‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 25 sur 67 · Lettre que nous écrivit M. Nyst, le 29 Mars · texte numérisé non relu

Lettre que nous écrivit M. Nyst, le 29 Mars

2. Voyez la liste de quelques-unes de ces coquilles à notre Annexe VI.

3. Voyez à notre Annexe V, les espèces dont on a trouvé des débris dans la tourbe du Pays de Waas.

i. Dans la partie de la commune de Verrebroek, située dans le polder de Vracene, section B, Sluiswijk , sur la pièce de terre N° 154 du Cadastre, nous avons trouvé,

lors de la restauration de l’écluse, des charbons de bois, traces manifestes d’un foyer domestique, logés au milieu de la tourbe qui renfermait, en outre, le tronc d'un chêne et des branches carbonisées de sapin.

l’industrie et de la présence de l’homme. Ces lits de tourbe résultent, évidemment, de la destruction d’anciennes bruyères, qui ont été submergées par les cours d’eau qui les longent, et ensevelies sous la vase que les inondations ou les marées quotidiennes y ont déposée pendant des siècles.

Limon fluvial. — Le dernier dépôt que nous ayons à examiner, est le limon fluvial qui tapisse, suivant une épaisseur très-variable, nos scorres et les terres fertiles de nos polders. En général, ce dépôt est jaune-fauve dans sa couche superficielle, bleu-noirâtre dans ses couches plus profondes, et est formé par une terre argileuse d’un grain extrêmement tenu, très grasse ou visqueuse dans les saisons pluviales, agglutinée, compacte, difficile à diviser dans les saisons sèches, et parcourue par une foule de filaments végétaux. Là, où nos terres hautes et sablonneuses finissent pour faire place aux terres basses et argileuses, là aussi commence le dépôt fluvial '. D’après ce principe, la limite de ce dépôt jusqu’à l’Escaut, peut se tracer approximativement, sur la carte de Peeters, par une ligne sinueuse qui entre au Pays de Waas par le nord-ouest de Moerbeke, suit la digue, dite Papdyk, limitant le polder de cetfe commune; continue à suivre cette digue en passant par Peerenboom et en remontant par une courbe jusqu’à Koewacht; à droite de Koewacht, notre ligne borne au sud les deux Fernanduspolders, le polder de S1 Jausteen et le Stroopers-polder ; arrivée au hameau Kalf (Saint-Gilles), la ligne descend vers le sud-est en limitant le polder de Sint-Gill isbroek , le polder de Zalighem (Vracene), et l’Extentie-polder ; se confond ensuite avec les chemins nommés Botermelkstraat et Broekstraat jusqu’au nord-est du hameau Coeffering; remonte jusqu’au Vliegenstal (Beveren); continue alors sa descente vers le sud-est en passant successivement par De Keet, De Biekorf, Leurshoek (Melsele), et le Briel ; suit les chemins difs Trepelandstraat et Bembtdam (Zwyndrecht), ainsi que la digue depuis Bloksdyk jusqu’à Burght; à partir de Burght jusqu’à Tamise, la ligne se prolonge sur l’ancienne route romaine (leege heirweg), en traversant Cruybeke, Basel, Rapenberg, den Hazennest, et se termine finalement à Tamise. Cette ligne correspond assez exactement à la limite intérieure de nos plus anciens polders de l’Escaut. Plus on s’en éloigne pour se

i. « L’effet des débordements de la mer, ne s’esl jamais étendu jusqu’aux limites des plaines sablonneuses... Les parties des terrains sablonneux qui bordent immédiatement les polders, indiquent les limites que les marées franchissaient rarement)). (Kummer , ouvrage cité , page 2).

rapprocher du fleuve, moins le limon est modifié par la culture, et, par conséquent, moins il a perdu de ses caractères primitifs : c’est donc dans nos polders les plus récents, et surtout dans les scorres, qu’il faut l’étudier. Sauf quelques bancs sablonneux qui n’ont pas reçu le dépôt bienfaisant, les terres limoneuses de nos polders sont très productives, et donnent, sans engrais, une bonne récolte de froment, d’orge, de colza, de betteraves et de pommes de terre; mais, au bout d’un certain nombre d’années, leur humus s’épuise, et elles réclament alors de l’engrais et tous les soins de culture des terres sablonneuses. Si notre limon fluvial n’est pas le représentant du limon de la Hesbaye — lequel, d’après la carte de Dumont, manque ici — il est au moins son analogue. Il est dû à des alluvions résultant de longues inondations ou des marées quotidiennes de l’Escaut ou de la Durme.

Les différents dépôts du Pays de Waas que nous venons de décrire et de représenter sur notre Planche III, peuvent se résumer dans le tableau suivant, où ils sont énumérés de la profondeur vers la surface du sol :

Sable ferrugineux

1 Diluvion

quaternaires )

I Sable de Cailipine

quaternaires

/ Marne calcaire modernes ' Tourbe

f Limon fluvial

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