‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 13 sur 67 · Küminer, ouvrage cité, pp · texte numérisé non relu

Küminer, ouvrage cité, pp

i. Esquisse topographique du littoral 'maritime de la Belgique pendant les premiers siècles de Vire chrétienne, insérée par Mr J. Joossens dans le Bulletin de la société belge de géographie , lrc année, 1877, iV° 3, p. i i.3. — Mémoire cité de l’ingénieur Antoine Belpaire. — Smallegange, Kronijke van Zeeland.

mises en sûreté contre les eaux qu’après 8o0 » C’est sur les limites extérieures de nos terrains sablonneux — limites assez élevées sans l’être suffisamment pour ne pas se trouver quelquefois dans certaines localités dépassées par les marées — que s’élevèrent probablement les premières digues de l’Escaut et de la Durme. C’est un désir de conservation, et non d’accroissement de territoire, qui dut présider à leur construction \ L’espace compris entre ces limites et les digues qui bordent aujourd’hui ces deux rivières, formait le sol, ou plutôt les lais et les relais sur lesquels nos polders ont été successivement établis. On pense que les premiers endiguements de scorres, effectués sur le Bas-Escaut en Belgique, remontent au commencement du XIe siècle; mais les plus anciens dont l’histoire ait conservé le souvenir, ne datent (pie du XIIe. Il est question — dit Kûmmer — du polder de Lillo et de sa chapelle vers 1124 5. Un acte de 1260 constate l’existence des polders de Verrebroeck, Kieldrecht et Calloo. L’endiguement du polder de Boel remonte aussi vers cette époque, et, en 1531 , cul lieu l’endiguement du polder de Borgerweert l 2. De nouvelles scorres s’étant formées en avant de celles qui avaient été endiguées, elles furent, à leur tour, soustraites à l’eau; et c’est ainsi que, par l’établissement successif de nouveaux polders, l’immense lit de l’Escaut a fini par être réduit à ses proportions actuelles D’après cela, on doit dire que' les premiers ou les plus anciens polders sont ceux qui sont les plus avancés dans les terres.

Les hautes marées, concourant avec des vents impétueux et des pluies incessantes et torrentielles, font monter les cours d’eau en communication avec la mer au delà des marées ordinaires, et donnent aux vagues entassées une force de bel ier telle qu’aucun obstacle ne leur résiste. Dans ces circonstances, les rivières débordent ou rompent leurs digues, et inondent an loin les terres voisines : c’est ce qui a eu lieu souvent au Pays de Waas, comme ailleurs, depuis l’endiguement de l’Escaut et de la Durme. Il est présumable que, dans le

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