieo.

Ederki lilluratu

LE D A SOL E ÉMIGRÉ 4 NOITCVIDCO. (Di»l«oU Ubourdm.)

J'étais bien jeune encore ,

Et cet aveu suffit,

A cet âge peu

La chose se pèse :

Dès que j'eus entendu

De Montevideo la renommée .

De quitter mon pays

Le désir ardent me pressa.

Autant que moi à m'envoie!-

Les courtiers à m'enrôler < s'empressent,

Me tendent leurs filets.

Pour tout dire ,

D'après ces messieurs ,

Désormais plus de doute

Qu'au milieu des trésors

Je suis pour toujours.

Quand bel et bien ébloui

Emprunté an Mmager de Bnymne, etc., année 1853, n° 546, jeudi 6 octobre.

OJ.Q

Nutenean elhez, Ninduten amarratu Cinez eta léguez ; Guero, atchikilceco , Portuan auhenez , Bicitcen ikhasteco Nitucnac ianez.

Pasaiaco demboraz Gaitcic erraiteco Nihorc ez du menturaz, Clarki mintçatceco :

Lur-sagar ustclasco , Chardin l>egui gorri Han ciren iastateeco Bihotz altchagarri.

Hala guinduen ère Sabcla cimurric, Içan gabe batere , Amenxen beldurric; Goiti-beiti agudo, Beguia ilhunic, Ikhusi Montebido, Doi-doia biciric.

erdia Baita esperantça , Untcico miseria Àhantciric datça, Celacotz leihorrian , Cioten, multçoca Urrc , cilhar hirian Biltoeco ahurca.

Bainan engauioa Orai dut ikhusten , Eue erhokeria Ongui deithorateen. Amenx eder baletic Nola deu ilkhitcen , (mthasunen crditic Escal hux ninteen.

Urnineco eltcea Krrana da urroz.

(Ils) m'eurent par leurs paroles,

Ils m'avaient enchaîné

Par serments et par contrats ;

Puis , pour y être fidèle ,

Retenu soupirant au port,

Et apprenant à vivre

Au prix de tout mon avoir.

Du temps de la traversée Du mal à dire Personne n'a peut-être , A franchement parler :

Pommes de terre pourries , Sardines aux yeux rouges Faisaient nos festins Et no* ragoûts.

Ainsi avions-nous aussi

Le ventre moins tendu ,

Sans courir nul danger,

Des rêves (causés par la plénitude d'es-

Les entrailles révoltées , [ tomac ) ;

L'œil sombre ,

(Nous avons) vu Montevideo, A peine respirant encore.

La moitié de la vie Étant l'espérance, Les misères de la navigation Sont déjà oubliées, Puisqu'en terre ferme, Disait-on , par monceaux étaient L'or et l'argent dans la ville A ramasser par poignées.

Mais la tromperie,

Maintenant je la vois;

Et ma folie

Bien je la déplore.

D'un magnifique rêve

Comme on s'éveille ,

Au milieu des richesses

Je me trouvais en pleine indigence.

Dans les pays lointains jusqu'aux marmites Sont Téputêes d'or.

Ikhus beça etchea, Aurkhitcen da lurrez.

Cer orran guchiago Atceman gaichoez, Oguian guehichago Gasnaki émanez?

Aide gucietaric Hunat elhorriac Edo coin motelaric Guiçon galgarriac :

Irabaciac chuhur, Ardura gastuac.

Gaizki ez laizke segur, Carcelan sarthuac.

Nonbait balu iendeac, Nonbait descansua!

Badire languileac , Non da sosegua?

Batean guerla eta Bertcean ohointça , Nun nabi canibeta , Noiz nahi hil hotea.

Lur batelanc sultu , Ya bertcera eurri , Heraen gabiltça suelto Nigar cguingarri.

Hain ongui nintakona Nere sort-lierrian , Cer yan , edan îiukcna Ai ta amen aldianl

Nun çnrele gazteco, Oi! lagun mailcac?

Nun dire bestctaco Gurc ioslatceac?

Cer arraitasun eUi Cer alegrantcia!

Hala iraungui bai ta Orduco bicia.

LE PATS BASQUE.

Que l'on s'y rende et les maisons sont vues Maçonnées de bouc, Qu'ajouter encore Concernant les pauvres dupe* , Au moyen de, plus que de pain, Fromage donné *?

De toute* parts

Ici accourus sont

Et de tous les points

Les dupeurs d'hommes :

Peu de bénéfices

i.Et) nombreuses dépenses.

Certes ils ne seraient pas mal placé* ,

Jetés dans les prisons.

Si quelque part on trouvait , Quelque part le repos !

Voilà les ouvriers; Mais où les chantiers de travail ?

Tantôt la guerre et D'autres fois le pillage, Partout les poignards, Partout les meurtres.

Sortir d'une province, Courir à l'autre,

Tels nous sommes dans le dénùmcnt

Dignes de larmes.

Moi qui pourrais être si bien

Dans mon lieu natal ,

Qui avais de quoi boire et manger

Auprès de mes père et mère!

nii ètes-vou*, de mou jeune àgo 0 compagnons aimés?

Où sont de nos fêtes Les amusements?

Quels transports et Quelles allégresses ! C'est ainsi qu'il est passé , Le beau temps d'alors.

Aldiz hemen trumilea Mais ici par troupeaux

Proverbe équivalent au nôtre : Plue de beurre que de pain.

CHANTS UL MOMEVIDEO.

Gabiltça, tristeac!

Klgarrentçat beldurca.

Cer dohacabeacl Ardurenic halero, Mairuac iduri Kman gabe batere Condu arimari.

Oraintche eçagutcen Dut cinez eguia , Beranche auhendatcen Ene baurkeria.

Datbederac hargatic Gueroral guardia, Bederen casco dunic Hunat ez abia.

Harçaçue exemplu , Ncre Escualdunac, Ez ceren enganatu , Gazteco lagunac.

Hor berean ducue Segur onthasuna, Beiratccn baduçue larraikitasuna.

Hitzho bat çuretacu , Arreba Gattalin.

Churiguciac oro Ez dire, ez irin.

Eçaitçu gaitcituco Erraitearekin :

Presuna oborozco , Balno hunat ez vin.

Balbederac deçala Iaio-den herria Preça, ama heçala, Lur maitagarria, Duclaric seguitcen Bicitce muldea :

Hortanclie da aurkhiizen Ceruco bidea.

Nous errons, malheureux!

Objets d'efl'roi les uns pour les autres.

Quelle triste existence !

Le plus souvent vivant

Comme oiseaux de proie ,

Sans avoir nul souci

Du salut de notre ame.

Trop tard je reconnais

Hautement la vérité ,

Trop tard je pleure

Mon enfantillage.

Que chacun néanmoins soit

A l'avenir mis en garde ipar mon exemple),

Qu'aucun ayant bonne tète

Ne s'embarque pour ces pays.

Profitez de mon expérience,

0 mes Basques I

Que l'on ne trompe plus-

Mes compagnons de jeunesse.

Là même vous possédez

Us biens solides,

Si vous savez conserver

Bonne conduite.

Un mot pour vous, Sœur Catherine.

Tout ce qui paraît blanc N'est pas fleur de farine.

Ne vous formalisez pas Si je vous dis

Que des personnes tenant à leur honneur Pas une ne doit aborder ici.

Que chacun garde

Le pays qu'il habite,

Et chérisse comme une mère

Sa contrée de terre ferme ,

En y suivant toujours

Les droits sentiers de la vie :

Là on trouve facilement

Le chemin du ciel.

l'RRUNACO PHBSTETAN.

Lclion prerioa.

KR«M«K DU KM CAKTUA : ». CBLI1ABK BAB.DOZTARRAC ECUIRA *. ( L4phurt*rr*.)

Entçunic espantutan Indien berria, Beldurtu crc gabc othe den eguia , Montebidorat noha cembait urtherençat, Aisia bildu nahiz azken cgunentçat.

Ez naucan hainitz cola bcrritic ioaitea, (Juti nakicn cer cen nigar oguitca.

Untcirat nohanean, orai dut sontitcen Damuaren eztena bihotcean sartcen.

Bertce aldiz oihoazkigun irritan cgunac, Trisleric orai ditut aldean lagunac.

Adiotarat çaizkit nigarrez hurbillcen, Iduri naiotela bethicotçat lultcen.

Sur lekliuan nituen esteca guciac;

CONCOURS d'URRUGNE.

Premier pris.

CIIATT COMPOSÉ PAR B. CELUABE , DE B AU DOS. (:>i*l#Ot» Ubourdia.)

Entendant vanter le renom des Indes,

Sans même douter de sa vérité,

Pour Montevideo je pars pour quelques années,

Voulant m'assurer du bien-être pour mes derniers jours.

J'ignorais combien c'est grande affaire de quitter son pays, Je savais moins encore ce que c'est que pleurer. Me rendant à mon vaisseau, maintenant je comprends Que malheureux est qui ne sait rentrer en lui-même.

Autrefois mes jours s'écoulaient dans la joie, Maintenant tristes à mes côtés sont mes compagnons. Pour les adieux ils ne m'approchent que dans les larmes, Il semble qu'ils me conduisent pour jamais à mon tombeau.

Au lieu de ma naissance j'avais tous mes liens ;

1 Extrait du Messager de Uayounc.

t'.HAMS DE MONTEVIDEO.

Bz dakit handic urrun cer daucan biciac. Adios erralean herri maiteari , Bihotça çaurthua, naiz eman nigarrari.

Diruarcn goseac etchetic narama :

Utci behar dut ai la , utci l>cliar ama, Segurantcaric gabe nihoiz biluirtcoco, Iragan atseguinac berriz cobratceco.

Lur atcean cuhaitra lasler iraunguitcen , Desterruan guizona gaztcrric çahartccn :

Han galdeturen betlû herria bi ho trac, Escasa ez l»etheco irabaci untçac.

Desterruan non causi herrico mendiac , Aiten cguin ederren lekhuco handiac ?

Ohilu ezquila ère ez dut adituren, Bezcariorat ez nu bestetan deithurcu.

Desterruco bidean erortcen denari Lagun onic etçaio aguertcen sokhorri ; Eritcean ez duke amaren artharic , Hil daiteke inguruan nihor gabetaric.

Je ne sais loin de là quel sort m'est réserve.

En disant adieu à mon cher pays ,

Le cœur brisé, je me prends à pleurer.

La soif de l'or m'entraîne loin de ma maison : J'y laisse mon père , j'y laisse ma mère , Sans certitude de les revoir jamais , Et de compenser de nouveau les jours de l'exil.

L'arbre transplanté languit sur le sol étranger, Dans l'exil l'homme vieillit à la fleur des ans : Là le cœur de réclamer toujours le pays , Et ce vide, les onces d'or ne pourront le remplir.

A l'étranger où trouver nos montagues , Témoins fameux des exploits de nos pères ? Je n'entendrai pas la cloche connue de mon village, Elle ne m'appellera plus aux joies , aux Tètes.

À qui succombe sur la terre étrangère N'accourent point, pour le secourir, des amis dévoués ; Malade, il n'aura point les soins d'une mère , Mourant, personne pour recevoir son dernier soupir.

LE PAIS BASQCE.

Adios Escual Herri, hambat onhetsia, Hire cerua caitac ezin ahantcia.

Uzten darozkitciat maite ditudanac, Ethor-hahi, aita-amac, haurreco lagunac.

Noizbat ahantzen badut ene ama ona , Beldur ez nadin ethor, nigarrez dagona, Ahanzten badut aita, ahanzten herria , Nihoiz ez bekit mugui ahoan mihia.

Urrun , Jauna, niganic, othoi, çorigailça Hustua causitceco aita-amen egoiloa! Aitcitic eguidaçu bihur nadin laster, Eta goça ditçadan luçaki , çuri esker.

Adieu, Pays Basque, que j'appréciai trop peu, Ton ciel , je ne saurais jamais l'oublier. Je te laisse tous ceux que j'aime ,

Mais a titre de rotour, mon père, ma mère, mes amis d'enfance.

Ah ! si jamais j'oublie ma bonne mère

Qui est dans les larmes, craignant de ne plus me voir,

Si j'oublie mon père, mes amis, mon pays,

Qu'à jamais ma langue reste immobile dans ma bouche.

Éloignez de moi, Seigneur, je vous prie, le malheur

De trouver vide la demeure de mes père et mère !

Accordez-moi prompt retour des pays étrangers, [mes jours.

Afin que, grâces à vous, je jouisse longtemps encore des auteurs de

POULOUMPA.

( B * .1 » nifirtirri.j

Mila zortzi ehun eta berrogoi eta bigarrena , Ustail hilabetearen hamascigarren eguna, (lantu herri charmagarri hauc eman içan nituiena , Suiet bat errecontraturic cilakeien ederrena.

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